‹ Mémoires de thérapeutique médico-chirurgicaleChapitre 1 sur 29 · MÉDICATION · texte numérisé non relu

MÉDICATION

de différentes natures , soit purulentes , soit kysteuses, par une ouverture imperceptible, et par conséquent sans cicatrices bien visibles ; 2° de provoquer l’évacuation sanguine capillaire à la manière des sangsues ; 3° de soutirer des petites plaies du derme le venin qui vient d’y être introduit , et de pouvoir en quelque sorte faire avorter les symptômes des plaies envenimées.

De tout temps , et par différents moyens , on a cherché à profiter des bienfaits de cette médication pneumatique. Les psylles des anciens y puisaient toutes leurs ressources et toute leur puissance en s’étayant de paroles, prétendues magiques , et en Fentourant de mystère , de prestiges et de tout ce qui peut influer sur des imaginations avides du merveilleux. Dans les combats singuliers on voyait souvent un généreux adversaire s’empresser de sucer la plaie d’un ennemi qu’un instant avant il voulait immoler. Les armées romaines étaient suivies par ces psylles guérisseurs de plaies , et c’était là, pour ainsi dire, toute leur chirurgie militaire. L’usage des armes à feu parut donner d’abord plus d’influence à ces jongleurs : on croyait ces plaies envenimées , et on regardait la succion comme spécifique. Du temps d’ Âjnbroise-Pdi'é , on voyait encore de ces empiriques à la suite des armées. Les ventouses sèches, les ventouses scarifiées déterminent cette médication. Marc-Antoine Petit , digne successeur de Fouteau , conseillait d’ouvrir les dépôts par congestion avec une aiguille rodgie aü feu , et de soutirer le pus avec la ventouse , etc. Mais la succion des anciens , les ven-

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