‹ Memoires de Saint-SimonChapitre 340 sur 351 · Ce mot est on français dans · texte numérisé non relu

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origin;

(Traduit de l'original allemand, Briefe der Prinzesiin Elisabeth-Charlotte von Orléans, dans la Bibliothèque de l'Association littéraire de Stuttgart, tome VI (1843), p. 7.)

Page 260, note marginale. Ditte (sic) a été ajouté après coup et en interligne, entre depuis et P8e.

Ibidem, note 2. Ajoutez : « Si l'on en croit les Lettres historiques et galantes, tome I, p. 100, Mlle d'Armagnac était une des plus belles personnes de la cour. » Voyez ce qu'en dit Saint-Simon lui-même, tome IV, p. 416.

Page 263, note 2, ligne 5. Ce fut, selon le duc de Luvnes (Mémoires, tome IX, p. 207-208), la recherche des traitants qui grossit subitement la fortune de Nicolas de Frémont. Colbert, désespérant de tirer encore d'eux huit ou dix millions qui restaient dus sur leurs taxes, les abandonna pour trois millions à Frémont, et celui-ci y gagna seize ou dixsept cent mille livres.

Page 265, note 4, ligne 6. Ajoutez à la phrase entre parenthèses : « Mais tous les membres de la famille signent : De Frémont. »

Page 291, note 2. Aux documents indiqués sur la maladie du maréchal de Noailles, il faut ajouter les lettres que lui adressait sa mère, et qui sont conservées aujourd'hui dans les manuscrits Noailles, à la Bibliothèque nationale, ms. Fr. 6921, fol. 23-24 et 27-28.

Page 306, note 3. Ajoutez : « Le duc de Luynes (Mémoires, tome XIII, p. 288) donne des chiffres un peu différents. Il dit que la maison ou la localité où l'on envoyait une sauvegarde devait donner un louis pour le Roi, trente sols pour le secrétaire du général, et trente ou quarante pour le soldat, plus sa nourriture et celle de son cheval. En 1690, le Roi avait abandonné ses droits sur les sauvegardes au maréchal de Luxembourg, et c'est depuis cette époque que tous les généraux en tiraient des sommes énormes. »

Page 310, note 2. Ajoutez : « Saint-Simon ne dit pas ce qui était déjà connu de son temps, et ce que M. Rousset a prouvé par des pièces irréfutables : c'est qu'il y avait eu une convention secrète avec le duc de Savoie pour lui abandonner Casai après un simulacre de siège, à condition que le vainqueur démantellerait cette place aussitôt. Voyez l'Histoire de la vie et du règne de Louis XIV, par Bruzen de la Martinière, ou les auteurs cités dans ce livre, tome V, p. 90-92, et l'Histoire de Louvois, par M. Rousset, tome IV, p. 532. »

Page 317, note 1. Nous trouvons dans la Gazette d'Amsterdam de 1696, n° VII, à l'occasion de la naissance du prince de Dombes et de la joie témoignée à cette occasion par Louis XIV, l'article rétrospectif qui suit, sur l'affaire de Deynze et sur le rôle du duc du Maine :«.... Ce procédé (du Roi), si contraire au bruit que quelques gazettes étrangères avoient publié du relèguement de ce prince, seroit suffisant pour le détruire, quand on ne sauroit pas d'ailleurs, par des avis certains, qu'il n'y a aucun lieu de douter que ce prince ne se soit comporté en très-bon officier général dans l'affaire du prince de Vaudémont. « Tous les ofli-

« ciers qui en sont instruits, tombent d'accord qu'aussitôt que le duc « du Maine eut été averti par le duc de Villeroy et par le marquis de « Bezons du mouvement que paroissoit faire l'armée du prince de Vau- « démont, il envoya sur-le-champ le sieur de Bessac, son aide de camp, « en donner avis au maréchal de Villeroy, avec ordre de lui dire qu'en « attendant ses ordres, il alloit toujours marcher en avant, pour être « plus à portée de les exécuter: ce qu'il fit en effet. Le sieur de Bessac « trouva l'aile droite, où étoit ce général, dans une grande tranquillité, « et on n'y songeoit guère au décampement des ennemis. Il eut beau « appuyer sur les particularités de la nouvelle qu'il apportoit au ma- « réchal de Villeroy; il ne put jamais l'en persuader. Le sieur de -< Vaillac, maréchal de camp, qui arriva auprès de lui dans le môme « temps que le sieur de Bessac, et qui assura aussi que le prince de « Vaudémont décampoit, qu'il en rendroit bon compte, si l'on vouloit « seulement lui donner trente escadrons, ne persuada pas mieux ce « général, qui avoit des avis contraires, et à qui, dans le môme moment, « le sieur de Puységur vint répondre sur sa tête que les ennemis ne « songeoient point à décamper : en sorte que le sieur de Bessac reporta « pour tout ordre au duc du Maine qu'il s'en tînt à ce que le maréchal « de Villeroy lui avoit mandé par le sieur d'Albergotti. En effet le sieur « d'Albergotti étoit arrivé auprès du duc du Maine peu de temps après « que le sieur de Bessac en étoit parti, et étoit venu lui dire expres- « sèment de la part du maréchal de Villeroy qu'il le prioit de s'en « tenir à ce dont ils étoient convenus ensemble le matin, et qu'il se « contentât d'envoyer, tout au plus, deux ou trois cents chevaux après f les ennemis, en cas qu'ils fissent quelque mouvement. Le sieur de « Bessac, arrivant une heure après à la gauche, étonna fort le duc du « Maine et tous les officiers, quand il leur dit qu'on ne vouloit point « croire, à la droite, que M. de Vaudémont décampoit, et qu'il falloit « s'en tenir à l'ordre apporté par le sieur d'Albergotti. Sur quoi, le duc « du Maine, qui avoit marché en avant dans l'espérance d'avoir d'autres « ordres, et qui étoit déjà dans les retranchements du prince de Vauv démont, renvoya sur-le-champ le même aide de camp au maréchal de « Villeroy, pour lui dire que sa première nouvelle étoit si véritable qu'il « étoit actuellement dans le camp des ennemis. Le sieur de Bessac, « arrivant pour la seconde fois, trouva que l'on commençoit à croire « son premier avis, et que le maréchal de Villeroy se mettoit en devoir « de poursuivre l'armée du prince de Vaudémont. Mais il étoit trop tard « pour en tirer aucun avantage considérable. On voit, par ce détail, que « le duc du Maine n'eût pas été excusable, s'il eût engagé l'affaire, non- « seulement sans l'ordre, mais contre l'ordre exprès de son général. » Page 320, note 1. Ajoutez : « En fait de pièces volantes, nous ne connaissons que la Lettre au gazetier de Paris sur le siège de Nauiur, par l'auteur du Salut de l'Europe, Cologne et Bruxelles, 1695, in-8(> et in-12. Cette pièce conteste beaucoup les prodiges de valeur attribués aux assiégés et fait ressortir L'inutilité ridicule de l'armée de

Villeroy. Quant à la Gazette d'Amsterdam, voyez la précédente addition. »

Page 322. note 2. Ajoutez : • Mais Madame raconte ceci, dans une lettre de 1721 : « Je n'ai vu le Hoi battre que deux hommes, et ils « l'avaient bien mérité : le premier était un valet, qui ne voulait pas le « laisser entrer au jardin, pendant une fête donnée par le Roi ; il lui « appliqua deux bons coups. L'autre était un voleur que le Koi vit « fouiller dans la poche de M. de Villars : le Roi était à cheval ; il courut « sur le voleur et le frappa rudement avec sa canne. Le voleur cria : « Au meurtre! on m'assomme! » Cela nous fit rire tous, et le Roi aussi « en rit.... » (Correspondance, trad. Brunet, tome II, p. 345.) Ce sont là deux faits bons à rapprocher du récit de Saint-Simon, et qui le rendent plus vraisemblable. »

Page 325, dernière ligne des notes. Ajoutez : « Saint-Simon reviendra bientôt, en 1696, sur les Morstein, et particulièrement sur le mariage du fils avec Mlle de Chevreuse. (Tome I, éd. de 1873, p. 381.) »

Page 326, note 4. En 1691, Luxembourg avait refusé de bombarder Bruxelles, et Vauban avait secondé ce refus, l'un et l'autre trouvant que ce serait une consommation inutile de munitions et « un très-mauvais moyen de se concilier le cœur des peuples. » (Rousset, Histoire de Loavois, tome IV, p. 476-477.)

Page 329, note. 1, ligne 5. Au lieu de capitaine de sa cavalerie, lisez : général de sa cavalerie.

Page 341, ligne 18. La pièce suivante, qui a figuré récemment dans une vente d'autographes (Catalogue Veydt, n° 181), prouve que Saint- Simon, ici et ailleurs (tome X, p. 282), n'a pas exagéré le crédit absolu dont jouissait M. de Beauvillier quand le Roi le chargea de former la maison de ses petits-fils. Nous conservons exactement l'orthographe du duc.

« Si i'ay bien compris ce que le Roy m'a dit, son intention est de faire expédier a M. l'abbé de Fennelon des provisions de précepteur de M. le duc de Berry,

« a M" de Denonville et de Saumery, des provisions de soubs gouverneurs;

« a M. l'abbé de Fleury, de soubs précepteur ;

« et a moy, de gouverneur,

« semblables a celles qui ont esté expeddies pour M. le duc d'Anjou, et touttes avec la mesme clause d'exemption de nouveau serment.

« Il y aura aussy a expédier un brevet a M. l'abbé de Langeron, de lecteur de M. le duc de Berry.

« Il n'y aura aucun nouveaux appointements, de mesme qu'on n'en a pas donné a ceux qui, estant desia auprès de M. le duc de Bourgogne, eurent de nouvelles provisions pour servir auprès de M. le duc d'Anjou.

« Outre cela il y aura des provisions' a expédier a M. le marquis de Razilly, lieutenant de roy de Tourraine, pour estre soubs gouver-

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