‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 81 sur 610 · Avoit esté est en interligne, au-dessus à'estoit, biffé · texte numérisé non relu

Avoit esté est en interligne, au-dessus à'estoit, biffé

9. Il n'était que général d'artillerie, avec un brevet de gentilhomme de la chambre (juillet 1702).

10. Les cinq derniers mots sont ajoutés en interligne, et l'auteur a biffé auparavant et qui. — C'est en octobre 1702 que Colmenero a remplacé le frère de l'Amirante, Jean Cabrera, au gouvernement d'Alexandrie (Gazette oV Amsterdam, n° xci), et Philippe V lui a donné une commanderie de l'ordre de Saint-Jacques en novembre 1705 (Gazette, p. 580). En outre, depuis septembre 1704, il fait fonction de directeur de l'infanterie en Milanais (Dépôt de la guerre, vol. 1786).

11. En février 1704, il est venu de nouveau en mission à Versailles (Sourches, tome VIII, p. 297-298).

de la trempe de celle de Vaudémont, et qui le montra bien dans la suite1. Toutes ces fanfaronnades de Vaudémont ne servirent qu'à amuser le Roi, qui ne se lassa jamais d'en être la dupe2. Le prince Eugène, entré dans Turin, et M. de Savoie, au comble de sa joie la plus inespérée de se revoir dans Turin3, ne s'amusèrent point aux réjouissances : ils ne pensèrent qu'à profiter d'un succès inouï. Ils 4 reprirent rapidement toutes les places du Piémont et toutes celles de Lombardie que nous occupions5; le château de Casai fut leur dernière conquête6. Vaudémont et Médavy, retirés dans Mantoue, ne purent empêcher ces fruits de la bataille de Turin et de la retraite de l'armée en France. Elle étoit pourtant encore de quatre-vingt-quinze bataillons, en bon état ceux qui venoient de Lombardie, mais ceux du siège fort délabrés; six7 régiments de dragons, mais à pied, et, à l'égard de la cavalerie, quatre à cinq mille chevaux8.

1. Il rendit Alexandrie le 21 octobre (Dangeau, p. 214, 228, 243, 244, 245 et 385; Mémoires militaires, p. 344-345), et l'on crut d'abord que les bourgeois l'y avaient contraint; mais, six ou sept mois plus tard, on apprit que l'Archiduc lui donnait, en récompense, le gouvernement du château de Milan, qu'il conserva jusqu'à sa mort, 25 octobre 1726, et le chevalier de Quincy, dans les Mémoires que publie M. Lecestre, dit que « ce coquin de Colmenero nous trahissoit; il étoit l'espion du duc de Savoie et du prince Eugène, et l'on ne s'en aperçut qu'un an après Cassano. M. de Vendôme avoit malheureusement une trop grande confiance en lui. » Aux yeux de M. de Vaudémont, Alexandrie était le pivot principal d'un retour offensif en Italie.

2. Mme de Maintenon aussi persistait à croire en la bonne foi de ce prince (Lettres à Mme des Ursins, tome I, p. 48). Selon l'intendant d'Andrezel (Guerre, vol. 1965, nos 242, etc.), il se conduisit parfaitement bien, engagea sa vaisselle pour fournir aux nécessités urgentes, et donna le bon exemple à tous. On verra ci-après, p. 89, fin de note, qu'il fut de ceux qui demandèrent la rentrée en Italie.

3. Se, avant revoir, corrige s'y, et dans Turin est ajouté en interligne.

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