‹ Mémoires, documents et écrits divers laissés par le prince de Metternich. Publiés par son fils le prince Richard de Metternich, classés et réunis (volume 2)Chapitre 63 sur 91 · VI. 3.i · texte numérisé non relu

VI. 3.i

Joliannisberjj, le !*■■ septembre.

Enfin je suis rentrée heureusement cliez moi. J'ai mis unpeu d'ordre dans mes chambres et dans mes papiers. Victoire Redern m'a fait cadeau d'un magnifique hvre de prières ancien. J'ai fait mes compliments à Herminie, dont c'est aujourd'hui le jour de naissance ; puis j'ai cherché dans le château des chambres pour les Hardenberg , qui doivent arriver aujourd'hui.

Un menuisier de Boppard nous a apporté des meubles eu bois comprimé, travaillé sans le secours du rabot et du ciseau. Cela m'a fait encore perdre du temps ; mais ce qui m'a le plu.absorbée, ce sont les visites des trois Ingfelheim, qui viennent d'arriver avec trois Grunne et deux jeunes Vrints, d'un baron de Ritter, de M. de Bodenhausen et d'un prince de Solms, qui fait partie de l'entourage du Roi de Hanovre.

Ces deux derniers, l'évêque de Mayence et un comte de Fûrstenberg, que je connaissais de réputation et que j'estime parce qu'il est un de nos catholiques les plus zélés et qu'il ne vit que pour faire du bien, ont dnié avec nous. Le comte de Fiirstenberg possède ici une maison qui n'est pas entièrement achevée, mais que j'ai toujours désiré posséder pour y loger des Sœurs de charité. Le brave comte, qui était venu pour faire la connaissance de mon mari, qu'il aime comme étant un défenseur de la bonne cause , m'a donné cette maison , ce qui m'a fait un plaisir infini. Je tâcherai d'obtenir du gouvernement de Nassau l'autorisation nécessaire ; ensuite, je prendrai, avec mon ami de Goblentz, les dispositions indispensables. Comme Clément désire que cette pieuse entreprise réussisse, j'espère que le Ciel la bénira.

A peine avais-je assisté à la messe que Schulenburg et Coudenhove sont arrivés. Plus tard sont venus encore Maltzahn. Tettenborn, M. de Steuber et notre bon Lo'vsenstern : <h.i-

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cuii arrivait d'une autre contrée du gloLe. Charles Hiigel est venu de Francfort. Tous ces messieurs, plus le prince Ferdinand de Cobourg, les Mensshengen et une foule de visiteurs de Francfort, parmi lesquels se trouvait Radowilz, ont dîné avec nous. Nous étions au nombre de trente-trois, ce qui n'est pas précisément agréable. A six heures, nous sommes allés avec notre nombreuse société au château de Rûdesheim, où les bons Ingelheim nous ont donné une fête. La lune, qui brillait d'un merveilleux éclat, le Rhin aux flots paisibles et le vieux château illuminé, formaient un tableau magique. La nuit a été splendide ; nous ne sommes rentrés qu'à dix heures,

3 septfimljre.

Charles Hûgel a fait un plan de la terrasse, que je voudrais changer un peu.

Les Urussoff, neveux de Tatistscheff, sont venus de Wiesbaden,puisun neveu de Ribeaupierre,qui est auprès de Medem; enfin, Mallzahn et un peintre de Mayence , Heuss, que les Ingelheim patronnent avec ardeur et par qui ils voudraient voir faire le portrait de mon mari

!5 scjitfmijri!.

Après avoir assisté à une grand'messe, il m'a fallu consacrer la matinée à de nombreux visiteurs. Il est venu entre autres les Rothschild, au nombre de cinq : Salomon, qui est resté à dîner avec James et leur neveu Anthony, fils du Rothschild de Londres ; puis Anselme, fils de Salomon, et enfin Louis- Anselme, qui a vivement insisté auprès de nous pour que nous allions mardi prochain dîner chez lui à Francfort. James m'a rapporté de Paris un joli coffret en nacre de perle et en bronze; il était rempli de bonbons, ce qui ne gâte rien. Il y avait encore à dîner une foule de gens ennuyeux dont je ne sais plus les noms; bref, la journée a été très-fatigante pour moi. Le temps est superbe.

532 lîF.CUElL DE DOCL'MF.NTS (1835-1848).

7 septembre.

Ce maliu, nous sommes partis pour Wiesbaden , où nous ne sommes arrivés qu après le départ du train. Heureusement Je directeur lui-même est intervenu; il a fait attendre un train f|ui nous a conduits, avec Clément Hiigel, à Mayence, où nous avons rattrapé le train qui nous avait précédés. Là, nous avons trouvé Dietrichstein, Charles Hvigel, Coudenhove, Neumann et Schulenburg, qui tous se sont joints à nous. A dix heures, nous sommes arrivés à Francfort, où Miuich, Bethmann et d'autres nous attendaient. Nous avons déjeuné chez Mùnch, après quoi TElecteur de Hesse est venu chez nous avec sa tille Louise. Le dîner que nous a donné Rothschild était magnifique. Il y avait de vingt à trente personnes à table : peu de dames, la maîtresse de la maison, sa nièce, qui est la bellefille de Salomon, et madame de Vrints. Le dîner a duré longtemps, mais on la trouvé exquis; aussi Charles Hùgel, Schulenburg et Neumann y ont fait grand honneur. Il y a eu aussi une petite illumination; mais nous avons laissé là toutes ces splendeurs pour aller visiter encore la maison de la jeune Angélina liolhschild, où se trouvent une foule d'objets d'art, dont quelques-uns sont vraiment magnifiques. La maison est arrangée avec beaucoup de goût; elle est charmante; c'est un véritable bijou qu'on voudrait bien avoir.

A huit heures et demie, nous étions au chemin de fer, et à minuit au Johannisberg , où le docteur Jaeger était arrivé.

y septembre.

Mon pauvre mari a dû sacrifier la matinée pour faire faire son portrait par le peintre Heuss. Il me semble, du reste, que ce ne sera pas tout à fait mauvais. Maitzahn est venu avec le général de Kanitz , qui est nommé envoyé de Prusse à Vienne. Nous avons invité ces messieurs à prendre part à notre excursion, et nous sommes allés à une heure à Wiesbaden. Nous avons dîné à l'hôtel avec les In^elheim, les deux

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princes de Weimar , les Hardenberg et nos messieurs du Johannisberg, Maltzabn et Kanitz. Ensuite je me suis rendue avec mon mari chez la duchesse, qui nous a fait un accueil des plus gracieux, et après cela nous sommes allés dans la salle de jeu. Nous nous sommes installés ensuite dans la salle des concerts, avec tous ceux qui nous avaient accompagnés, les Westphalen, les Eltz et d'autres; moi-même j'ai pris place sur le canapé avec la duchesse de Nassau, qui avait eu la bonté de m'inviter à m'asseoira côté d'elle. Le concert a été très-joli. Rubini et la Persiani ont chanté d'une manière tout à fait merveilleuse. Nous sommes rentrés tard chez nous, ôùnous avons trouvé beaucoup de connaissances qui venaient d'arriver, entre autres les jeunes Apponyi et le comte de Benkendorff .

11 septembre.

Vrints et le duc de Nassau sont venus nous voir. Nous étions à déjeuner avec ce dernier, qui est revenu cette nuit des bains de mer, lorsque Rubini est venu avec la Persiani et M. Negri. Ils ont chanté le duo de Lucie; ensuite Rubini a chanté le dernier air de cet opéra. C'était charmant. M. de Mirbach, cousin de mon mari, m'a pris également une partie de ma matinée. Zedlitz, Gotia et un général de Francfort ont dîné avec nous.

22 septetnljie.

Clément est parti pour Darmstadt, où nous étions attendus aujourd'hui pour dîner. Il veut coucher à Mayence et ne revenir que dans la journée de demain.

23 septembre.

Clément est revenu à deux heures ; il a été comblé d'honneurs à Darmstadt; on l'a presque trop fêté, ce qui a fait dire à Medem qu'on n'avait pas fait un pareil accueil à son Empereur lui-même. Il y a eu un dîner de soixante-dix personnes, qui toutes sont venues en uniforme ; la réunion était brillante

au plus haut degré. Le prince héritier de Bavière est arrivé pendant que mon mari était à Darmsladt.

30 sc[itcml)ro.

J'ai passé la matinée avec les Hardenberg ; ensuite nous avons diné avec Emile de Girardin et un compagnonde vovage qu'il avait amené avec lui. M. Emile de Girardin est un caractère amhigu; mais comme Clément se plaisait dans sa société, je me suis beaucoup occupée de lui pendant le dîner. On dit qu'il a été enchanté du Johaunisljerg.

Ileidelljeig, le 28 septembre.

.Vai encore assisté à une dernière messe dans mon cher château de Johannisherg , et j'ai remercié Dieu du fond de mon cœur pour ses innombrables bienfaits. A huit heures, nous nous sommes mis en route, et avant une heure nous étions à Darmstadt, chez Victoire Redern, qui nous a offert un magnifique déjeuner. Nous avons laissé chez elle Herminie, qui veut y passer quelques jours; ensuite nous avons continué notre voyage. A cinq heures, nous étions à Heideîberg. A peine étions-nous descendus de voiture, qu'on nous a conduits aux ruines du château; c'est la plus belle chose que j'aie jamais vue. On ne peut se faire une idée des merveilleux détails de cette construction, qui offre tant de variété, qu'on ne sait à quoi donner la préférence. Tout est beau, le style et la disposition de l'édifice.

29 septembre.

J'ai été souffrante toute la nuit. Clément a pris le parti de me laisser couchée et de partir seul pour Carlsruhe, où la Cour nous attendait à dîner. Il n'est revenu qu'à minuit et demi, très-fatigué du voyage, mais enchanté de l'accueil aussi flatteur qu'aimable qu'il a reçu. Il a été vraiment comhlé d'attentions.

JOURNAL DR LA PlllNCESSE MÉLANIE (l8i!). 535

Stuttoaid, le 30 septembre.

Nous nous sommes mis en route à sept heures du matin ; nous avons dîné à Heilbronn, où nous avons visité la magnifique église qui s'y trouve, et nous sommes arrivés à sept iieures à Stuttgard, où Buol nous a parfaitement reçus dans sa charmante maison; nous nous sommes trouvés là mieux que chez nous. Le comte de Beroldingen, Medem et le comte Grivelli, notre attaché d'ambassade, ont passé la soirée chez nous.

l^f octobre.

Le comte de Beroldingen est venu dès le déjeuner et a fai! parcourir la ville à Clément; je suis restéeà la maison avec Buol. Nous sommes allés voir la duchesse de Nassau, qui est venue à Stuttgai-d pour assister aux fêtes qu'on doit célébrer à l'occasion de la vingt-cinquième année du règne du Roi. Ensuite nous nous sommes rendus chez la comtesse de Neipperg, qui nous a conduits dans une maison toute neuve que le Roi a fait bâtir pour ses filles. La princesse Marie est jolie ; elle ressemble à Louise Schœnbourg et à Caroline Stahremberg ; ses manières sont prévenantes et aimables. La Reine m'a fait la gracieuseté de me recevoir à deux heures ; je la connaissais déjà : elle est bonne et aimable, et l'a toujours été pour moi; ses deux filles et son fils étaient chez elle. Le Roi est venu avec Clément; j'ai été frappé de sa mine : on lui donnerait tout au plus quarante-huit ans, et il en compte soixante. Il a été on ne peut plus gracieux pour mon mari et pour moi. Nous avons aussi été chez la princesse d'Orange, qui est une excellente femme. Une voiture de laCournousamenésà Rosenstein, où nous avons dîné dans un joli palais que le Roi a fait bâtir, et pour lequel il a un grand faible. Tout le monde a été aimable, affectueux et prévenant à notre égard. Ensuite nous avons assisté chez Beroldingen à une magnifique soirée, que les filles du Roi et le duc de Nassau ont honorée de leur présence.

2 octobre.

Bcroldiii(^eu nous a fait visiter eu détail le palais du Roi; il est vraiment fort beau. Ensuite nous avons ("ait le tour de la ville et vu la statue de Scliiller par Thorvaldsen. A la maison, nous avons reçu la visite du Roi, de ses deux filles et de la duchesse de Nassau. A trois heures, nous nous sommes rendus à Weil, où le Roi a son haras ; c'est un établissement très-curieux à voir. J'oubliais de parler du jeune Bonaparte Montfort, fils de Jérôme, que le Roi fait élevt.r ainsi que son tVère. Comme hier, j'étais placée entre le Roi et la princesse d'Orang;e. Le Roi m'a dit coml^ien il regrettait de n'avoir pas vu Vienne depuis si longtemps.

Nous avons fait beaucoup de visites sans être reçus ; mais lorsque Clément est allé avec moi chez madame de Miillerfeld, qui est une amie de notre Impératrice mère, nous avons trouvé auprès de cette bonne vieille dame 1 accueil le plus affectueux. Nous avons terminé la soirée chez lady Wellesley, qui est très-bonne, très-simple et très-aimable. Les princesses y étaient également.

Municli, le 3 octobre.

Nous avons continué sans encombre notre voyage jusqu'à Gûnzburg, où nous avons couché dans un fort mauvais hôtel. A sept heures, nous nous sommes mis en route pour aller à Aupsbourg, où nous sommes arrivés à une heure. Colloredo, M. de Cast et Andlau nous attendaient; nous avons diné ensemble, aprèsavoir visité l'imprimerie delà Gazette universelle, où Clément a été reçu par l'éditeur. Augsbourg est une ville remplie d'anciens souvenirs. Elle possède deux églises fort belles et quelques fontaines remarquables. A trois heures, nous sommes montés en wagon, et nous avons fait heureusement en chemin de fer la moitié de notre route ; mais au milieu de notre voyage il nous a fallu attendre 1 arrivée de l'autre train; il s'est passé deux heures avant que les voyageurs eussent pris place dans les différents wagons ; aussi ne

JOLIiNAL DE LA PitlNCESSE MKLAME (l8'(i). 'lit

sommes-nous arrivés à }iliinic1i qu'à miiuiit, et cela par un temps affreux. Nous sommes descendus dans un hôtel où nous avons fait un peu de toilette; ensuite nous avons soupe chez Colloredo.

4 OL'tol>ie.

Dès le malin , nos chamhres étaient tellement pleines de monde, qu'on ne pouvait pas se remuer. Clément avait à parler avec une foule de gens. Nous avons dîné à la Cour avec le lioi, la Reine, le prince Luitpold et la jeune princesse; le Prince héritier de Darmstadt, beau-fils du Roi, était au nombre des convives. Il n'y avait là que la suite et M. de Oise. Plus tard, nous sommes allés au théâtre pour voir la salle, qui est fort belle, mais trop grande pour la population de la ville. Aussi paraît-elle vide et produit-elle une impression désagréable. Nous avons terminé la soirée chez la vieille marquise Pallavicini belle-mère de l'envoyé de Sardaigne à Munich.

5 octobre.

Nous avons dîné avec la Grande-Duchesse de Mecklembour'^- Schwerin et sa fille; ensuite nous avons entendu iYor/??a, chantée par mademoiselle Heinefetter. Le lloi a été très-aimable; il m'avait permis de voir sa galerie de portraits de beautés remarquables. Le prince héritier a dîné avec nous. Il a sa Cour particulière et ne dîne à la Cour royale que lorsqu'il est invité. Nous avons terminé la soirée chez Colloredo, chez lequel avait lieu une grande soirée. J'y ai fait la connaissance du nouvel envoyé de Saxe à Vienne, INI. de Kœnneritz, qui me parait tiès-ainiable. Nous avons résolu de rester un jour de plus à Munich, parce que Clément avait à s'occuper encore du règlement des affaires ecclésiastiques de Nassau et de Wurtemberg.

C octobri;.

Le Roi est venu me voir dès neuf heures du mitin. Il m"a réellement surprise au moment oii je venais de me lever;

iî a été très-f^racleux et a pris congé de nous. Nous avons quitté le premier étage de notre liôtel pour le second, afin de taire place à la grande-ducliesse de Bade, qui devait arriver aujourd'Iuii. Nous avons visité aussi le trésor, qui mérite tort d'être vu. On y trouve des objets merveilleux, surtout des vases, des coupes en pierres précieuses, en cristal de roche, etc. Ensuite nous avons jeté un coup ddinl sur l'ancienne chapelle de la Cour, qu'on appelle la « Chapelle riche » , et où se trouvent de magnifiques ouvrages de Benvenuto Cellini. Après avoir fait le tour des appartements de l'ancien château, que nous ne connaissions pas encore, nous n^ous sommes rendus dans Tatelier de Schwanthaler, où il y a réellement des œuvres d'art admirables. Tout ce qu'il crée est beau dans la conception et dans le dessin, et la fécondité de cet artiste est étonnante. Actuellement, il a chez lui huit stalues gigantes- (|ues, qui sont destinées à orner le fronton do la Walhalla. Je n'avais aucune idée d'un atelier aussi riche, où tout est monté sur un pied colossal.

Cependant mon étonnement grandit encore quand j'arrivai chez Stiglmayer, qui dirige la fonderie. J'y vis les douze Princes Électeurs en bronze doré; c'est une idée qui aurait dû ne venir qu'à un Rothschild ; les figures sont toutes map^nifiques. En ce moment on est en train de travailler à une statue colossale de la Bavaria. L'expression des traits est fine et intéressante, mais les proportions de l'ouvrage dépassent tout ce qu'on a l'habitude de voir.

Nous avons eu un agréable dîner chez ^NI. de Gise ; ensuite, nous avons été reçus par la grande-duchesse de Bade, chez laquelle nous avons vu aussi le Roi. Cette princesse, qui est extrêmement aimable, s'est si longtemps entretenue avec nous, que nous sommes arrivés très-tard et très-fatigués chez Golloredo.

JOURNAL DE LA PRINCESSE MÉLANIE (iSil). 539

liFTOtn A VIENNE

ItlO. Anivéc ;"i VieniiL-. — A la Cour. — Fiançailles de rArchiduchesse Adélaïde. — Mort de la Heine de liavière. — Le luénajje Kœnigsmarck. — Départ de Tatistscliefl. — Beigiojoso. — Mariage dans la maison de Fic(|uelniont. — Gordon. — Fin de l'année.

Vienne, 7-10 octobre.

1410. Nous nous sonuiies mis en route à sept heures, et nous sommes arrivés heureusement à vSalzbourg , mais assez tard et très-fatigués. Pour aller à Linz, nous avons traversé une contrée charmante; puis nous nous sommes embarqués suvVEtienne; c'est le meilleur bateau à vapeur qui circule sur le Danube. Le baron Ski'bensky, gouverneur de Linz, nous a accompagnés à bord. Le voyage sur le Danube a été charmant, il s'est effectué par un temps magnifique; à quatre heures nous étions à la maison. Je me suis sentie tiès-heureuse de me retrouver au milieu de mes enfants, et j'en ai remercié Dieu de tout mon cœur.

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