Sur la capitation, voyez l'appendice n° IV
2. Nicolas de Lamoignon, comte de Launay-Courson et marquis de la Mothe, mais connu sous le nom de Bàville (terre de famille qui appartenait à son frère aîné), né le 26 avril 1648, était le cinquième fils du premier président de Lamoignon. Avocat en 1666, bailli d'épée du comté de Limours en 1668, gouverneur du château, capitaine des chasses et gruyer du même lieu en 1669, conseiller au Parlement en 4670, maître des requêtes en 1673, il remplit les fonctions d'intendant à Poitiers (1682) avant de passer en Languedoc (1685), où il ne resta pas moins de trente-trois ans. Conseiller d'État semestre en janvier 1685, conseiller ordinaire le 19 février 1697, il ne quitta son intendance qu'en juin 1718, et mourut le 17 mai 1724.
3. Saint-Simon avait écrit d'abord : imposé; et, à la fin de la phrase suivante : cessé. Un peu plus loin, entre cris et de, il y a deux lettres, peut-être et, ajoutées, puis biffées, en interligne.
4. Voyez le tome I de la Correspondance des contrôleurs généraux avec les intendants des provinces, dont la seconde partie est consacrée au ministère de Pontchartrain.
5. Comparez l'Addition au Journal de Dangeau, 23 novembre 1694, et la suite des Mémoires, année 1701, tome III, p. 4.
6. Damville-sur-1'lton (aujourd'hui département de l'Eure, à vingt kilomètres d'Évreux). Cette terre, érigée en duché pour Charles de Montmorency (1610), puis pour François-Christophe de Levis, comte de Brion (1648), avait été acquise des légataires de ce dernier, le 21 juillet 1694, pour le comte de Toulouse, et érigée de nouveau en duché par lettres du mois de septembre suivant. On la paya deux cent mille livres.
Établissement
de la capital ion.
lUklS'-S. 9.91
Comte de Toulouse reçu au Parlement
et installé à I;
Table de marbre ]ité au Parlement, comme l'avoient été M. du Maine et, p*rrfm^è*y' après lui, M. de Vendôme. La planche faite par M. du président. Maine, comme il a été dit ', le Roi avoit cessé de faire in-
\Add.S'-S. wo] viter les pairs par Monsieur de Reims pour2 M. de Vendôme, qui les visita, ce qui n'avoit pas été hasardé la première fois. M. le comte de Toulouse les visita, comme avoit fait M. de Vendôme, et Messieurs du Parlement. Peu de pairs osèrent ne s'y pas trouver3. 11 fut peu de jours après installé, comme amiral de France, à la Table de marbre *, par le premier président5. M. de Vendôme0,
1. Pages 108-112. — 2. Dans le manuscrit, par, au lieu de pour.
3. Voyez le Journal de Dangeau, tome V, p. 108 et 117. La réception eut lieu le 27 novembre. Y assistèrent, comme pairs : les princes de Conclé et de Conti, l'archevêque de Reims, les évêques de Langres et de Châlons, les ducs de la Trémoïlle, de Luynes, de la Rochefoucauld, d'Estrées, de Saint-Aignan, de Choiseul, deRandan, deCoislin, d'Aumont, de la Ferté-Senneterre et de Charost. Les ducs de Bourbon et du Maine, en raison de leur parenté, ne prirent place sur les hauts bancs qu'après que les avis eurent été recueillis. Le premier président adressa au nouveau pair un compliment élogieux, auquel il répondit modestement et brièvement, mais avec beaucoup de grâce. (Registres du Parlement ; Mercure, décembre 1694, p. 301-320; Gazette d'Amsterdam, p. 380 et 384.)
4. La célèbre table de marbre du Palais, placée à un bout de la grand'salle, avait servi aux festins royaux et aux farces des clercs de la Bazoche, jusqu'en 1618, que le feu la réduisit en pièces; mais son nom était resté à cette partie du Palais, où siégeaient plusieurs tribunaux secondaires, tels que l'Amirauté, le Bailliage, les Eaux et forets, la Connétablie, etc. « La juridiction de l'Amirauté de France étoit anciennement à la Table de marbre ; elle se tient présentement dans la grand'salle du Palais, au Bailliage. Elle connoît de toutes les affaires qui concernent l'amirauté, débris de vaisseaux, naufrages, et commerce de la mer, tant en première instance que par appel des différends des officiers des sièges particuliers de la marine qui sont établis à la Rochelle, Calais, etc. » (Mémoire de la généralité de Paris, dressé en 1700.)
5. Cette réception eut lieu le 23 décembre 1694; il y avait plus de onze ans que le comte de Toulouse était pourvu de l'amirauté (20 novembre 1683). Voyez le Journal de Dangeau, tomeV, p. 117 et 123-1 2'». et la Gazette rf' Amsterdam, 1694, p. 4M.
6. Voyez ci-dessus, p. 103, noie 1. Ce duc de Vendôme avait é(é pourvu de l'amirauté le 12 mai 1650.
grand^père de celui-ci, y avoit été installé en la même qualité par un conseiller2.
M. de Luxembourg fit en arrivant un étrange mariage Procès de pour sa fille3. On a vu ci-dessus4 la mort du dernier de .M* leJ?nno?
t de Lonti contre
tous les Longuevilles et son testament en faveur de Mmedeife- M. le prince de Conti, son cousin germain. Mme de Ne- mours Pour
k fi 'i. i • î-.f r»ii î î lesbiens
mours5 etoit sa sœur du premier lit0, fille de la sœur cic Longueville.
de la princesse de Carignan7 et du dernier prince du sang
de la branche de Soissons8, tué en 1641, à la bataille
de Sedan9, sans avoir été marié. Mme de Nemours étoit
veuve sans enfants du dernier des ducs de Nemours
de la maison de Savoie. G'étoit une femme fort haute, ex-
Itraordinaire, de beaucoup d'esprit10, qui se tenoit fort chez elle, à l'hôtel de Soissons11, où elle ne voyoit pas trop