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5iK> APPENDICE XII.
mort pour l'un, la relégation <'t une suspension momentanée pour l'autre. On verra aussi dans la correspondance souvent citée1 que Boisguilbert, puis sa famille, tirent amende honorable, et, par leurs prières, leurs protestations, obtinrent une notable réduction du temps d'exil»; mais Chamillart ne se faisait probablement guère d'illusion lorsqu'il le somma une dernière fois de renoncer au « gouvernement de l'État, » pour ne plus s'occuper que de la justice. Sous le coup môme de l'arrêt et de l'exil, Boisguilbert ne trouva-t-il pas moyen d'exposer au ministre une théorie de la politique par laquelle Sully, au risque de se faire assassiner, avait rétabli tout le Royaume en trois mois3? D'ailleurs, peut-on admettre que les éditions de ses œuvres réunies qui se tirent au courant de la même année 1707 aient été exécutées sans sa participation? Ainsi, dans celle du « Détail de la France, augmenté de plusieurs mémoires et traités sur le même sujet, » qui comporte deux volumes, nous retrouvons le Factum, tous les traités secondaires si souvent annoncés à Chamillart4, et même le Supplément condamné. Celui-ci, il est vrai, ne fut pas compris dans d'autres éditions de 4707 et 1708 que les libraires français ou étrangers, avec ou sans le consentement de l'auteur, lancèrent sous le titre impudemment trompeur de Testament politique de M. de Vauban, et même ornèrent d'un portrait du regretté maréchal5. Si cette suppression du Supplément est du fait de Boisguilbert, c'est la seule concession qu'il semble avoir faite pour conserver avec le Contrôle général un commerce qui lui était devenu absolument indispensable. L'indulgent Chamillart y aurait été sensible, puisqu'il daigna apporter quelque soulagement au sort de Boisguilbert accablé de taxes extraordinaires, continua d'accueillir les nouveaux produits dune imagination en gésine constante, et, lorsqu'il se restreignit au