‹ Mémoires, documents et écrits divers laissés par le prince de Metternich, chancelier de cour et d'État; pub. par son fils le prince Richard de Metternich, classés et réunis (volume 3)Chapitre 121 sur 123 · L'AUTRICHE APRÈS LA PAIX D'ANDRINOPLE · texte numérisé non relu

L'AUTRICHE APRÈS LA PAIX D'ANDRINOPLE

un bon système défensif. Au point de vue moral, il reste encore bien des réformes à foire ; et c'est précisément dans le perfectionnement de l'organisation morale de l'armée qu'il faut chercher une des premières conditions de la force conservatrice, que je regarde comme la base principale sur laquelle il fout s'appuyer pour réaliser le bien qui peut se foire dans les conjonctures critiques et difficiles que nous traversons.

L'entreprise n'est pas focile ; elle demande autant de résolution et de prudence que de repos matériel et de suite dans l'exécution : une marche bien calculée peut seule en rendre la réalisation possible; or, pour examiner mûrement et poursuivre une marche pareille, des délibérations régulières et impartiales sont indispensables.

Au point de vue administratif, je mets en première ligne, parmi les besoins dont il fout tenir compte, la situation de la Hongrie, et la réunion de la Diète, qui doit avoir lieu l'année prochaine.

Les objets que j'ai rappelés brièvement ici et qui convergent à un seul et même but principal, sont ceux que Votre Majesté se sentira peut-être appelée à examiner avec sa sagesse habituelle. Des foutes commises à propos de n'importe laquelle de ces questions nous éloigneraient du but que nous devons poursuivre sans foiblir. Quand il s'agit de la première, de la plus impérieuse des nécessités, celle de se conserver soi-même, on ne peut procéder avec trop de prudence et de soin pour trouver les meilleurs moyens que la sagesse humaine puisse découvrir. Il n'y a de conseil vraiment bon que celui qui vient à point; quand le moment opportun est passé, l'avis le plus salutaire perd souvent son prix. .

Pénétré du sentiment de mon devoir, j'ose donc appeler l'attention de Votre Majesté sur les points suivants :

Au moment où commence une nouvelle ère politique, il fout que les finances de l'État soient en état de répondre aux besoins d'un avenir prochain, besoins dont la réalité et l'importance auront été reconnus.

Les considérations à étudier à cet effet embrassent la situation financière, militaire et administrative. Elles ne peuvent

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