MARC US
Il n'est que trop vrai.
AFFIOS.
L'as-tu vu?
MABCDS.
Je l'ai vu. Bientôt vous le verrez vous-même : il vous cherche.
APPIDS.
Comment a-t-il quitté le camp, lorsqu'un ordre exprès, émané de moi, devait l'y retenir?
HAKCUS.
Vos ordres sont peut-être arrivés trop tard. Peut-être les généraux n'ont-ils pas obéi sur-le-champ...
Et qui oserait apporter le moindre retard aux volontés d'Appius? Je le vois, Icilius a su me prévenir. . . Il aura le salaire qu'il mérite. On avait envoyé avertir Virginlus,
350 YIBGIME.
avant que sa fille eût paru au tribunal. Son arrivée déconcerte mes projets. Mais cependant...
ma h eus.
Déjà Virginius , son épouse et sa fille, les vêlements déchirés , parcourent en suppliants tous les quartiers de Rome ; partout ils laissent des traces de leurs larmes et de leur désespoir. Bientôt peut-être les verrez-vous traverser ce lieu. Mais le farouche Icilius, armé, suivi d'une troupe nombreuse, qui s'augmente à chaque instant, parcourt Rome d'une manière bien différente. II prie, il menace, il auime , il excite par ses discours. Les larmes de la mère, la beauté de Virginie, la gloire de Virginius blanchi sous les armes, les cris séditieux du tribun, tout concourt à préparer une explosion terrible.
Sors. Tremble pour toi, si tu le veux ; aies des craintes sur moi-môme, j'y consens. .Quant à moi, je ne redoute rien. Sors, je vois Virginius s'avancer vers moi. Laisse-moi seul avec lui.