‹ Mémoires de thérapeutique médico-chirurgicaleChapitre 6 sur 29 · SANGSUES · texte numérisé non relu

SANGSUES

L’application de ce procédé est simple, facile et peu douloureuse. On saisit convenablement l’instrument, on pousse le piston pour faire saillir la lance après avoir bien appliqué sur la peau la bouche du syphon, ensuite on retire le piston lentement pour faire le vide et la succion , on enlève l’instrument, on repousse le sang qui y est contenu et on recommence l’opération autant de fois qu’on le croit nécessaire. Il faut ajouter que cette opération est peu douloureuse , parce que la pression exercée sur la peau par la bouche du syphon suspend pour ainsi dire la sensibilité.

On a* souvent trop multiplié l’application d’un remède, mais il n’en est pas de même de la médication. Ainsi Faction pneumatique peut encore être utilisée pour absorber, soutirer d’une petite plaie le fluide vénéneux qui aura pu être ino-^ culé. La succion dont j’ai parlé au commencement de ce mémoire a eu souvent une application vraiment rationnelle et des effets que Fon ne peut révoquer en doute $ mais ce procédé est dégoûtant , et de nos jours on trouverait peu de ces psylies complaisants. La ventouse qui F imite et la remplace agit trop largement , et les pompes aspirantes ont le même inconvénient. D’ailleurs Fapplication en est longue et pénible, tandis que celle du pneurnoderme est prompte et facile. Je ne présente, à cet égard, que des considérations plutôt théoriques que pratiques , mais elles me paraissent rationnelles ; elles me semblent être la conséquence de Faction pneumatique, et si je ne puis présenter l’assurance dubienfaitproduit par cette médication, on me par-

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