Dans le manuscrit, qu'il
3. Les mots : « tira.... pour l'amour de lui », sont écrits en interligne. — Cette historiette est racontée presque dans les mômes termes par la Gazette d'Amsterdam, année 1695, p. 74 et feuille xix de Nouvelles extraordinaires. Celte gazette, dont nous avons déjà indiqué l'article sur la réception du 13 décembre, ajoute à propos de la réconciliation : « Cela se passa d'autant mieux qu'il n'y avoit eu entre eux qu'un mal-
marlin.
blié pour le faire évêque ; mais ce trait l'avoit1 radicalement perdu dans l'esprit du Roi, et Monsieur de Noyon n'en eut que le bien devant Dieu, par cette grande action, et l'honneur devant le monde.
L'orgueil du cardinal de Bouillon donna vers ce même temps une autre sorte de scène. Pour l'entendre, il faut dire qu'il y a dans la province d'Auvergne deux terres particulières, dont l'une s'appelle le comté d'Auvergne2, du cardinal do l'autre le dauphiné d'Auvergne3. Le comté a une* étendue ordinaire et des mouvances ordinaires d'une terre ordinaire, sans droits singuliers, et sans rien de distingué de toutes les autres. Gomment elle a retenu ce nom, et le dauphiné le sien, mèneroit à5 une dissertation trop longue6. Le dauphiné est encore plus petit en étendue que le comté, et, bien qu'érigé en princerie7, n'a ni rang ni dis-
Dauphinc d'Auvergne et comté d'Auvergne, terres tout ordinaires.
Folie
Bouillon.
lAdd. S'-S. 9A]
entendu assez bizarre, puisqu'il ne venoit au fond que de quelques louanges mal interprétées. »