ARTIFICIELLES
donnera sans doute d’en concevoir l’espérance (1 ) .
Cependant , je puis offrir quelques faits , quelques commencements d’expérience à l’appui de ces espérances : Je me fis piquer au bras par une guêpe ; dès que la douleur commença à se faire sentir , j’appliquai sur la partie piquée la bouche du pneumoderme , je tirai le piston et douleur disparut à l’instant.
M. C... présentait depuis deux ou trois jours une pustule qui paraissait syphilitique. Effrayé de cette apparition , surtout par rapport à sa position sociale , il voulut bien se soumettre à une expérience qui pouvait faire avorter la maladie dont il * était menacé. J’appliquai la bouche du pneumoderme sur la pustule que j’entourai; je soutirai doucement et longuement sur cette pustule qui se vida entièrement , quelques gouttes de sang suivirent sa disparition. Je fis prendre un bain local d’une eau tiède laudanisée, et îa cicatrisation était complète le surlendemain. Lorsque je quittai Lyon, il y avait plus de vingt jours que cette petite opération avait été faite et aucun symptôme syphilitique ne s’était manifesté. Y avait - il infection?
C est ce que l’on peut présumer, mais il faut de nouveaux faits pour affirmer. 11 en est de même de l’expérience suivante :
(1) M. Barry a conseillé les ventouses sur les places en» venimées ; M. Bouillaud a signalé le même moyen pour soutirer la matière morbifique , et il regarde cette médication comme certaine quand elle est appliquée à temps.