‹ Memoires de Saint-SimonChapitre 93 sur 351 · Comme s'il était déjà récusé · texte numérisé non relu

Comme s'il était déjà récusé

3. Comme toutes les familles parlementaires de Paris, celles de Harlay et de Potier avaient plus d'une alliance entre elles ; nous croyons que la parenté dont il est question ici, venait de ce que la duchesse de Gesvres était une Fontenay-Mareuil, fille de l'ambassadeur dont on a des mémoires, et que la quartaïeule du premier président, Catherine du Val de Fontenay, mariée en 1530, était de la même famille; ou bien de ce que Mme de Harlay, née de Lamoignon, avait eu pour mère une Potier de Blancmesnil, arrière-petite-tîlle du Jacques Potier dont il a été parlé ci-dessus, p. 28, note 2.

une assignation de notre part. La raison s'en voit ci-dessus dans la généalogie1 : il étoit fils de la fille et sœur des deux ducs de Piney Luxembourg. Je ne comprends pas comment aucun de nous ni de notre conseil ne trouva pas ce moyen. Le premier président ne tarda pas a se repentir de nous en avoir avisés, mais il demeura récuse.

L'affaire en resta2 là pour cette année3. La belle saison rappela M. de Luxembourg et ses trois fils 4 en Flandres; pas un de ses gens d'affaires, ni de ses protecteurs, ne voulurent s'en charger en son absence, non plus que l'abbé de Luxembourg, son fils5. La mort du duc de Sully, qui arriva pendant la campagne0, fit un délai naturel de quatre mois7, et la maladie de Portail, notre rapporteur, dura jusqu'à la fin de l'année, et gagna la mort de M. de Luxembourg, que je rapporterai en son temps8.

Cet hiver finit enfin la fameuse maison de Longueville, Mort dudermer si connue par la fortune inouïe et si prodigieusement Longueviiles.

Page 1