Eu a été ajouté en marge devant quelques
3. Ce factum est la requête du duc de Luxembourg au Roi et à son conseil, demandant que M. de Richelieu soit débouté de son opposition à l'arrêt rendu contre lui le 3 février. M. Mesnard en a publié quelques fragments dans le tome V des Œuvres de J. Racine, p. 391-394. Voyez l'appendice n° I.
réponse1, et tout de suite imprimer et distribuer, par laquelle2 il attaqua la fidélité dont M. de Luxembourg avoit vanté sa maison, par les complots du dernier duc de Montmorency, pris en bataille dans son gouvernement contre le feu roi, à Castelnaudary, et pour cela exécuté à Toulouse en 1 632 8; et la personne de M. de Luxembourg, par sa conduite sous Monsieur le Prince4, par sa prison pour les poisons et les diableries, par la sellette sur laquelle il avoit été interrogé, et répondu, et par la lâcheté qui l'avoit empêché5 en cette occasion de réclamer les droits de sa dignité et demander à être jugé en forme de pairie0. Outre ces faits, fortement articulés, le sel le plus acre y étoit répandu partout.
M. de Richelieu ne s'en tint pas là : il rencontra M. de Luxembourg dans la salle des Gardes, à Versailles; il fut droit à lui ; il lui dit qu'il étoit fort surpris de son procédé à son égard, mais qu'il n'étoit point ladre7 (ce furent ses termes) ; que dans peu il en 8 verroit paroître une réponse aussi vive que son factum la méritoit ; qu'au reste, il vouloit bien qu'il sût qu'il ne le craignoit ni à pied ni à cheval, ni lui ni sa séquelle, ni à la cour ni à la ville, ni même à l'armée, quand bien même il iroit, ni en pas
1. Voyez ses deux factums dans le vol. XXIII du recueil Thoisy, fol. 321-323 et 325-328.