‹ Mémoires, documents et écrits divers laissés par le prince de Metternich, chancelier de cour et d'État; pub. par son fils le prince Richard de Metternich, classés et réunis (volume 4)Chapitre 87 sur 126 · J^approuve les divers points que vous avez proposés · texte numérisé non relu

J^approuve les divers points que vous avez proposés

François, m. p.

Dé|)éclie circulaire des CSoun d'Antriclie, de Rataie et de Pnuse, à leurs enToyé* et cbar^ d'affaires près les CSours d'Allemagne et les Cours du Nord. Troppaa, le 8 décembre iSSO.

484. Les événements du 8 mars en Espagne, ceux du 2 juillet à Naples, et la catastrophe du Portugal, ont dû nécessaire-

* Il résulte des documents officiels que TEmpereur François a?ait l'intention d*approuTer purement et simplement les deux premiers points et de modifier le troisième. LVmpereur François a->t-il renoncé à cette idée en écrivant sa résolution, ou, ce qui est plus prolMible, le projet ci- dessus, écrit de la main du prince de Mettemicb, a-t-il été remanié de manière à concorder avec les ordres de l'Empereur? C'est une question qu*on ne peut résoudre avec certitude d'après les documents existants. Comme on le sait, les troin puissances du Nord adhérèrent seules k ces principes ; quant à l'Angleterre et à la France, elles refusèrent d'y souscrire.

{NoU dt CÈditeur.)

m. il

ment exciter un vif sentiment de crainte et de chagrin chex tous ceux que leur devoir appelle à veiller au maintien du repos dans les États, mais eu même temps &ire nattre le besoin de s unir et d'examiner en commun les moyens de

ma

parer ù tous les maux qui menaçaient de se déchaîner sur l'Europe.

Il était naturel (|ue ces sentiments agissent avec une énergie toute particulière sur les puissances quivenaient de triompher de la révolution et qui la voyaient aujourd'hui relever la tète. Il était tout aussi naturel que ces puissances, pour la combattre une troisième fois, recourussent aux mêmes moyens qu'elles avaient employés si heureusement dans cette lutte mémO' rahle qui délivra tEurope d'un joug qu'elle avait porté pendant vingt ans.

Tout autorisait à espérer que cette union, fondée au milieu des plus grands périls, couronnée par le triomphe le plus éclatant, cimentée par les négociations de 1814, 1815etl8I8, (|ue cette union qui avait préparé, affermi, complété la paix du monde, qui avait délivré le continent européen du despotisme militaire du représentant de la révolution, saurait aussi mettre un frein ù une puissance nouvelle non moins tyrannique, non moins détestable , à la puissance de Tinsurrection et du crime.

Tels Jurent les motifs, tel fut le but de la réunion de Troppau. Les premiers sont si évidents par eux-mêmes, qu'ils n'ont pas besoin d'être développés ; le second est si honorable et si salutaire, que les vœux de tous les honnêtes gens ne manqueront pas d'accompagner les Cours alliées dans leur noble cairière.

La tache que leur imposent les devoirs les plus sacrés est grande et difficile; mais un heureux pressentiment leur fiait espérer qu'elles arriveront à bout de leur entreprise en maiiH tenant invariablement l'esprit de ces traités auxquels TEwt^pe doit la paix et l'union étroite qui règnenf entre tous les États dont elle se compose.

Les puissances exercent un droit incontestable en se décidant à prendre en commun des mesures de précaution contre

des États dans lesquels un bouleyersement politique né de r insurrection, même à ne le considérer qu'à titre d'exemple, devait fatalement entraîner une attitude hostile à Tégard de toutes les constitutions et de tous les Gouvernements réguliers. L'exercice de ce droit s'est imposé à elles d'une manière encore plus rigoureuse quand ceux qui s'étaient mis dans cette situation ont cherché à communiquer aux pays voisins le mal qu'ils avaient appelé sur eux et à répandre partout autour d'eux l'insurrection et le désordre.

Cette attitude et ces procédés constituent une violation flagrante du pacte qui garantit à tous les Gouvernements européens, outre l'intégrité de leur territoire , la continuation <le rapports pacifiques qui excluent toute idée d'offense et de dommage réciproque.

Le fait incontestable, brutal , a été le point de départ des Cours alliées. Les ministres qui ont pu se présenter à Troppau même, munis dUnstructions positives de leurs Souverains, .s'entendirent donc entre eux relativement aux principes à suivre dans la conduite qu^il y avait lieu de tenir à Tégard d'États dont la constitution politique avait été bouleversée, ainsi que sous le rapport des mesures de douceur ou de violence qui pouvaient ramener ces États dans le sein de la grande Confédération européenne , au cas où l'on' pourrait espérer exercer sur eux une action décisive et salutaire. Ils communiquèrent les résultats de leurs délibérations aux Cours de Paris et de Londres, pour quHls fussent, de la part de ces dernières, l'objet d'un examen particulier.

Comme la révolution de Naples prend de jour en jour des racines plus fortes, comme aucune autre ne compromet d'une manière aussi directe et aussi évidente le repos des États voisins, comme on ne peut réagir contre aucune autre d'une fiaçon aussi immédiate et aussi prompte , on s'est convaincu de la nécessité d'agir, en ce qui concerne le royaume des Deux- Siciles, suivant les principes rappelés plus haut.

Pour arriver à cette fin en employant des moyens de conciliation, les Souverains réunis à Troppau résolurent d'inviter le Roi des Deuz-Siciles à venir s'entendre avec eux à Laybach.

L'unique but de cette démarche était d*affianchir la Yolontë de Sa Majesté de toute contrainte extérieure et de mettre le Roi dans la situation d'un médiateur entre ses peuples égarés et les États dont le repos était menacé par eux. Gomme les Souverains étaient décidés à ne pas reconnaître les GouTemements nés de Tinsurrection ouverte , ils ne pouvaient entrer ea négociation qu'avec ce Prince lui-même. Leurs ministres et les agents qui les représentent à Naples ont reçu à cet effet les instructions nécessaires.

La France et TAngleterre ont été invitées à s'associer à cette démarche. Il est permis d'espérer qu'elles ne refuseront pas leur concours, attendu que le principe sur lequel repose l'invitation s'accorde parfaitement avec les traités qu'elles ont souscrits et exécutés jadis, et qu'en outre il présente une garantie des sentiments les plus justes et les plus pacifiques*.

Le système adopté par l'Autriche, la Prusse et la Russie n'est pas nouveau ; il est basé sur les mêmes maximes qui ovA inspiré les traités grâce auxquels a été fondée la grande Union des États européens. L'accord intime qui règne entre les Cours placées au centre de cette union ne peut que gagner par là en force et en durée. Le lien se resserrera grâce aux mêmes moyens qui ont servi à sa formation par les puissances qui Font créé, et qui Tont fait adopter successivement par toutes celles qui se sont convaincues des avantages évidents, aujourd'hui moins contestables que jamais, que cette union présente.

Du reste, il est inutile de chercher à prouver que ni des idées de conquête , ni la prétention de porter atteinte à Tind^ pendance d'autres États en ce qui concerne leur administra^ tion intérieure , ni le dessein d'empêcher des réformes volontaires, sages, inspirées par le véritable intérêt des peuples, n'ont influé sur les résolutions des puissances. Celles^ ne

* Aux termes d*une dépêche-circulaire du 17 janvier 18îi, TAn^lelefTe déclina toute participation à la mesure en question. Il n*en fot pas de mtee de la France, dont le Roi adressa au Roi de Naples une lettre dans laquelle il le pressait d*accepter Tinvîtation des trois Souverains alliés*

{Note de V Éditeur.

RÉSULTATS DU CONGRÈS DE TROPPAU (1820). 4il

demandent qu'à maintenir la paix, qu'à délivrer l'Europe du fléau de la révolution, qu'à détourner ou à arrêter, dans la mesure de leurs moyens , le mal qui résulte de la violation de tous les principes d'ordre et de moralité. — A ces (Conditions, elles croient pouvoir prétendre à l'approbation unanime du monde, et trouver dans ce témoignage public la récompense de leurs peines et de leurs efiforts.

MeUenoich au comte de Reckbeiig (Lettre confidentielle). Vienne, le 31 décembre i8S0.

48tf . Je profite, mon cher comte, du premier moment dont je puis disposer, et qui se trouve le dernier de mon séjour, pour vous donner quelques nouvelles de ce qui s'est &it et de ce qui va se passer

Voici les faits dans toute leur simplicité.

Toute catastrophe telle que celle de Naples présente des périodes distinctes, tant sous le point de vue de l'intérieur que sous celui de l'étranger. La révolte éclate ; elle est indubitable et claire; c'est un incendie qui s'allume; conduisez-y vos pompes si elles sont remplies; ne demandez pas, n'hésitez pas; éteignez le feu; le succès sera certain. Ne conduisez pas des pompes vides, mais remplissez-les.

Vous voilà dans la seconde période. La révolte prend les couleurs d'une réforme. Un Souverain &ible jure le couteau sur la gorge. Le chœur des libéraux et des radicaux entonne ses hymnes ; le Souverain est élevé aux nues, et le peuple est censé l'adorer. Le lait et le miel vont couler dans toutes les veines de l'État livré à l'anarchie ; il n*y a que des tyrans qui puissent viser à combattre le développement d'une œuvre aussi belle !

Voilà l'histoire entre les mois de juillet et de novembre.

Nos pompes n'étaient point remplies en juillet, sans quoi nous eussions opéré immédiatement.

Dans la seconde période, il ne nous a pas semblé que notre seule attitude pût suffire ; l'aSBeiire de Naples menace à un degré égal l'Italie, l'Autriche, l'Europe. C'est donc à cette dernière

à se prononcer en principe tout comme nous ; nous nous chargeons de la besogne matérielle. Aller à Naples n'est rien en aucun temps; mais rester à Naples et rétablir Tordre dans le royaume des Deux-Siciles est certes plus difficile.

L'Europe nous a francbement et bien secondés. Nous qui étions libres de tenir le langage que nous voulions, nous avons parlé ; ceux de nos alliés qui ont pu £ciire autant que nous en ont fait autant. Ceux qui sont liés par plus de formes ont agi selon nos principes. La révolte napolitaine et tous ses charmes ont été mis en quarantaine. Vous autres avez même fiBÛt plus que les grands Anglais et Français ; vous avez renvoyé Tagent des carbonari arrivé pour vous vanter le bonheur de son pays; vous avez fait là, mon cher comte, ce qui est digne de vous.

Unis de principes à Troppau, les trois Cabinets ont passé à Taction. L'idée d'inviter le Roi à venir nous rejoindre à Laybach a été agréée. Cette invitation a été fiaite sur des hases très-simples et les seules correctes. Vous connaissez les lettres autographes des Souverains; elles sont tout amicales, car personne n'est l'ennemi du Roi. Les instructions ostensibles pour nos plénipotentiaires étaient plus précises. Elles portaient l'ordre de déclarer :

P Que jamais les puissances ne reconnaîtra ient rien de ce qui est l'œuvi'e de la révolte ;

2* Qu'avant de passer aux derniers moyens, elles désiraient épuiser les voies de la conciliation , non entre la révolte et le bon droit, mais entre les intérêts véritables du royaume et ceux de l'Italie et de l'Europe; que ne connaissant qu'un instrument apte à une œuvre aussi grande que salutaire. Sa Majesté le Roi était invité à se réunir aux trois Monarques ;

3* Qu'à Naples on assurait que le Roi était libre; que le Roi libre avait le devoir de se charger d'un aussi grand bienfait; que, si le Roi ne venait pas, il serait délivré ;

4" Que la personne du Roi ne pouvant dans cette occurrence être remplacée par aucune autre , l'invitation était personnelle; que nos envoyés refuseraient en conséquence les passe-ports à tout autre individu , fût-il même un Prince de la

Maison royale ; d'un autre côté, qu'il dépendrait du Roi de se faire accompagner par qui Sa Majesté le jugerait à propos ;

S"* Que le Roi, s'il était empêché de sortir du royaume, serait placé sous la sauvegarde et sous la responsabilité de chaque Napolitain.

L'ordre partit, et il n'est pas une niaiserie que n'aient faite nos agents. Malheureusement, il ne s'est point trouvé parmi eux une seule tète. Les temps forts, mon cher comte, sont faibles en tètes.

Ce que nous avions prévu arriva avec les partis à Naples. Les radicaux et les doctrinaires, ou, si vous l'aimez mieux, les démagogues et les libéraux, lesquels à Naples se nomment carbonari et muratistes, se divisèrent. Liés avant, pendant et après juillet dernier dans le but de renverser en commun l'ordre de choses existant, sauf à se culbuter plus tard réciproquement, nous étions ceilains que les muratistes (sûrs d'être égorgés en tout état de cause) tâcheraient de faire sortir le Roi. Mais ils allèrent plus loin ; ils voulurent mettre à profit la circonstance pour renverser le carbonarisme et se maintenir. Voilà le secret de la déclaration du 7 décembre dernier. Afin de foire mieux encore, ils mirent nos envoyés dans un (aux jour , en les faisant assister au conseil où le duc de Galabre exhiba cette pièce , tandis que le ministère napolitain était réuni dans une pièce voisine. Zurlo, qui avait conçu le projet, envoya en hâte cette déclaration dans les provinces, dans l'espoir d'y exciter une forte action en faveur du libéralisme. Parler cette langue au peuple napolitain, c'est parler blanc à des nègres. Les ventes se levèrent ; le Parlement, qui n'est que l'élite de la secte, foudroya le ministère, et de nouveau, en ce jour d'action, les doctrinaires purent se convaincre que dans les révolutions (qu'ils n'en adoreront pas moins) ils sont et seront toujours écrasés par les partis extrêmes.

L'homme qui veut tout est bien fort en comparaison de celui qui ne veut que la moitié.

Nos envoyés ne prirent non-seulement aucune part à cet acte, mais ils se déclarèrent incompétents. Pourquoi alors s'asseoir à la table ronde?

Mais le bien naît souvent du mal. Nous eussions eu les muratistes à combattre à Laybach. Ils sont morts en route, et entre deux je préfère prendre à bras-le-corps le carbonarisme que le libéralisme, et tous serez de mon avis.

La valeur que le Roi et son Gouvernement , y compris le Prince royal, attachent au serment du 8 juillet, a été prouvée le 7 décembre.

Or, voici le Roi. Dès ce moment tout se simplifie, et les positions s'éclaircissent.

Le Roi a le devoir de parler et d'éclairer son peuple. II a celui de pacifier son royaume , de l'organiser de manière & lui procurer le repos présent et futur. Il n'a pas moins celui de ne pas faire chez lui ce qui troublerait le repos de ses voisins, et c'est à eux-mêmes à y veiller. Aussi avons-nous invité les Princes d'Italie à se faire représentera Laybach.

C'est r Autriche qui fournira les moyens de pacification , et les puissances, y compris l'Autriche, garantiront les résultats.

Ce ^ont ces résultats que nous allons amener.

Voilà dans un exposé bien court, mon cher comte, un budget bien lourd.

Naples a, entre temps, vidé ses caisses. Quinze millions de ducats ont été dilapidés en quatre mois ; il n'y a point de soldats , point d'armes ; aucune place n'est approvisionnée ; mais les carbonari , qui n'avaient pas un sou , commencent à sentir leurs poches remplies, tandis que les propriétaires sentent les leurs vides : bienfaits incontestables de cette belle entreprise que M. le duc de Gampochiaro, au commencement de son ministère , m'a assuré être appelée bien faussement une révO' lution, n'étant qn un petit arrangement de famille.

Or voilà où en sont les choses. Les premiers moments de Laybach régleront le développement de la marche ; soyez tranquille, mon cher comte, nous ne dévierons pas do principe.

Vous me saurez peut-être quelque gré de vous écrire une aussi longue lettre au moment même de mon départ; aussi se ressent-elle de ma hâte ; mais comme j^aime mieux que vous sachiez ce qui est, quels sont les principes qui nous

guident, et vous donner une preuve nouvelle de ma confiance, je ne me reconnais aucun mérite.

Cette lettre n'est, au reste, que pour le Roi, pour vous et pour le maréchal.

Adieu, mon cher comte. Le Roi de Naples sera à Laybach le 5, TEmpereur d'Autriche le 6, et celui de Russie le 7 janvier. J'y serai le 5.

Agréez mes vœux pour le renouvellement de l'année , et serrons-nous en elle avec amitié et confiance comme dans celle qui vient de s'écouler.

486. Metternich k l'Empereur François (Rapport), Troppau, le 2 décembre 1820. '— Résolution souveraine de Sa Majesté. — - 487. Metternich à l'Empereur Alexandre (Lettre), Troppao, le 15 décembre 1820. — 488* Profession de foi, Mémoire adressé par Mettemick à l'Empereur Alexandre. (Annexe du n® 487.)

486. Sire , Votre Majesté trouvera ci-joint ma « profession de foi » que j'adresse à l'Empereur Alexandre.

Je prie Votre Majesté de lire cette pièce peu diplomatique dans l'esprit où je l'ai rédigée et que Votre Majesté connaît.

Metternich 9 m. p.

Troppau , le 2 décembre 1820. •

Je vous renvoie ci-joint l'annexe.

François, m. p.

Metternich à l'Empereur Alexandre. Troppau , le 15 décembre 1820.

487. Sire, j'ai l'honneur d'envoyer à Votre Majesté Impériale le travail ci-joint. Elle m'en a donné l'ordre; je m'y soumets avec un abandon qui laisse toute liberté à ma pensée. Votre Majesté Impériale la trouvera tout entière sur les ques-

4â6 RECUEIL DE DOCUMENTS (I8I8-I8S2).

lion:^ les plus difjnes des méditations de tout homme public, de tout liommc cliargé de {graves intérêts, de tout homme enfin assez -éclairé pour sentir qu'à un monde en folie il doit en être opposé un autre plein de sagesse, de raison, de justice et de correction. Il y a lonfjtemps, Sire, que je me mépriserais si je ne disais ce que je pense. Ce qui, pour le particulier, peut paraître un mérite, n'est qu'un devoir pour Thomme dans ma position.

Ce que renferme le présent Mémoire exciterait le sourire du dédain de la part de cette foule d'esprits superficiels, pleins de satisfaction de leur demi-savoir, juges impudents des premiers intérêts de la soiMété, de cette foule de criailleuis sans idées l)icn arrêtées, victimes de leurs propres erreurs, et faux prophêt<^s, aussi souvent qu'ils se permettent de prédire autre chose que Terreur échafaudée sur des bases erronées. Ce même sourire paraîtrait sur les lèvres d'une classe d'hommes |)lus respectables, de ces hommes qui croient que de toutes les entreprises la plus inutile, c'est celle de dire ce qui s*entend de soi-même. Ma conviction. Sire, est que dans tous les temps il est du devoir des hommes voulant le bien de parler, car dans tous les temps, et surtout dans les temps remués par les passions, les hommes voulant le mal, les vaniteux et les Fous, parlent. Il Faut donc ne pas leur abandonner tout à fait le terrain moral.

Daignez, Sire, en même temps que je remets entre les mains de Votre Majesté Impériale le présent écrit que m'a dicté ma conscience , agréer l'hommage de mon plus profond respect.

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