EPILOGUE
M. Gisquet, qui fut préfet de police de 1831 à 1836, en racontant comment il fut amené à transformer la police de sûreté, donne, sur la personnalité de Vidocq, et sur la moralité en matière policière, des appréciations qui, en synthétisant, dans un court aperçu, l'auteur de ces Mémoires, en apparaissent comme la rationnelle conclusion :
« Un homme, dit-il (le sieur Vidocq), qui avait acquis une sorte de célébrité sous la Restauration, fut le créateur de la brigade de sûreté. Vidocq, dans les entraves de ses anciennes liaisons, ne s'entoura guère que d'hommes flétris par la justice. Il choisissait lui-même ses agents, fixait arbitrairement leurs salaires, était toujours l'intermédiaire entre eux et l'administration pour la remise des fonds destinés au paiement de leurs honoraires, et de ses agents, à peu près comme il l'entendait.
« La répugnance bien naturelle que les préfets et même les employés suj)érieurs éprouvaient à être en contact avec les hommes de cette brigade et à s'initier aux détails de leurs occupations,