‹ Memoires de Saint-SimonChapitre 133 sur 351 · Journal de Dangeau, 5 juillet 1694, tome V, p · texte numérisé non relu

Journal de Dangeau, 5 juillet 1694, tome V, p

6. « Elle étoit féconde en chansons les plus cruelles » (Mémoires, tome VI, p. 105). Nous avons déjà indiqué (tome I, p. 97, note 1) son épigramme sur la duchesse de Chartres. Voyez aussi ce qu'en dit la Correspondance littéraire, tome III, p. 387-388, et les couplets reproduits dans le Nouveau siècle de Louis XIV, tome IV, p. 13o et suivantes. Le recueil inédit de portraits de l'année 1703 conservé au Musée Britannique s'exprime ainsi sur Madame la Duchesse : « Elle est bien faite dans sa taille et d'un visage qui fait plaisir à voir. Elle a autant d'esprit, et du délicat, que de chagrin de voir qu'elle est obligée de céder le pas à sa cadette;

fut replâtré, et Monsieur pardonna tout à fait à Mme de Chartres, par une visite qu'il reçut à Saint-Gloud de Mme de Montespan, qu'il avoit toujours fort aimée, qui raccommoda aussi ses deux filles1, et qui avoit conservé de l'autorité sur elles, et en recevoit de grands devoirs2. Mme la princesse de Conti eut une autre aventure, qui fit grand bruit et qui eut de grandes suites. La comtesse de Bury3 avoit été mise auprès d'elle, pour être sa dame d'honneur, à son mariage. G'étoitune femme d'une grande vertu, d'une grande douceur et d'une grande politesse, avec de l'esprit et de la conduite. Elle étoit Urre d'Aiguebonne4 et veuve sans enfants, en 1666, d'un cadet de Rostaing, frère de la vieille Lavardin 5, mère du chevalier de l'Ordre ambassadeur à Rome. Mme de Bury avoit fait venir de Dauphiné Mlle Choin6, sa nièce, qu'elle avoit mise fille d'honneur de Mme la princesse de Conti. C'étoit

mais elle s'en dédommage par les railleries et les satires piquantes qu'elle et ses amies font contre elle, dont l'aînée (sic) ne sauroit ni se garantir ni se revancher. »» (Ms. Additionnel 29 507, fol. 11.)

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