‹ Memoires de Saint-SimonChapitre 335 sur 351 · Ms. Fr. 14177, fol. 22 V · texte numérisé non relu

Ms. Fr. 14177, fol. 22 V

ce pays-là, comme il faut l'espérer, y laisse encore aux armes du Roi la supériorité qu'elles s'y étoient acquise. Le reste des dispositions des troupes, des batteries et de mortiers, portées par votre même lettre, sont fort du goût du Roi, et S. M. m'ordonne de vous dire, Monseigneur, que la confiance qu'elle a en vous la met en repos, partout où vous porterez vos soins et votre attention.

« Je suis, avec un inviolable et respectueux attachement, Monseigneur, « De Votre Altesse

« Le très-humble et très-obéissant serviteur,

« PONTCHARTRAIV. »

Lettre du Roi au duc de Vendôme1.

« Versailles, 8 juin 1695.

« Mon cousin,

« La mauvaise santé du maréchal de Noailles ne lui permettant pas de rester à la tête de mon armée de Catalogne, j'ai cru, pour le bien de mes affaires et de mon service, ne pouvoir choisir personne qui fût plus digne que vous de la commander, étant persuadé que vous y soutiendrez la gloire de mes armes et celle du sang dont vous sortez. Je désire donc que vous partiez du lieu où vous êtes, pour vous y rendre diligemment, laissant à mon cousin le grand prieur le soin de veiller à la partie de la Provence dont je vous avois chargé. Vous trouverez à votre arrivée les lettres patentes où je vous donne toute autorité que je désire que vous ayez pour commander en Roussillon et en Catalogne et y prendre la qualité de vice-roi.

« LOUIS

Lettre de M. de Barbezieux, secrétaire d'État de la guerre, au duc de Vendôme-,

« Versailles, 8 juin 1695.

« Enfin, Monseigneur, vous voilà au poste où il y a quelque temps assurément que je vous souhaite, et de tout mon cœur ; trouvez bon que, celui qui fait le plus de profession de vous honorer, je vous proteste que personne n'en a plus de joie que moi \ On a laissé prendre, pendant l'hiver, une audace à ces maudits miquelets, que je ne doute

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