‹ Mémoires de Vidocq (volume 2)Chapitre 27 sur 56 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

laissait une direction presque absolue et sans contrôle au chef qui la coiiiinandait.

ce Vidocq est un homme doué d'intelligence cL de caractère; seulement un peu tourmenté du besoin de faire parler de lui. Je passerais sous silence les services qu'il a pu rendre, puisqu'ils appartiennent à une autre époque; mais il n'est pas superflu de dire qu'après l'avoir employé pendant quelques mois, j'ai reconnu que son habileté n'était pas ou n'était plus à la hauteur de sa réputation.

« C'est surtout dans cette branche qu'il faut varier et renouveler souvent les moyens de découvrir les coupables. Vidocq avait sans doute usé toutes les ressources de son imagination, car. après avoir obtenu de ma confiance la direction de la brigade, il resta dans l'ornière de ses anciennes habitudes, de ses ruses qui n'étaient pas toujours avouables, et, qui, mises tant de fois en usage, ne pouvaient plus avoir de chances de succès.

« Quoi qu'il en soit, Vidocq m'ayant été adressé par M. de Bondy, au commencement de 1832, profita de l'audience que je lui accordai, pour faire ressortir l'inhabileté des agents de la Sûreté alors en fonctions, et pour mettre en relief sa supériorité. J'avais été tellement peu satisfait de la manière dont se faisait ce sei'vice, et comptant sur les améliorations promises par Vidocq, je lui rendis, deux ou trois mois après, le poste qu'il avait occupé.

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