Tome III, p. 434 et
8. Confiscation adjugée à son profit en 1658 : Musc historique, tome II, p. 435; Journal d'un voyage de deux jeunes Hollandais, p. 378 cl 391.
9. La collection d'autographes de feu M. Morrison (Catalogue, tome II,
gantes précieuses, et, comme tous les galants à la mode, cultiva le vaudeville et les petits vers1. Mais, à la tin de 1662, soit qu'il eût eu la prétention d'entraver les visites du Roi dans la chambre des tilles, ou bien qu'il eût joué un mauvais tour, par jalousie, à celle qui était l'objet principal de ces visites2, il lui fallut quitter Paris et aller chercher un asile temporaire auprès de ses amis de la cour d'Angleterre, si hospitalière alors pour les hommes d'esprit et les gens de lettres venant de Paris. Il arriva à Londres le 15 janvier 1663, et retrouva, entre autres camarades, les Hamilton, de grande maison écossaise et catholique, dont il avait fréquenté plusieurs jeunes gens au Louvre, dans l'entourage de la veuve et du fils de Charles Ier. Le père, sir Georges, était troisième cadet du premier comte d'Abercorn et avait épousé une sœur du duc d'Ormonde. James, le fils aîné, était gentilhomme de la chambre du roi rétabli sur le trône et colonel d'infanterie3. Le deuxième, Georges, qui avait fait fonction de page, puis d'officier des gardes, auprès du prince en exil, est celui qui, revenu en France quand le parlement anglais eut forcé Charles II à licencier sa garde à cheval, parvint au grade de maréchal de camp, avec un titre de comte, mais périt le 1er juin 1676 à la retraite de Saverne, laissant veuve la charmante Frances Jennings, qu'un second mariage fit duchesse de Tyrconnel. Antoine, le biographe de Philibert de Gramont, était le troisième. Le quatrième, Thomas, devait périr en Amérique en 1673, sur la flotte française du comte d'Estrées, après avoir commandé les gardes de Charles II. Le cinquième était Richard, dont il sera parlé tout à l'heure après Antoine. Le sixième, Jean, devait revenir aussi en France avec son roi légitime, commander un de ses régiments d'infanterie, se distinguer à l'expédition d'Irlande, et périr de blessures reçues à la bataille d'Aghrim (1691). Antoine et Richard, par dévouement pour leur souverain légitime et par attachement pour la France, vinrent s'établir définitivement dans notre pays à partir de la
p. 197) comprend ce billet autographe à l'adresse du surintendant : « Vous savés que je suis vostre serviteur. C'est pour quoi si vous avés besoin de ma personne, vous me le ferés savoir. Je vous promets que les choses que nous souhaitons qu'on face se tairont bien. Vous estes le seul à que je fais ce compliment, la plus part des courtisans ne font pas de mesmes car ils donent à tout et je ne suis pas de ceste humeur. Le chevalier de Gramont. » 4. Historiettes de Tallemant des Réaux, tomes I, p. 472 et 480, III, p. 434 et 463, et V, p. 119; Bussy-Rabutin, Histoire amoureuse des Gaules, tome I, p. 49-52; Mémoires de Mademoiselle, tome II, p. 59, et Mémoires de Mme de Motteville, tome IV, p. 70.
2. Mlle de la Motte-Houdancourt, qui devint marquise de la Vieuville : OEuwes de Louis XIV, tome V, p. 170, note 1 ; Lettres de Madame, éd. Jaeglé, tome II, p. 177; Mémoires du comte de Gramont, chap. v; Histoire amoureuse des Gaules, tomes I, p. 293, note, et IV, p. 258; Mémoires de Mme de la Fayette, p. 69, et de Mme de Motteville, tome IV, p. 314 et suivantes, etc.