‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 598 sur 610 · Lettres de Mme Dunoyer, lettre lxxxi, tome IV, p · texte numérisé non relu

Lettres de Mme Dunoyer, lettre lxxxi, tome IV, p

régulièrement autorisé à relever les nom et armes de Lusignan en 1579. Il a un article dans la France protestante.

Page 350, note 1. Pointis institua pour légataire universel de sa fortune Jean-Jacques de Pointis, fils d'autre Jean-Jacques, baron du même nom (Arch. nat., E 1944, fol. 99).

Ibidem, note 7. Nous avons déjà eu dans le tome X, p. 9, l'expression de commis principal de ministre, et Saint-Simon s'en servira encore en décrivant les bureaux ministériels de Madrid (éd. 1873, tome XVIII, p. 228). Je la remarque aussi dans un règlement des secrétaireries d'État donnée en 1630 (Arch. nat., U 945, fol. 192), où les appointements de ces commis sont réglés à trois cents livres par mois. Il y a lieu de penser que c'est l'équivalent des « premiers commis » qui, depuis, et jusqu'à la chute de l'ancien régime, se perpétuèrent dans tous les ministères. L'emploi répondait à peu près, comme importance et attributions, à celui de nos directeurs modernes, avec une distinction que font entrevoir le passage du portrait de Bonrepaus donné dans notre tome IV, p. 280, et cette phrase des Caractères de J. de la Bruyère (tome I, p. 358) : « Il le quitte pour un seigneur ou un premier commis. »

Page 354, note 4, ligne 5. Du temps où Guethem était à l'armée impériale de Hongrie comme lieutenant-colonel, il avait été condamné à mort pour reddition du château d'Altsol (Gazette de 1704, p. 100).

Page 359, note 2. Par une lettre du 29 mars (Guerre, vol. 2017, n° 293), M. Rouillé demanda, de la part de l'électeur de Bavière, qu'on ne relâchât pas Guethem, de peur qu'il ne renouât des intelligences dans sa maison, avec d'anciens camarades, et il ajoutait que, pour cela, on pouvait arguer qu'il était né à Tourcoing sujet du roi de France.

Page 364, note 3. Les papiers Joly de Fleury contiennent, dans les dossiers Bouillon (ms. 2458, fol. 346-347), une lettre de félicitation, mais tout épigrammatique, adressée à Crozat, sur le mariage de sa fille, par le protonotairc Gédéon Poutier, de l'académie des Ricovrati de Padoue.

Page 368, note 4. Mme Dunoyer, dans sa lettre xxxvm (tome II, p. 44-46), raconte qu'un page malicieux s'amusa un jour à attacher à la tenture de l'antichambre du Roi la perruque de M. de Harlay, et qu'elle resta suspendue en l'air quand le magistrat voulut s'avancer à l'arrivée du Roi; mais il ne se déconcerta point pour si peu : « Je ne croyois pas, dit-il, avoir l'honneur de saluer aujourd'hui Votre Majesté en enfant de chœur. » Le page en fut quitte pour faire des excuses.

Page 373, ligne 15. Gaignières a recueilli (ms. Nouv. acq. fr. 4529, p. 81) ce brocard de Harlay sur l'union de la fille de Mignard avec M. de Feuquière (notre tome III, p. 33) : « C'est un fort beau mariage; son père étoit fameux dans sa profession, et elle n'est pas moins fameuse dans la sienne; » et le P. Léonard (Arch. nat., MM 825, fol. 78) celui-ci sur le cardinal de Noailles qui présentait à l'enregistrement

des lettres de répit contre ses créanciers : « Ali! Monsieur, il ne faut pas qu'on se plaigne que vous faites banqueroute; cela seroit d'un trop mauvais exemple. Paye/, vos dettes; point tant de valets, point tant de chevaux, point tant de folles dépenses! »

Page 375, note 4. Dans la lettre xxxviii déjà citée, Mme Dunoyer rapporte de sanglantes boutades contre le fils du contrôleur des postes Rouillé, contre celui du maître des coches de Paris à Lyon, et contre le tils d'un fermier général ancien laquais à mandille, devenus tous les trois conseillers au Parlement. Plus indulgent pour Sagonne, le fils de Mansart, qui le venait saluer après avoir manqué aux audiences de sa chambre pendant un an, il s'écria : « Qui êtes-vous? — Je suis M. de Sagonne. — Ah! Monsieur, je ne vous reconnoissois pas; vous ave/ crû d'une toise depuis que je ne vous ai vu au Parlement. » C'est le P. Léonard qui nous a transmis ce mot (Arch. nat., MM 825, fol. 78).

Page 384, note 1. Guillaume-Urbain de Lamoignon, comte de Courson, né le 29 octobre 1674, fils aîné de M. de Bâville, fut d'abord avocat, puis conseiller au Parlement le 10 décembre 1692, maître des requêtes le 3 septembre 1698, intendant à Rouen le 6 novembre 1704, et à Bordeaux le 14 août 1709, conseiller d'État semestre le 26 novembre 1716. Il revint de Bordeaux en 1720, fut nommé enfin conseiller ordinaire le 1er septembre 1724, conseiller au conseil royal des finances en janvier 1730, et mourut le 12 mars 1742. Il prenait le titre de leur comté de Launay-Courson comme avait fait son père étant jeune.

Page 393, note 2. Mme de Caylus raconte cela textuellement comme notre auteur, dans ses Souvenirs, p. 67 : « M. de Nevers avoit accoutumé de partir pour Rome de la même manière dont on va souper à ce qu'on appelle aujourd'hui une guinguette, et on avoit vu Mme de Nevers monter en carrosse persuadée qu'elle alloit seulement se promener, entendre dire à son cocher : « A Rome. >»

Page 398, note 5. Madame, faisant en 1710 le tableau des trois cabales principales, s'exprime ainsi sur celle de Meudon (recueil Jaeglé, tome III, p. 136) : « M. le Dauphin est toujours épris de la Chouin, qu'il a peut-être épousée. Cette Chouin est une fûtée; elle se refuse à paraître à la cour, car, si elle y venait, elle se verrait obligée de subir la férule de la belle-mère du Dauphin, ce dont elle se garde bien. Elle ne voit que la duchesse de Bourgogne et ses favoris, et Madame la Duchesse, qui est la favorite de M. le Dauphin. C'est une grande grâce qu'elle leur fait quand elle leur permet de manger avec elle. C'est ce qu'on appelle le parvulo. C'est ce qu'il y a de plus secret et de plus privé. Cette Chouin a ses créatures partout. Le maréchal d'Huxelles, Albergotti, le conseiller d'État M. Bignon sont aussi ses conseillers. » On remarquera, une fois de plus, la concordance du texte de Saint- Simon avec les portraits, les jugements ou les récits de Madame.

Page 1