‹ Memoires de Saint-SimonChapitre 221 sur 351 · Lisez : Dwikerque ou Calais · texte numérisé non relu

Lisez : Dwikerque ou Calais

5. Sur ces prises, voyez le Journal de Dangeau, tome V, p. 273 et 293. Le comte de Toulouse, comme amiral, avoit droit au dixième du butin : ses profits de l'année 1695 lui permirent de donner vingtquatre pièces de canon à la ville de Saint-Malo et de tenir table ouverte (Mercure, janvier 1696, p. 321-322).

Siège de Namur par le prince

d'Orange.

armée sous l'électeur de Bavière et sous le comte d'Athlone1. Le maréchal de Villeroy avec la grande armée, le maréchal de Boufflers avec la moindre, le marquis d'Harcourt avec son corps vers la Meuse, et le vieux Montai vers la mer, régloient leurs mouvements sur ceux qu'ils voyoient faire ou qu'ils croyoient deviner. Montai, toujours le même malgré son grand âge et la douleur du bâton2, sauva la Kenoque3, et eut divers avantages l'épée à la main, en prit d'autres par sa capacité et sa prudence, et eut enfin Dixmude4 et Deynzes, avec les garnisons prisonnières de guerre.

Après diverses montres6 de différents côtés et avoir menacé plusieurs de nos places, le prince d'Orange, qui avoit bien pris toutes ses mesures pour couvrir son vrai Le maréchal dessein et n'y manquer de rien, tourna tout à coup sur (e Bou tterssy Namur, et l'investit les premiers jours de juillet7. L'électeur de Bavière, demeuré au gros de l'armée, l'y fut promptement joindre avec un grand détachement, et laissa le reste sous M. de Vaudémont. Le maréchal de Boufïlers s'en étoit toujours douté : il avoit eu soin que la place fût abondamment fournie; il avoit sans cesse

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