VIE I>*ALFIERI
rien n*est plus trivial; il y a d'ailleurs, ce mesem^ ble, pea de plaisir à en retirer, et pas le moindre fruit. Notre siècle peu fertile en inventions a voulu faire sortir la tragédie de la comédie, en créant le drame bourgeois, que l'on pourrait appeler l'^popie des grenouilles ; moi qui ne sais me plier qu'à la vérité, il m'a paru plus vraisemblable de tirer la comédie de la tragédie. Je le trouve à la fois plus divertissant, plus utile et plus vrai. Il n'est pas rare de voir les grands et les puissans prêter au ridicule ; mais des banquiers, des avocats et autres personnages de la classe moyenne , qui nous for* cent à les admirer, c'est ce que l'on ne voit point ; le cothurne ne va point aux pieds qui marchent dans la boue. Enfin j'ai tenté l'épreuve ; le temps et ma conscience, quand je reverrai ces essais, décideront si je dois les garder ou les jeter au feu.