Ci-dessus, p
2. C'est-à-dire suspendu. On sait que les pièces de chaque procédure se conservaient dans des sacs, qui pouvaient s'accrocher au mur ou au plafond, quand on n'en avait plus besoin. Est-ce de là que vient ce sens figuré du mot accrocher, que nous retrouverons dans les Mémoires?
3. Marie-Anne d'Albert, fille aînée du duc de Chevreuse, morte le 17 septembre 1694, ne laissant qu'une fille, Marie-Henriette, qui mourut le 11 février 1696.
4. Saint-Simon, après avoir mis d'abord de, y a substitué et.
5. Outre les renseignements contenus dans les recueils relatifs à la paix de Ryswyk, nous possédons d'autres documents précis sur une première phase de négociations, qui se firent pendant l'année 1693 et furent tenues très-secrètes. Saint-Simon ne parle pas de cette première phase, mais de la seconde, qui commença au mois de novembre 1694, et dont le public s'occupa beaucoup ; voyez le Journal de Dangcau, tome V, p. 97, 105, 106, 116, et la Gazette d'Amsterdam, p. 352. Louis XIV poussait aussi loin que possible les concessions de tout genre, afin d'arriver à la conclusion de la paix.
6. Louis Verjus, comte de Crécy, fils d'un bailli de Joigny, remplit d'abord des fonctions de secrétaire auprès du cardinal de Retz (Papiers du P. Léonard, MM 828, fol. 83); après quoi, M. d'Estrécs, évoque de Laon, lui fit obtenir une place de secrétaire des commandements de la
en pays neutre et mitoyen entre l'Empereur et Monsieur de Savoie, et pas fort éloigné de Venise, qui se mêloit de bons offices. Il étoit frère du P. Verjus1, jésuite, ami particulier du P. de la Chaise, et il avoit été résident en plusieurs cours d'Allemagne, dont il connoissoit parfaitement | le droit public, les diverses cours des princes et leurs in- ; térêts. C'étoit un homme sage, mesuré, et qui, sous un extérieur et des manières peu agréables, et qui sentoient bien plus l'étranger, le 2 nouveau débarqué, que le François, à force d'avoir séjourné dehors, et un langage de même, cachoit une adresse et une finesse peu commune, une prompte connoissance, par le discernement, des gens avec qui il avoit à traiter et de leur but, et qui, à force \ de n'entendre que ce qu'il vouloit bien entendre, de patience et de suite infatigable, et de fécondité à présenter sous toutes sortes de faces différentes les mêmes choses qui avoient été rebutées, arrivoit souvent à son but3. L'abbé Morel4 alla vers Aix-la-Chapelle, pour négocier
reine de Portugal. Puis il eut des missions diplomatiques en Angleterre, en Savoie, en Allemagne, à la diète de Ratisbonne, acheta la terre de Crécy et une des charges de secrétaire du cabinet (1675), devint conseiller d'État et membre de l'Académie française (1679), signa le traité du
10 août 1684 avec l'Espagne, fut envoyé comme plénipotentiaire à Ratisbonne en 1686, alla comme second plénipotentiaire et ambassadeur extraordinaire à Ryswyk (1697), et se retira ensuite de la diplomatie.
11 mourut le 13 décembre 1709, étant âgé de quatre-vingt-trois ans et laissant la réputation la mieux établie de négociateur habile et heureux.
1. Antoine Verjus, né le 22 janvier 1632, était entré, en 1651, dans la Compagnie de Jésus. Il avait accompagné son frère en Portugal et en Allemagne, où il avait eu beaucoup de succès, puis était devenu procureur des missions du Levant. Il mourut subitement le 16 mai 1706. Voyez son article biographique et la liste de ses ouvrages dans le Moréri. Un autre frère du comte de Crécy était entré à l'Oratoire, et devint évoque de Grasse.