‹ Memoires de Saint-Simon (volume 5)Chapitre 99 sur 610 · Tomes VIII, p. 19, et X, p · texte numérisé non relu

Tomes VIII, p. 19, et X, p

8. Le matin même, avant d'entrer au Conseil. Les provisions, en date du 28, sont dans le recueil Esnault, tome II, p. 284 ; le serment fut prêté le 30 : Dangeau, p. 239; Sourches, p. 206; Gazette, p. 539. C'était aussi un Chamillart, Vilatte, qui remplaçait Saint-Pouenge dans les bureaux de la guerre depuis 1701. Son logement de Versailles fut donné à Mme de Bouzols, parce qu'il touchait celui de M. de Torcy. Chabanais, son fils unique, déjà mestre de camp, eut une pension de cinq mille livres.

9. Le 29 octobre : Dangeau, p. 239; Gazette, p. 540; Mercure de décembre, p. 55-60. Elle avait testé le 20 septembre, et son inventaire fut dressé le 10-11 novembre (minutier de Me Cocteau, à Paris).

10. Tomes VI, p. 55-58. Sa mère, dévote exaltée (tome VI, p. 57, note 4), l'avait emmenée en Flandre à la fin de 1703, et elles avaient vu Fénelon au passage (Musée des Archives nationales, n° 915).

de Boisfranc.

cessé depuis son éclat avec son mari, dont la mort ne put la remettre dans le monde \ Elle ne laissa que deux filles, toutes deux mortes fort jeunes2 : l'une, duchesse d'Harcourt, qui a laissé des enfants3; l'autre, troisième femme [Add. S'-S. 702] de M. de Bouillon père de celui d'aujourd'hui4. Elle laissa un fils unique, mort bientôt après5 : de sorte que la duchesse d'Harcourt hérita presque de tout, et leur grandpère d'Alègre6 de fort peu de chose.

Mort Le vieux Boisfranc mourut aussi, à quatre-vingt-sept

ou huit ans7. 11 étoit beau-père du duc de Tresmes, avec qui il demeuroit8. J'ai dit ailleurs ce que c'étoit que ce riche financier9.

1. On l'a vue (tome XIII, p. 309-340) se retirer au couvent pour échapper à deux prétendants.

2. Tome VI, p. 58, note 4. Le compte de tutelle de ces enfants est conservé à la Bibliothèque nationale, ms. Fr. 44 448.

3. Marie-Madeleine le Tellier, née en 4698, mariée le 34 mai 4747 à François, duc d'Harcourt (4689-4750), et morte le 40 mars 4735, laissa un fils, qui mourut sans alliance avant le père, et trois filles, qui furent mariées au marquis d'Hautefort, au prince de Croy-Solre et au comte de Guerchy.

4. Louise-Françoise-Angélique, dite Mlle de Culant, née en 4696, mariée le 4 janvier 4748, trop tardivement pour son honneur, à Emmanuel-Théodose, duc de Bouillon (4668-4730), et morte le 8 juillet 4749, dans sa vingt-troisième année. C'était le second mariage, et non le troisième, de ce duc, qui eut quatre femmes.

5. Godefroy-Géraud de la Tour-d'Auvergne, né le 2 juillet 1749, mort le 29 mai 4732. Le duc de Bouillon « d'aujourd'hui » est Charles- Godefroy (4706-4774), qui a été déjà désigné ainsi dans notre tome X,

6. Yves, marquis d'Alègre : tomes II, p. 469, et XII, p. 403 et 463.

7. Le 23 septembre : Dongeau, p. 246; Soarches, p. 483; Mercure d'octobre, p. 284-285. Il avait quatre-vingt-neuf ans.

8. Il a été parlé de cette alliance dans notre tome X, p. 443. En reconnaissance de tant d'honneur, Boisfranc avait cédé à son gendre l'hôtel construit pour lui par l'architecte le Pautre, dans la rue Neuve- Saint-Augustin, en face des Duras.

9. Tomes VII, p. 432, et XI, p. 94-95. Rigaud avait peint son portrait en 4686. J'ai reproduit dans notre tome X, p. 444 et 604, des vers sur ce personnage, attribués à Louis XIV et inexactement cités par Voltaire.

Le Roi donna à Mareschal la survivance de sa charge de premier chirurgien1 pour son fils2, qui travailloit dans les hôpitaux de l'armée3 de Flandres*. G'étoit un paresseux qui ne promettait pas d'approcher de son père5. Le Roi, qui le sentoit, ne6 put s'empêcher de dire à ses valets que, si le fils ne se rendoit pas bien capable, cela ne l'empêcheroit pas de prendre un autre premier chirurgien, s'il perdoit le père. Cette parole, qui fut bientôt sue, fit grand peur à tous les survivanciers, à pas un desquels il n'est pourtant arrivé malheur, excepté à quelques secrétaires d'État7, et, comme je l'ai dit, au fils de Gongis pour les Tuileries 8.

Il eut une complaisance pour le P. de la Chaise tout à fait marquée9. Ce Père, qui étoit gentilhomme, vouloit être homme de qualité10. Son frère, d'écuyer de l'archevêque de Lyon, puis de commandant son équipage de chasse, étoit devenu capitaine des gardes de la porte du Roi par le

1. Brevet du 25 octobre: 01 50, fol. 117 v°. Le Roi avait donné à Mareschal, six mois auparavant, une charge de maître d'hôtel, avec permission de la vendre, et avait promis d'avoir soin de ses fils (Dangeau, p. 85-86 ; Sourches, p. 64-65; Arch. nat., 0l 367, fol. 127).

2. Georges-Louis Mareschal (ici, Maréchal et Maréchal), seigneur de Bièvres, né à Paris en 1685, mort le 5 mai 1747, père du marquis de Bièvres connu pour sa passion du calembour.

3. Sur l'organisation des hôpitaux d'armée, on peut voir les Mémoires de Feuquière, tome I, p. 211-219, et Y Histoire de Louvois, tome I, p. 115-118, 250-251.

4. Dangeau, p. 236; Sourches, \>. 205. Le père et le fils feront, doux mois plus tard, la grande opération au fils de Dangeau : ci-après, p. 131.

5. Ce fils, en effet, ayant eu une charge de gentilhomme ordinaire en 1716, vendit la survivance au chirurgien la Peyronic, en 1719, en conservant les entrées de la chambre et du cabinet (0l 60, fol. 65 v0 et 66 v°), et il se fit fermier général en 1732, pour enrichir ses enfants; très honnête homme d'ailleurs, dit la Vie privée de Louis XV, tome I, p. 310. La profession de chirurgien fut continuée par un autre Mareschal, cousin germain de celui-ci.

6. Ne surcharge des lettres illisibles. — 7. Le fils de Chamillart.

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