ACTE II, SCÈNB II
est encore plus vertueuse. Rome entière connaît notre Famille et nos mœurs; elle sait qu'il n'y eut jamais d'esclaves parmi nous. Je vais aujourd'hui faire décider une grande question. Je vous le demande au nom de Rome, répondez, Appius ; nos enfants nous appartiennent-ils ?
J'excuse les discours d'une mère. Je tous réponds, à vous, à Rome entière : quand il existe des lois, celui qui ne les a point enfreintes n'a rien à redouter. C'est en vain que l'on veut vous enlever cette fille, si vous été» sa mère. Jamais aucune partialité ne dicte mes jugements. Mais je ne vois point au tribunal celui qui revendique cette fille comme son esclave. Vous, qui êtes-vous T Quel est le père supposé ou véritable de cet enfant?
HUHITOBIA.
Appius, ne le savez-vous pas? Regardez-la, Virginie est son nom. Elle l'a reçu de son père, qui vous est connu, qui est connu de Rome; et encore plus des ennemis. Nous sommes plébéiens , et nous n'en rougissons pas. Ma fille est née libre, elle mourra libre. Icilîus Ta choisie pour son épouse ; cela doit détruire tous les doutes que l'on pourrait élever sur sa naissance.
ICILIUS
Apprenez, en outre, qu'lcillus la chérit plus que la vie , autant que la liberté.
Dans ce moment il me suffit de savoir si elle naquit libre ou esclave. Qu'elle vous soit chère, qu'elle soit votre épouse, cela ne changera point son sort. Que peuvent sur moi vos regards furieux et vos discours pleins de fiel ? Bientôt Rome et Icilius entendront mon arrêt.
UÉM. DF VICTOR Al.FlF.iîl, 28
ViBGINIK.