ICILIUS, VIRGINIUS
ICILIUS
Ah 1 que vois-je?... Virginlus 1 ce sont les dieux protecteurs de Borne qui t'amènent. Un retour si prompt est pour moi d'un augure favorable.
VIBOJHIDS,
Iclllus ! ô ciel ! j'ai volé à Rome... Mais, dites-mol, ne suis-je pas arrivé trop tard? A peine osé-je le demander? Suis-je encore père?
ICILIUS
Votre fille est libre et pure.
vinci IV I OS.
0 bonheur inattendu! Ma fille 1... Enfin... je respire... ICltlDS.
Votre fille existe; mais elle vit dans les larmes avec sa mère éplorée. Elles sont tourmentées par le doute du sort affreux qui les attend. Dans l'inquiétude qui les dévore, elles désirent et redoutent également votre retour.
VIHGINIUS.
Dieux tout-puissants 1 vous avez donc entendu mes prières , vous, qui m'avez donné des forces surnaturelles, vous qui m'avez fait arriver ici assez à temps pour sauver ma fille ou périr avec elle 1
ICI LIUS.
Écoutez; et moi aussi je veux mourir ou la sauver. Mais vous êtes père. Vous pouvez employer sur le peuple un moyen tout-puissant, et qui m'est interdit. Les larmes...
VIBGINIUS.
Mais, dites-moi, qu'est-il arrivé?
ici Lins.
La terre que vous foulez fut ce matin le champ de l'Iniquité ; c'est ici qu'a été livré le premier combat. Un Marcus parle, et veut, à force d'impostures, cacher l'amour effréné d'Appius. Il emploie toutes sortes d'artifices pour tromper le peuple. Il parle de lois, de témoins, de preuves. Déjà le cruel Appius croyait rendre sans obstacle son jugement Inique. Mais moi, le premier, j'ai osé dévoiler le fourbe, j'ai osé demander votre retour. Oh ! quel cri terrible a poussé le peuple quand il a entendu votre nom I Le tyran se composait un visage tranquille, mats il tremblait au fond de son âme. Enfin