‹ Mémoires de Vidocq (volume 2)Chapitre 28 sur 56 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

« Mais il reprit avec lui les débris de son premier entourage, et l'expérience d'un trimestre suffît pour me faire reconnaîtie tous les inconvénients d'attacher de tels auxiliaires à la préfecture.

« Dans le courant de septembre 1832, un procès criminel eut lieu pour un vol commis à la barrière de Fontainebleau le 23 mars précédent., Trois accusés, savoir : Lenoir, ]\loureau et Cloquemin furent condamnés à vingt ans de travaux forcés; deux autres, Lequin et Déplantes, à cinq années de réclusion, et enfin, le nommé Léger, devenu depuis l'exécution du vol, agent de Vidocq, à deux années de prison pour complicité.

« Cette affaire, dans laquelle j'ai vu que Vidocq continuait à mettre en œuvre des repris de justice, et qu'il procédait quelquefois par des moyens auxquels on pouvait reprocher un certain caractère de provocation, me décida à le révoquer et à renvoyer les agents impurs dont il se sei'vait.

« Jusque-là, on pensait généralement qu'on ne pouvait faire la police des voleurs qu'avec des voleurs. Je voulus essayer de la faire faire pai des gens honnêtes, et les résultats ont prouvé que j'avais raison.

« Cette réforme était devenue nécessaire pour établir une moralité désirable dans toutes les branches de l'administration. Je n'ai pas voulu que l'autorité restât exposée ])lus longtemps à

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