RÉSULTATS DES NÉGOCIATIONS AVEC ROME
nouvelle division diocésaine ordonnée par Votre Majesté et à faire expédier les bulles nécessaires, dès que les documents indispensables à cet effet seront tous parvenus à Rome y documents pour le prompt envoi desquels j'insiste aujourd'hui auprès de la commission d'organisation aulique *.
* Indépendamment de.s mesures relatives au règlement des affaires intérieures de l'Empire, dont le livre i V contient Texposé, Mettemirh a largement contribué à la création d'autres institutions organiques importantes pour rÉlat, sans qu'il soit possible toutefois de déterminer sa part d'action d'après des documents authentiques. C*est ainsi que le Tyrol s'est vu rendre son ancienne constitution; que la Dalmatie a été divisée en cinq cercles; que le royaume d'illyrie a été formé de la Carinthie, de la Carniole et de certaines parties du Littoral; que toutes les provinces allemandes de l'Autriche sont entrées dans la Confédération germanique, etc. Tous ces changements, réalisés avec la coopération de Metternich, remontent aux premières années de l'ère de paix, à 1816 et à 1817.
Il s'entend de soi-même qu'un homme d'État du caractère du prince de Metternich, jouissant de la pleine confiance de son Souverain et possédant les riches trésors d'une expérience acquise en des temps difficiles, se soit appliqué au développement intérieur de l'Empire, ne fût-ce qu'à cause de l'étroite connexion de la situation intérieure avec les relations extérieures, dont le département lui avait été confié. Toutefois il suffit, d'autre part, de songer à la nature d'un organisme politique bien réglé pour comprendre qu'on ne peut trouver que dans des cas exceptionnels et d'une importance particulière des documents authentiques sortis de la plume du chef d'un ressort, quand il s'agit de questions étrangères à sa sphère d'activité. Car les rapports personnels du Souverain avec Thomme qu'il honore de toute sa confiance; ce que ce dernier fait, ce qu'il dit autour du tapis vert de la salle des conférences où les idées sont échangées directement, de vive voix, tout cela ne laisse, en thèse générale, point de traces, au moins pas de ces traces que des recherches ultérieures puissent découvrir. A cela vient s'ajouter encore une autre considération : c'est que, pendant la période du règne de l'Empereur François, personne ne tenait plus strictement que l'Empereur François lui-même à l'observation rigoureuse des limites légales de la compétence des différentes autorités, tandis que, pendant la période du règne de l'Empereur Ferdinand, la puissance du chancelier d'Etat, que ses contemporains se sont singulièrement exagérée, a souvent en revanche échoué, dans les questions d'administration intérieure, contre bien des influences contraires. Qu'on nous pardonne en faveur de l'absence de renseignements autobiographiques sur ci.'tte période et sur les suivantes, si le titre du livre qui se termine ici nous a entraîné à présenter au lecteur quelques courtes réflexions explicatives, et à empiéter en partie sur les droits de Thistoire en parlant de ce que Metternich a fait dans le domaine de la politique intérieure. (Note de CÈditeur,)