Bibl. nationale, ras. Fr. 6941, fol
Page 6, note I . Après l'indication du tome VII des Mémoires du duc de Luynes, ajoutez : « tome I, p. 369, tome X, p. 48 et 186, et tome XIII, p. 302. L'avant-dernière des sept filles de M. de Beauvillier qui passèrent leur vie au couvent de Montargis, y mourut au mois de juillet 1754. Celle-là « étoit fort petite et avoit été fort incommodée « toute sa vie. >> C'est sans doute celle que le duc de Beauvillier disait n'être pas mariable. »
Ibidem, note 3, lignes 7-9. Nous avons eu tort de faire entrer en ligne décompte, dans le calcul des appointements du duc de Beauvillier, ceux qui étaient attachés aux charges de gouverneur des deux plus jeunes princes. Saint-Simon dit lui-même (tome X, p. 282) que le due « refusa absolument » ce triple emploi de quarante-huit mille livres par an, et l'on verra en effet, dans une pièce originale citée plus loin (addition à la page 341), que telle fut la stipulation de M. de Beauvillier pour tous les officiers employés à la fois auprès de plusieurs des petits-fils du Roi.
Page 24, note 8. Ajoutez : « Piney est aujourd'hui un chef-lieu de canton du département de l'Aube, et se trouve à vingt kilomètres E. N. E. de Troyes. »
Page 32, note 2. Outre la pièce indiquée dans cette note, on pourra consulter sur la vie du dernier duc de Piney, sur sa vocation religieuse, etc., des factums du temps qui se trouvent dans le nouveau recueil de Pièces originales du Cabinet des manuscrits, vol. 5010, famille de Clermont, fol. 381-393.
Page 35, ligne 9. Au lieu de : « J. de Vienne », le manuscrit ne porte que « J. Vienne ».
Page 39, note 3. Au lieu de : Henriette-Charlotte, lisez : Charlotte- Marguerite, comme à la page 37, note 3.
Page 44, note 6, ligne 23. Ajoutez : « On possède une pièce allemande imprimée en 1707, sous ce titre : Pacte du fameux duc de Luxembourg avec Vesprit meurtrier de Venfer, avec Vexécrable Satan, lors de son incarcération à la Bastille, au mois d'août 1659 ; et ledit pacte, en vingt-huit points, a été commencé le 2 ja?ivier 1659, et terminé le 2 janvier 1695, après trente-six ans, par une mort effroyable, tenue secrète jusqu à présent. »
Page 47, ligne dernière. Ajoutez cette note sur le mot « épouses » :
« Le duc de Chcvrcusc avoit épousé, le 3 février 1667, Jeanne-Marie Colbert, fille aînée du ministre, qui fut nommée dame du palais de la Reine en janvier 1074. Elle mourut le 26 juin 4782, à l'âge de près de quatre-vingt-deux ans. »
Page 63, ligne 23. Ajoutez cette note: « Saint-Simon, dans la lettre à M. de Rancé qui figure depuis 1829 en tête des Mémoires (voyez tome I, éd. de 1873, p. xxix), s'exprime ainsi sur sa participa lion au procès des ducs et pairs : « J'ai.... choisi la relation de notre procès- « contre MM. de Luxembourg père et fils, qui a produit des rencontres « qui m'ont touché de presque toutes les plus vives passions, d'une « manière autant ou plus sensible que je l'aie été en ma vie, et qui est « exprimée en un style qui le fait bien remarquer. C'est, je crois, tout « ce qu'il y a de plus âpre et de plus amer en mes Mémoires ; mais au « moins y ai-je tâché d'être fidèle à la plus exacte vérité. Je l'ai copiée « d'iceux, où elle est écrite éparse çà et là selon l'ordre des temps « auxquels nous avons plaidé, et mise ensemble; et, au lieu d'y « parler à découvert comme dans mes Mémoires, je me nomme dans « cette copie comme les autres, pour la pouvoir garder et m'en servir « sans que j'en paroisse manifestement l'auteur. » Ainsi il y a eu plusieurs rédactions de l'histoire du procès, et celle que nous avons dans le texte définitif des Mémoires ne peut être que la troisième : Saint- Simon s'y nomme à la première personne, comme dnns le texte primitif, écrit « selon l'ordre des temps », dont il parlait à l'abbé de la Trappe; mais ce texte a été remanié et ses différentes parties rapprochées les unes des autres, sans doute lors de la rédaction dernière de l'ensemble des Mémoires. »
Page 70, note 4. Ajoutez : « Dangeau annonce, en 1684, la mort du « bonhomme Corneille, fameux par ses comédies. » (Journal, tome I. p. 59.) »
Page 76, note 2. Ajoutez : « Sur les ducs dont les causes étaient commises au Grand Conseil, voyez les Mémoires du duc de Luijnes, tome II, p. 224. »
Page 93, ligne 5. Ajoutez cette note sur Rivoli : « Ville et château royal à douze kilomètres 0. de Turin, près de la Doire. »
Page 99, note 5, ligne 9. Ajoutez : « Le maréchal de Cœuvres reprit le nom de d'Estrées à la mort du maréchal son père, en mai 1707. (Journal de Dangeau, tome XI, p. 376.) »
Page 101, note 1. D'après la Le lire critique sur la maison de Chaulieu publiée en 1745, par l'abbé d'Estrées, le nom patronymique de celte famille se serait écrit Anfrie, et non Anffrie. Les signatures donnent : Anffrie et Anffrye.
Page 102, note 4. Ajoutez : « On trouve dans le Recueil de pièces en prose publié en 1658-1663, par Ch. de Sercy (5 vol. in- 12), une pièce intitulée : la Promenade du Roi ou la Fable de la Calèche de Sa Majesté. »
Page 103, lignes 2-9. Dans une lettre d/a 13 mars 1717 (Correspon-
dance complète, traduite par Brunet, tome I, p. 296), Madame raconte la même aventure, mais en changeant le nom du bâtard d'Henri IV : « Le lendemain de la mort du Roi, le duc de Verneuil, voulant passer devant le duc de Guise, celui-ci le prit par le bras et lui dit : « Cela était bon « hier, mais cela ne vaut rien aujourd'hui. » Il le tira en arrière et passa devant lui. » — Il est difficile d'admettre que cette aventure soit arrivée au duc de Verneuil, qui n'avait pas encore neuf ans à la mort de son père, tandis que le duc de Vendôme en avait seize.
Page 113, note 5. Ajoutez : « Nous trouvons dans une copie des Mémoires de Sainctot (Bibl. de l'Arsenal, ms. 3860, p. 54) cet article : « Ce « n'est qu'en 169. (sic) que les ambassadeurs ont commencé de rendre « visite aux enfants légitimés de France, et c'est le nonce Cavallerini « qui en a donné l'exemple, en allant visiter le premier en cérémonie « Mgr le duc du Maine et Mgr le comte de Toulouse. Il visita pareille- « ment le premier Mme la duchesse du Maine, et tous les autres ambas- « sadeurs ont depuis suivi son exemple. Ce n'est que depuis cette visite « que les princes légitimés envoient leurs carrosses à l'entrée des ambas- « sadeurs. » Le nonce Cavallerini arriva à Paris le 7 août 1692 et eut sa première audience de cérémonie le 18 novembre suivant. Dangeau ne donne pas le jour exact de la visite aux bâtards; mais sa parfaite concordance avec Sainctot prouve que l'interprétation proposée par nous, de la phrasede Saint-Simon, quoique un peu subtile, est la seule admissible. »
Page 126, note 3. Ajoutez à la note : « Selon les Amours de Mgr le Dauphin avec la comtesse du Rouie, cette dernière, dont Saint-Simon va parler dix pages plus loin, serait la maîtresse à qui le prince écrivit en mourant. »
Page 127, note 5. Ajoutez : « On peut voir aussi les couplets (te 1697 et 1699 cités par Brunet, dans le tome I delà Correspondance complète de Madame, p. 299, note 2. »
Page 128, note 2. Ajoutez : « L'histoire des amours du chevalier de Bouillon avec la princesse de Turenne, et du mariage de celle-ci avec le prince dcRohan, est racontée dans les Lettres historiques et galantes, par Mme de C*** (Mme Dunoyer), éd. de 1720, tome I, p. 8-9. »
Page 129, note 5. Ajoutez : « On trouvera un certain nombre de bons mots de Mme Cornucl dans les Paroles mémorables du P. Brotier (1790), p. 84-88, et, entre autres, celui qu'elle fit sur deux personnages, la Vauguvon et le prince de Courtenay, dont Saint-Simon a raconté le duel en 1693 (voyez notre tome I, p. 294-296). »
Page 136, note 5. Ajoutez : « Madame laconte (Correspondance, éd. Brunet, tome II, p. 274) comment le Dauphin devint « amoureux à sa « manière » de la jeune de la Force. »
l'âge 137, note 3. Ajoutez : « Il fut publié un libelle en Hollande, en 1695, sous le titre de : la Chasse au loup de Monseigneur le Dauphin, ou la Rencontre du comte du Roure dans les plaines d'Anet. L'histoire des amours du Dauphin fait aussi partie des relations galantes imprimées à la suite de ÏHisloire amoureuse des Gaules. Il en est plusieurs
Sas ADDITIONS ET CORRECTIONS.
fois question dans les Lettrée historique* et galante* (par Mme Duneyer),
notamment tome I (('•<!. de 1720), p. 307-308, où l'écrivain prétend que Mme du Kourc avait été envoyée jusqu'à trois t'ois I Montpellier, par le Dauphin, pour y faire ses couches sous la surveillance du médecin Barbeyrac. Le même recueil (p. 324-322) raconte que le Roi, pour obtenir la rupture qu'il demandait à Monseigneur, dut lui faire entendre que Mme du Roure était infidèle à son amant. »
Page 138, note 1. Ajoutez : « Madame, dans une lettre du 15 mars 1721 (éd. Brunet, tome II, p. 311), dit que Mme du Roure « vit encore « dans la misère. »
Page 152, note 2, ligne première. Au lieu de : « Ordonnée par Louvois et Chamlay, » lisez : « conseillée par Chamlay et ordonnée par Louvois. » — A la fin, ajoutez : « Madame écrit à sa tante, le 30 octobre 1689 : « On m'a raconté hier une chose qui m'a tout à fait attendrie et « que je n'ai pu entendre sans pleurer : les pauvres gens de Mannheim, « m'a-t-on dit, se sont retirés tous dans leurs caves, et ils y vivent « comme dans des maisons ; ils tiennent même le marché tous les jours, « comme si la ville était encore dans son ancien état. » (Lettres inédites de la princesse Palatine, traduites par A. -A. Rolland, p. 112-113.) »
Page 156, note 2. Ajoutez : « Les lettres autographes de Mme de Maintenon et du Roi se trouvent dans le ras. de la Bibliothèque nationale Fr. 6919, fol. 7 et 19-20. Le duc d'Orléans écrivit aussi à la mère du maréchal une lettre de félicitations, où il disait : « Outre l'avan- « tage de l'État, j'en ai une particulière (joie) de la gloire qu'il s'est « acquise, car vous savez combien il y a que nous sommes amis.... » (Même ms. 6919, fol. 9-11.) >»
Page 166, ligne 12. Ajoutez cette note sur Mayence : « Place forte de la rive gauche du Rhin, située presque en face du confluent de ce fleuve avec le Mein ; aujourd'hui chef-lieu de la liesse rhénane, province de la Hesse-Darmstadt. »
Page 176, ligne 18. Ajoutez cette notice sur le duc du Lude, qui n'a été désigné que d'une manière incomplète dans le tome I, p. 81, note 4, ligne 30 : « Henri de Daillon, comte du Lude et marquis d'Illiers, premier gentilhomme de la chambre en 1653, chevalier des ordres en 1661, capitaine de Saint-Germain-en-Laye en 1662, aide de camp du Roi en 1667, maréchal de camp en 1668, grand maître de l'artillerie en 1669, lieutenant général en 1670, colonel du régiment des Fusiliers en 1671, duc et pair par brevet en 1675, colonel du régiment des Bombardiers en 1684; mort le 30 août 1685. »
Page 177, note 1, lignes 2-3. Au lieu de : Montmoath , lisez : Monmouth.
Page 183, note 4. Ajoutez : « Le nom de cette famille s'était longtemps écrit FAirre, comme l'orthographie Saint-Simon, el comme s'écrit encore aujourd'hui le nom de la localité d'où elle était originaire, Eurre, canton de Crest, dans la Drôme. »
Page 193, note 4, ligne 6. Entre les deux recueils de harangues que nous avons indiqués, il en parut \.\n autre à Amsterdam, en 1709, où
la harangue de Monsieur de Noyon et la réponse de l'abbé de Caumartin se trouvent l'une et l'autre, p. 347-358 et p. 440-443, la seconde avec cet avis : « Ce discours auroit dû être placé après celui de M. l'évêque de Noyon auquel il sert de réponse...; mais on l'a reçu trop tard pour cela. Il n'a jamais été imprimé à Paris. » Ce texte fournit une correction de celui dont nous avons donné quelques phrases d'après l'édition de 1714. A la note 3 de notre page 194, dernière ligne de cette page, au lieu de : on Va trouvée, il faut lire : on la retrouve.
Page 196, note 3. Ajoutez : « Mathieu Marais, dans une lettre au président Bouhier (Mémoires, tome III, p. 364), parle de « la réponse « ironique qu'il (l'abbé de Caumartin) fit à M. l'évêque de Noyon, lors- « que ce prélat si fier de sa naissance, etc.; » et ailleurs (p. 462) il dit que cette réponse n'a pas été imprimée. »
Page 201, note 3. Nous trouvons dans un des portefeuilles du médecin Vallant, le familier de Mme de Sablé (Bibl. nat., ms. Fr. 17 044, fol. 15 et 16), les deux pièces suivantes, qui sont évidemment satiriques, sur l'évêque de Noyon et l'abbé de Caumartin.
Lettre de Vévêque de Noyon au Roi, sur la' harangue de M. l'abbé de Caumartin, président (sic) en V Académie le jour de la réception de cet évêque.
« L'abbé de Caumartin, sifflé, soufflé, pressé, poussé, excité, remué, agité, tourmenté, persécuté par je ne sais quel esprit malin à moi inconnu jusqu'ici, a fait contre moi un discours à l'Académie, critique, caustique, satirique, comique, allégorique, hyperbolique, emphatique, ironique, fanatique, fantastique, extatique, excentrique. La charité chrétienne ne me permet pas d'en faire à Votre Majesté une censure affirmative; mais la vérité chrétienne m'oblige de dire, sinon ce qu'il est, au moins ce qu'il n'est pas. Il n'est ni long ni court, ni bas ni sublime, ni sérieux ni badin; il n'est ni sacerdotal par rapport à lui, ni épiscopal par rapport à moi, ni royal par rapport à Votre Majesté. Il n'est pas sacerdotal par rapport à lui, car il n'a pas dit un seul mot de l'Écriture sainte, des Pères de l'Église, ni des conciles œcuméniques, et ce sont les seules paroles qui doivent sortir de la bouche d'un prêtre. Il n'est point épiscopal par rapport à moi, car il manque au respect qu'il me doit par la soumission établie dans l'ordre de la jurisdiction ecclésiastique. Il n'est point royal par rapport à Votre Majesté, car il ne dit rien d'Elle, sinon que vous riez toutes les fois que vous me voyez. »
Sa réconciliation avec M. labbé de Caumartin, étant au lit, malade, où il reçut les sacrements, en présence de Mgr le Nonce.
« Los païens vengent les injures, car c'est le propre de la nature. • Les philosophes les méprisent; c'est le propre et l'effet de la raison. « Les chrétiens les pardonnent; c'est le triomphe de la grâce.
« Mais les évoques, qui sont dans l'état de la perfection chrétienne, les doivent aimer.
« Que pour lui, pour marque de sa réconciliation sincère et de l'amitié qu'il accordoit à M. l'abbé, il lui donnoit sa bague.
« A la réception du viatique, il dit, entre autres choses, que c'étoit le mystère du passé, du présent et de l'avenir : du passé, parce que le pain n'y est plus; du présent, parce que la chair du Seigneur y est; de l'avenir, parce que la grâce y sera ; un mystère de puissance, d'amour et d'espérance : de puissance, parce que la nature y est détruite ; d'amour, parce que Jésus-Christ s'y donne à nous, et d'espérance, parce que c'est le gage de la vie future.
« Venez, dit-il, Seigneur ! vous serez reçu chez le pécheur pénitent, « mais fidèle, avec tous les honneurs que vous reçûtes chez le centenier. « Je vous dis comme lui : Domine, non sum dignus. »
« A Mgr le nonce, après avoir reçu le viatique, il dit :
« Que la primauté du Saint-Siège étoit évangélique, apostolique et ecclésiastique : évangélique, parce qu'elle est clairement établie par le texte de l'Évangile; apostolique, parce que Pierre l'a exercée; ecclésiastique, parce que la tradition l'a enseignée, et que les premiers Pères de l'Église se sont plus nettement déclarés pour elle que les derniers scolasliques.
« Qu'il mourra attaché à ce centre d'unité ; qu'étant évoque, il lui étoit uni comme un rayon au soleil, un ruisseau à sa source, une branche à son tronc, et que, dans le pontificat d'aujourd'hui, on auroit peine à dire quel des deux relevoit plus l'autre, ou le pontife le siège, ou le siège le pontife. »
Page 205, ligne 7. Ajoutez cette note sur Maubeuge : « Cette place de guerre, située sur la Sambre, en Hainaut, avait été prise par les Français dès 1649; cédée définitivement par le traité de Nimègue, elle avait été fortifiée alors par Vauban. »
Page 213, note 6, ligne 1. Les anciennes signatures donnent : Motigonmery et Mongoumery.
Page 225, lignes 11-42. Ajoutez cette note sur le dernier duc de Nemours : « Henri de Savoie, duc de Nemours, né en 1625, marié le 22 mai 1657 (voyez ci-dessus, p. 124, note 4), mourut le 14 janvier 1659. Ses deux frères aînés étaient morts avant lui, l'un sans être marié, l'autre (tué en duel le 30 juillet 1652) sans laisser de fils. Cette branche de la maison ducale de Savoie s'était établie en France sous François 1er, qui lui avait donné le duché de Nemours en 1528. »
Page 228, note I . Selon Madame (Correspondance complète, éd. Brunet, tome I, p. 323), le chevalier de Soissons, après avoir été très-bien dans son enfance, était devenu fort laid. « Il avait une longue ligure, les yeux très-près du nez, et un nez horriblement long et fait comme un nez d'épervier; il était jaune comme un citron; il avait la bouche trop petite pour un homme et pleine de dents gâtées, et il sentait affreusement mauvais; il avait de grosses vilaines jambes, les genoux et les
pieds en dedans ; il avait une très-mauvaise démarche et saluait fort mal ; nulle grâce dans ses manières ; il était plus petit que grand ; il avait de beaux cheveux, et en grande quantité.... »
Page 232, note 4. Ajoutez : « Sur la jalousie des Vendôme contre le prince de Conti, voyez Désormeaux, Histoire de la maison de Montmorency (1764), tome V, p. 285-287. »
Ibidem, note 7. Ajoutez : « Désormeaux, qui a consacré les deux derniers volumes de son Histoire de la maison de Montmorency au maréchal de Luxembourg, ne fait que paraphraser ces récits contemporains dans le chapitre de la mort de son héros (tome V, p. 402-411). Il s'étend ensuite longuement sur le portrait et l'éloge du défunt (p. 411-427). »
Page 234, avant-dernière ligne. Ajoutez cette note sur la mort de Luxembourg et l'abstention des ducs et pairs : « Dans une lettre autographe écrite par la duchesse de Noailles au maréchal son fils, elle dit, à l'occasion delà mort du maréchal (Bibl. nat., ms. Fr. 6921, fol. 77-78) : « Il est surprenant que vous estiés (sic) esté seul à la conduite du corps « de M. de Luxambourg. Et où estois ses enfans, ses parans et ses amis, « que vous estiés seul à represanter tout cela? Est til vrai que, sor- « tant de chés vous, il alla chés M. de Boullion, où il but et mangea « beaucoup, quoiqu'avec un grand rhume? On dit aussi qu'on lui a « broullé un abses dans la poitrine. Helas ! c'est le même mal de ma « fille, et il n'a pas esté plus longtemps malade qu'elle. Voila sa « charge remplie. On n'en parle casi plus ; voila le monde : il est bon
« de ne si point atacher et de songer à ce qui ne finira jamais » Le
libelle imprimé à l'étranger sous ce titre : le Maréchal de Luxembourg au lit de la mort, tragi-comédie en cinq actes et en prose, renferme une allusion (acte V, scène h) à une débauche faite par le maréchal trois jours avant sa mort. »
Page 235, note 3, ligne 3 en remontant. Ajoutez : « Un autre petit libelle fut imprimé aussi en 1695, à Cologne, sous le titre d'Histoire des amours du maréchal de Luxembourg. »
Page 242, note 5. Ajoutez : « Luxembourg lui-même avait fait un mémoire pour représenter au Roi la nécessité de mettre fin à la guerre (1694). Cette pièce est imprimée en partie dans Y Histoire de la maison de Montmorency, par Désormeaux, tome V, p. 370-373. »
Page 243, ligne dernière. Ajoutez la note qui suit, sur Aix-la-Chapelle : « Cette ville libre avait vu conclure en 1668 la paix entre la France et l'Espagne. »
Page 250, note 5. Ajoutez : « Madame écrit à la comtesse palatine Louise, le 5 mars 1695 : « Le roi Jacques d'Angleterre.... n'a pas voulu « que nous prissions le deuil de sa fille ; il a vivement insisté pour qu'on « n'en fit rien. Il n'a pas du tout été ému de cette mort : ce qui m'a « étonnée.... D'après le portrait qu'on m'avait fait du prince Guillaume, « je n'aurais jamais cru qu'il eût été aussi tendre1 pour sa femme. »