III. Il
Aix-la-Chapelle, le 7 octobre.
295. J'ai rhonneur d'envoyer ci-joint à Votre Majesté et de Lui soumettre respectueusement un aperçu provisoire sur les négociations militaires de Francfort.
Il suffira à Votre Majesté d'un coup d'oeil rapide pour voir (jue ce travail embrasse toutes les questions générales et particulières que comprend une bonne organisation militaire. Les détails n'ont pas été l'objet d'une étude moins sérieuse et moins approfondie : Votre Majesté daignera s'en convaincre en lisant le rapport adressé à la Diète , rapport que j'attends d'ici à deux ou trois jours.
Étant donné le moment actuel, cette affaire est ceitainement une des plus grandes et des plus fécondes, et si je ne regrette pas la somme considérable de travail presque journalier qu'elle m'a coûté depuis plus d'un an, c'est uniquement parce que j'ai la conscience d'avoir rendu un véritable service à Votre Majesté et d'avoir créé un point d'appui solide pour tout le corps social européen. La grande difficulté, c'était d'amener l'accord entre tant d'opinions , que séparaient souvent les intérêts les plus mesquins et les plus misérables, c'était de lès concilier au jour opportun. Rien ne pouvait être plus vraiment utile que de faire de l'Allemagne une puissance militaire au moment de l'évacuation de la France, et de rendre impossible toute immixtion des Souverains réunis à Aix-la- Chapelle dans les affaires qui regardent exclusivement la Confédération.
Sous ce rapport, je regarde mon dernier séjour à Francfort comme une de ces chances heureuses dont la portée échappe à tous les calculs.
La Diète s'ajournera du 12 de ce mois jusqu'en janvier.
Metternich, m. p.
Je prends note de ce que vous me mandez. Vous me sou-
Mt possible les détails du projet d'oi^ani- CkmfiMération germanique , puisque l'an-
iiexe de votre rapport ne contient qu'un aperçu des questions
qui ont trait à cette grande mesure^.
François, m. p.
Aix-la-Chapelle, le 8 octobre 1818.
Aix-la-Chapelle, le 25 octobre.
286. Sire, le peintre Lawrence vient de recevoir ce qui lui était indispensable ; il se présentera chez Votre Majesté pour commencer les séances. Il s'est installé à Tbôtel de ville ^*.
Metternigh, m. p.
Je prends note de ce que vous me mandez.
François, m. p.
Aix-la-Chapelle, le 26 octobre 1818.
Aix-la-Chapelle, le 28 octobre.