‹ Mémoires, documents et écrits divers laissés par le prince de Metternich, chancelier de cour et d'État; pub. par son fils le prince Richard de Metternich, classés et réunis (volume 3)Chapitre 115 sur 123 · L'ÉMANCIPATION DES CATHOLIQUES · texte numérisé non relu

L'ÉMANCIPATION DES CATHOLIQUES

a causée à Sa Majesté Impériale*. Les seuls ennemis de TAngleterre, de sa paix intérieure et de sa puissance, ou ceux de son administration actuelle, pourraient ne point partag^er ce sentiment. Comme nous ne sommes pas au nombre de pareils adversaires, nous nous réjouissons du fond de Pâme d'un aussi grand succès. La vénération et Pamitié qu'en mon particulier je vous porte personnellement, mon cher duc, ne m'eussent point permis de ne pas vous adresser les présentes li{jnes.

Veuillez a{p*éer en même temps rhomma{je renouvelé de tous ces sentiments, qui ne (iniront qu'avec moi.

Metternich h Estcrhazy, h Londres (E. D.), Vienne, le 19 aviil 1829.

945. Nous avons été informé», il y a deux jours, du succès éclatant que le Gouvernement vient de remporter définitivement dans l'affaire catholique. Il n^est g^uére de nouvelles qui eussent pu être accueillies ici avec une plus sincère sntisiaction. Nous voyons dans cet événement non-seulement le triomphe d'une cause, mais éjjalement la consolidation d'une administration sur laquelle reposent, — je n'hésite pas à le dire, — nos dernières espérances de salut universel.

L'Empereur désire que Votre Altesse exprime de sa part à Sa Majesté Britannique ses sincères félicitations sur l'issue d'une attire qui ajoutera un nouveau fleuron à la gloire de son rè{pie. Il désire que vous soyez é{p1ement auprès de M. le duc de Wellington l'interprète des sentiments que je viens de vous énoncer.

Par un singulier hasard, le triomphe du Gouvernement britannique a coïncidé avec une défaite du ministère français**.

* Bill (l'émancipation des catholiques, daté du 13 avril 1829.

{Note de tEdiieur.) ** Le ministère Martifjnac subit un échec par suite du rejet du pnijet de loi relatif aux conseils (;énéraux, aux conseils d*;irrondii<seuient et aux conseils municipaux, qui devaient être nommes, non plus directement comme jusqu^icî par le Itoi lui-même, mais par voie d'élection. Le projet de loi fut repoussé par les Chambres, et il en résulta la chute du ininistèro Martignac»

{Note d€ CÉdiUur.)

L'attitude des deux Gouvernements et celle des Parlements se trouvent bien exactement signalées par le rapprochement des deux positions.

Je vous prie de remettre à M. le duc de Wellington la lettre ci-jointe (n* 944), que je me suis senti le besoin de lui adresser.

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