‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 597 sur 610 · Neveu de l'ingénieur qui passa à l'ennemi en · texte numérisé non relu

Neveu de l'ingénieur qui passa à l'ennemi en

2. Comparez Vauban, par M. Georges Michel, p. 451-453, et te Mercure, avril 1707, p. 174-187.

3. Tout ce qui concerne cette chronologie a été établi par Jal durant les séjours qu'il faisait dans le château même de Vauban.

4. Mercure de juillet 1705, p. 58; Georges Michel, Vauban, p. 50.

5. Bulletin du Bibliophile, juillet 1869, p. 5; réimprimé à la suite de la brochure : Vauban, Louvois et Colbert.

6. Une d'elles, du 12 octobre 1701, avait été publiée dans V Iconographie française de Mme Delpech, et c'est celle dont Pierre Clément s'est

mais dans un temps où il notait pas encore veuf, tandis que l'on crut plus tard à la possibilité d'une nouvelle union lorsque tout Paris le vit tombé dans les rets d'une autre aventurière.

Celle-ci, la belle demoiselle de Villefranche, dont l'académicien P. Gobcrt exposa un portrait au Salon de 170 i , étail bien oée, puisqu'elle appartenait à la famille dauphinoise des Du Puy-M ontbrun ; niais elle avait pris rang parmi les femmes galantes déclassées1, et l'on disait même qu'elle s'attaquait de préférence aux hommes âgés2. En novembre 1705, Vauban la rencontrait presque chaque jour chez la duchesse de Saint-Pierre, et elle ne négligeait rien pour s'assurer cette illustre conquête : aussi la galerie pensait-elle que cela finirait, par un mariage, tandis que, chez le maréchal lui-même, on en faisait des railleries3. Un peu plus tard, les rapports de police font connaître que les charmes de la belle avaient manqué leur effet4, et Vauban lui échappa en fin de compte; mais Mlle de Villefranche fit encore parler d'elle dans les années suivantes, puisque nous la voyons nommée pour danser le jour des Rois de l'année 1708 chez la duchesse de Bourgogne5, tout comme la Beaumont-Loison, qui n'était même pas une fille bien née, et qu'en 1710 elle passait pour avoir conquis le cœur du comte de Toulouse6.

Page 344, note 5. Jean Besly avait dressé en 1642 un tableau généalogique des Lezignem-Lezay, qui est aujourd'hui à la fin de l'exemplaire de ses Comtes de Poitou (1647) conservé à la Bibliothèque.

Page 348, note 3. Selon la Roque, Louis de Saint-Gelais aurait été

servi. Cinq autres taisaient partie de la collection d'autographes vendue en 1884 par les héritiers de M. Monmerqué. Une première, datée d'Ath le 11 juin 1697, toute gaie et pleine d'entrain, est pour souhaiter à la destinataire d'être bientôt délivrée de sa grossesse. Une autre, datée de Bazoches le 28 octobre 1701, offre un tableau de la vie qu'on menait en Morvan, et à laquelle il eût préféré un tour dans le jardin des Tuileries, ayant au bras la « belle Angélique, » rencontrant le duc de Charost, etc. De Brisach, le 7 septembre 1703, il annonce son prochain retour et l'intention de faire tomber la belle dans une embuscade et de la garder prisonnière pendant une huitaine. Un autre billet est relatif à la nomination de maréchal, en janvier 1703.

1. Mémoires du président Ilénault, p. 26; Lettres de Mlle Aïssê, éd. 1873, p. 179; Mémoires du duc de Luynes, tome IV, p. 118-119.

2. C'est ce qu'on lit dans une lettre de Mme de Maintenon publiée par la Beaumelle (tome X, p. 187); mais la même lettre, reproduite par Lavallée (Correspondance générale, tome IV, 317), ne contient plus le paragraphe relatifà Mlle de Villefranche. Elle avait failli épouser Mursay en février 1695, grâce aux bons soins de M. de Lamoignon : ci-dessus, p. 79-80, note; le R. P. Chérot, Bourdaloue, sa correspondance et ses correspondants (1899), p. 138-140.

3. Larchey, Notes de René d'Argenson, lieutenant général de police, p. 124-125.

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