‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 82 sur 610 · Ci-après, p. 89-90. . — 7. Lisez : du · texte numérisé non relu

Ci-après, p. 89-90. . — 7. Lisez : du

8. Ce sont les chiffres donnés par Nancré le 17 septembre : Dan-

Jamais bataille ne coûta moins de soldats que celle de Turin, jamais de retraite plus tranquille de la part des ennemis, ni laissée plus à choix, jamais suites plus affreuses ni plus rapides. Ramillies, avec une perte légère, coûta les Pays-Bas espagnols, et partie de ceux du Roi f, par la terreur et le tournoiement de tête du seul maréchal de Villeroy*, et celle3 de Turin coûta toute l'Italie4 par l'ambition delà Feuillade, la servitude5 de Marcin6, l'avarice, les ruses, les désobéissances des officiers généraux contre M. le duc d'Orléans, qui, seul, voulut et s'opiniâtra à trois reprises à se retirer en Italie, ce qui étoit libre, aisé et d'une suite victorieuse à réparer7 plus que le malheur qui venoit d'arriver, vaincu par l'artifice et le concert de la Feuillade et des officiers généraux, pour n'en rien dire de plus, dont l'audace et les moyens furent aidés par l'épuisement et les souffrances de la blessure de M. le duc d'Orléans. On assembla fort diligemment mille mulets en Provence et en Languedoc pour M. le duc d'Orléans; on lui envoya de l'argent, des chevaux, des armes, huit mille tentes8.

Mmes de Nancré retourné vers M. le duc d'Orléans, qui avoit été

a"cre extrêmement mal de sa blessure, la nouvelle Mme d'Ar-

ct

geau, p. 24 1 ; comparez les Mémoires militaires, p. 294. Dès le mois suivant, on s'aperçut qu'il en fallait rabattre énormément.

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