Le nom de « Desmarets (sic) » est ajouté en interligne
le vent, et d'ailleurs il avoit pris d'autres routes qui i'avoient affranchi de ce qui ne lui étoit pas utile. La duchesse de Mortemart, belle-sœur des deux ducs, qui, d'une vie très-répandue à la cour, s'étoit tout à coup jetée, à Paris, dans la dévotion la plus solitaire, devançoit ses sœurs et ses beaux-frères de bien loin dans celle-ci, et y étoit, pour le moins, suivie de la jeune comtesse de Guiche, depuis maréchale de Gramont, fille de Noailles. Tels étoient les piliers mâles et femelles de cette école, quand la maîtresse fut éloignée d'eux et de Paris, avec une douleur, de leur part, qui ne fit que redoubler leur fascination pour elle, et les élans de dépit de l'abbé de Fénelon de voir ravir à ses filets Mme de Maintenon par Monsieur de Chartres, à qui il les avoit principalement tendus, pour la lui enlever et occuper sans partage toute sa confiance. La suite des Mémoires marquera des événements que cette clef fera mieux comprendre ; mais il faut remarquer que tout ceci n'arriva quedepuis ce premier éloignement de Paris de Mme Guyon.
•128. Douleur des amis de l archevêque de Cambray. (Page 346.)
4 février 1695. — La duchesse de Guiche fut affligée jusqu'à en être malade de ce que l'abbé de Fénelon eut l'archevêché de Cambray, et ne s'en est jamais consolée, jusque-là qu'elle ne put pardonner à son oncle1 d'avoir eu bientôt après, et malgré lui, l'archevêché de Paris, qu'elle vouloit pour l'abbé de Fénelon. Toute la gnose en fut outrée, à proportion du degré plus ou moins avancé de chacun.
129. Le chancelier Boucherai ferme Ventrée de sa cour aux carrosses. (Page 347.)
25 juillet 1695. — Les princes du sang ne refusent l'entrée dans la cour de leurs hôtels à aucuns carrosses, et le chancelier le Tellier n'avoit pas eu la prétention du chancelier Boucherat, son successeur, qui la soutint toute sa vie, et qui finit avec lui.