‹ Mémoires de thérapeutique médico-chirurgicaleChapitre 5 sur 29 · ARTIFICIELLES · texte numérisé non relu

ARTIFICIELLES

L’application du pneumoderme modifié et armé d’une lance conformée de manière à imiter la morsure delà sangsue , m’a paru remplir les conditions nécessaires pour produire l’effet désiré.

L’instrument plus petit que le pneumoderme ordinaire peut se placer dans une trousse et se trouver toujours sous la main du médecin, ou l’on peut ajouter au pneumoderme ordinaire la lance incisive ; cette lance est très simple : je l’ai configurée de différentes manières par son extrémité vulnérante; \ 0 à trois petits tranchants réunis en un seul à leur sommet aigu ; 2° en véritable lance ; 3° en pointe de lancette à grain d’avoine.

La piqûre ou la petite plaie que produit cette lame incisive ouvre le réseau capillaire , détermine une légère irritation dans le derme, et l’action pneumatique du piston et de la bouche du syphon remplace la succion de la sangsue.

Cette lance incisive joue au travers du syphon dont elle ne dépasse pas le niveau inférieur , au moyen d’une lame de ressort horizontale placée à sa partie supérieure et se réunissant à angle un peu aigu avec cette dernière, de sorte que, quand la partie inférieure du piston vient presser sur elle, la pointe incisive dépasse la bouche du syphon et pénètre dans la peau, ouvre le réseau capillaire et donne à la puissance pneumatique la faculté d’aspirer une quantité plus ou moins grande de sang (1).

(1) M. Charrière a fait cc ressort en spirale.

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