Il y avait d'abord 50 ou 60; une autre main a mis
2. Nous ne doutons pas que courtisan soit la vraie leçon : ke manuscrit porte anolisan; le copiste a mal lu le commencement du mot.
Roi permette la démission, et c'est cela qui ne se peut faire sans que le Roi le trouve bon, non pas la conservation du rang après, qui ne se peut perdre. Et, à ce propos, il est bon de remarquer que ces démissions avoient plus de cérémonies dans leur origine, qui sont promptement tombées en désuétude, et sont bien plus anciennes qu'on ne le croit communément, puisque le premier exemple en est du dernier connétable Henri de Montmorency à son fils, qui fut décapité sans postérité à Toulouse, et cette démission fut revêtue de lettres patentes et enregistrées au Parlement. Il faut dire que, vers le milieu de Louis XIV, les ducs démis ont commencé à prendre des brevets de continuation de rang, qui s'expédient de droit, et qui n'en ajoutent point à celui qui étoit, et, indépendamment de cela, ne se peut perdre.
84. Amours de Monseigneur et de Mlle de la Force. (Page 136.)
7 mars 1688. — Monseigneur étoit fort amoureux de Mlle de la Force : c'étoit la première fille de duc qui eût été fille d'honneur, et le Roi l'avoit voulu ; il n'y eut pas moyen de l'ôter, et, quand il cassa la chambre des filles, il la mit chez Mme d'Arpajon, dame d'honneur, dans son logement au château, et elle ou sa fille la menoit aux fêtes de Marly et1 Trianon2. Le Roi la maria le mieux qu'il put, et donna gros, et l'envoya avec son mari en province. Elle y a demeuré toute sa vie, qui n'a pas été mieux réglée qu'à la cour, et toutefois considérée et protégée. Elle a eu postérité, et a longtemps survécu son mari et Monseigneur.