Ci-dessus, p. 55. — 5. Ici, l'écriture change
6. Ci-dessus, p. 43. La dernière poudre de la place fut employée aux salves du Te Deum. Le comte de Thaun ne se soucia plus de le cacher; mais, jusqu'alors, on l'avait ignoré. On croyait seulement qu'il y en avait peu, et l'on craignait qu'elle ne vint à manquer, si le siège durait encore quelque temps.
7. Voyez les lettres du prince de Saxe-Collia, du duc de Savoie, du baron de Hohendorf, du prince d'Anhalt-Dessau et d'Eugène, dans la Gazette d'Amsterdam, Extr. lxxvii, n°8 lxxix et lxxxi, le compte pendu des réjouissances faites en Angleterre, n" i.xxx,et le journal de formée victorieuse, Extr. lxxxii-lxxxiv. Les Turinois offrirent à M. de Thaun une épée enrichie de diamants et un brevet de bourgeoisie. Le général Vaubonne, en revenant de Vienne, rapporta aussi à Eugène une épée de grand prix. On déposa son armure à VArmeria reale de Turin, et
causes
du désastre devant Turin
qu'un enchaînement de miracles pour produire un si grand des effet, dont un seul manqué, et lequel de tous que ce pût être, emportoit la ruine de l'entreprise. Vendôme, comme et de
on l'a vu, en eut le premier déshonneur1, que Marcin ses sultes consomma, et que la Feuillade combla. Le siège mal enfourné pour les attaques, languissamment poussé par les folles courses de la Feuillade; les rivières, et le Pô passé par la négligence de Vendôme; l'obstacle du Taner, qui étoit invincible, méprisé par Marcin pour le faux intérêt de la Feuillade ; la folie de se mettre dans des lignes mal faites, imparfaites, la plupart à peine tracées, et d'une étendue à ne les pouvoir garder2; l'opiniâtreté de ne vouloir pas aller3 au-devant des ennemis, sur ce château de Pianezze, harassés, et qu'on y auroit surpris dans l'embarras de passer un ruisseau difficile; le servile succès de ce conseil de guerre; l'inutilité de quarante-six bataillons, c'est-à-dire d'une armée entière, et pour le siège, et pour la garde des lignes, et pour le combat; la triple désobéissance de la Feuillade pour arrêter ces troupes aux Capucins malgré deux ordres exprès de M. le duc d'Orléans, et la troisième d'avoir arrêté d'autres troupes sur ce petit pont, que ce prince avoit envoyé chercher en diligence pour garnir ses lignes; l'insigne confiance de Marcin, et son opiniâtreté jusqu'à l'instant de l'arrivée du prince Eugène; tout cela conduit par le seul intérêt de la Feuillade de ne partager pas sa conquête avec M. le duc d'Or-
plus tard, en 1717, Victor-Ainédée fit ériger sur la colline de la Superga, où il s'était tenu avant la bataille, et en souvenir d'un vœu qu'il y avait fait, le monument où les princes de sa maison continuent à se faire inhumer. On y célèbre l'anniversaire de la levée du siège. La Vierge aurait été faite à l'image de Mme la duchesse de Bourgogne.
1. Mme de Maintenon, pour flatter Charaillart, rejeta toute la faute sur Vendôme, comme, plus tard, elle accusa celui-ci de s'être livré à Alberoni, atin de déshonorer le duc de Bourgogne (Geffroy. Madame de Maintenon, tome II, p. 200).
2. Napoléon Ier a contesté qu'il y eût obligation de sortir des lignes