‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 574 sur 610 · Lettre du 41 avril 1707 : ibidem · texte numérisé non relu

Lettre du 41 avril 1707 : ibidem

A. Sauf les réserves indiquées ci-dessus, p. 338, note 1.

5. Le titre est exactement : « Testament politique de M. de Vauban, maréchal de France et premier ingénieur du Roi, dans lequel ce seigneur donne les moyens de soulager les peuples de ce florissant royaume en augmentant considérablement les revenus de la couronne sans qu'on puisse appréhender aucune révolution dans le gouvernement de l'État. » C'est à Sandras et à son Testament politique de Colbert que l'idée a dû être prise de ce titre ; mais Sandras ne l'empruntait-il pas lui-même au Testament politique du cardinal de liiehelieu? L'année suivante, 1709, on imprima à Rouen une nouvelle édition de la Dîme royale (Depping, Correspondance administrative, tome II, p. 861-862).

secrétariat d'État de la guerre, chargea encore Chamlay d'examiner et de conserver les lettres et les mémoires qui venaient de Rouen1.

Devenu contrôleur général en février 1708, Desmaretz, qui avait été jadis si dur pour Boisguilbert, s'humanisa jusqu'à lui donner des audiences, jusqu'à lui permettre de travailler de nouveau2 avec son frère Vaubourg, devenu son homme de contiance et conseiller d'État3. J'aurais même des raisons de croire que le chancelier Pontchartrain tinit par accueillir quelques-unes des propositions de Boisguilbert relatives aux charges de judicature*.

Le plus grand triomphe du Précurseur fut, en 4710, l'adoption d'un impôt analogue comme principe à la capitation, mais réparti proportionnellement au revenu de chaque Français, et payable en argent. Toutefois, Boisguilbert, ainsi que Vauban pour sa dime royale, avait supposé que tous les autres impôts, et par conséquent l'arbitraire de la répartition, n'auraient plus aucune raison d'être : Desmaretz, au contraire, fit du dixième un impôt de surcroît, de superposition5. Saint-Simon nous racontera comment ainsi Boisguilbert, « pour n'avoir songé qu'au bien de l'État et au soulagement unique de tous ses mem-

1. C'est ainsi qu'on retrouve plusieurs mémoires de 1708 et 1709 dans les papiers de Chamlay, vol. 2469 du Dépôt de la guerre.

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