‹ Memoires de Saint-SimonChapitre 217 sur 351 · Dans le manuscrit, leur centres · texte numérisé non relu

Dans le manuscrit, leur centres

2. Dans le manuscrit, auraient, et ensuite s'en seroit apperçue; après le premier qui, accord du verbe avec gens ; après le second, avec poignée.

pont de bateaux y fût rompu et amené et redressé à Mannheim.

Deux raisons1 avoient empêché de faire traverser l'armée à Ketsch : la difficulté d'y faire d'assez grands et bons retranchements pour bien assurer le passage de l'arrière-garde, et la hauteur des bords du Rhin, trèssupérieure à l'autre côté, qui auroient donné aux batteries que les ennemis auroient pu établir la facilité de rompre le pont sous l'armée à demi passée, de fouetter l'autre rivage, et d'y démonter les batteries que nous y aurions faites.

Après quatre heures de halte assez inutiles pour remettre quelque ordre dans l'armée, elle continua sa marche sur les quatre mêmes colonnes, autant qu'elle le put, jusqu'aux ponts que Chalmazel avoit faits sur le ruisseau de Schwetzingen ; et bientôt après on entendit sept ou huit coups de canon : des brigades entières firent volte-face, et coururent, sans aucun commandement, vers ce bruit, pendant un bon quart d'heure, que les officiers généraux arrêtèrent tout, et les firent remarcher d'où elles étoient parties. G'étoit Schwartz qui, sorti des bois avec très-peu de monde et quelques petites pièces de campagne, étoit venu enfin voir s'il ne pourroit point profiter de notre désordre, et, suivant ce qu'il trouveroit, se faire soutenir de tout son corps. Mais il s'en étoit avisé trop tard : le maréchal de Joyeuse débanda2 sur lui Gobert3, excellent brigadier de dragons, avec son régiment et quelques troupes détachées, qui rechassèrent fort brusquement ce peu de monde dans

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