‹ Memoires de Saint-SimonChapitre 216 sur 351 · Après Chalmazel, il y a y, biffé · texte numérisé non relu

Après Chalmazel, il y a y, biffé

4. Le marquis du Héron, fils d'un conseiller au parlement de Rouen, avait rempli une mission diplomatique à Cologne en 1688, et, sans avoir jamais servi, avait obtenu à son retour, le 25 octobre -1689, un régiment de dragons. En 1691, il dut acheter la lieutenance des gendarmes d'Orléans ; le marché ayant manqué, on lui confia de nouvelles missions, notamment à Wolfenbùttel, en 1697, et en Pologne (1700), où il subit un court emprisonnement au début de la guerre de Succession (1702). Ayant repris du service, il fut blessé le 30 juillet 1703, à l'affaire de Minderkingen, et mourut peu après à Ulm.

5. Tel est bien le texte. Il continue par l'infinitif la tournure commencée par le subjonctif.

le Rhin.

L'armée partit en effet le lendemain 20 juillet et mar- Maréchal de cha sur quatre colonnes par les bois, jusque dans la Joyeuse repasse

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plaine de Hoekenheim, les deux lignes rompues par leurs centres1, qui eurent l'avant-garde, et les droites et les gauches l'arrière-garde. Mélac , lieutenant général de jour, fit l'arrière-garde de tout à la gauche, avec un gros détachement, et le maréchal de Joyeuse, avec un autre, se chargea de l'arrière-garde de tout à la droite ; le tout sans aucun bruit de trompettes, de timbales ni de tambours. La Bretesche, lieutenant général, menoit notre colonne. Il entendit quelque bruit de guerre malgré les défenses; nous étions vus et entendus des troupes de Schwartz, postées sur des hauteurs, qui fit ce qu'il put pour nous attirer vers lui. Comme on ne gagnoit rien à cette sourdine imparfaite, la Bretesche permit tout le bruit de guerre. Le prince Louis ne montra aucune troupe au maréchal de Joyeuse, et nous arrivâmes tous à la plaine d'Hockenheim, sans avoir été suivis de personne. Le débouché se fit dans une telle confusion, que personne ne se trouva à sa place, ni à la tête ou à la suite des troupes avec lesquelles on devoit être. A ce désordre il s'en joignit d'autres : la cavalerie étoit parmi le bois, l'infanterie dans la plaine ; nul intervalle entre les lignes, ni entre les bataillons et les escadrons, tout en foule et pêle-mêle, et sans aucun espace à se pouvoir remuer. Une situation si propre à faire battre toute l'armée par une poignée de gens qui l'auroit2 suivie, ou qui s'en seroit aperçue à temps, dura plus de quatre heures qu'on mit à se débrouiller et à se débarrasser les uns des autres, sans qu'il fût possible aux officiers généraux de replacer les troupes dans leur ordre. On attendit là que les menus bagages eussent passé le Rhin à Ketsch et que notre

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