‹ Mémoires, documents et écrits divers laissés par le prince de Metternich. Publiés par son fils le prince Richard de Metternich, classés et réunis (volume 2)Chapitre 79 sur 91 · VI · texte numérisé non relu

VI

Philippe, qui veut marier la jeune Isabelle avec un de se» fils?» Louis-Philippe, par contre, dit : «Les Anglais croient que je veux marier mon fils avec la Reine d Espagne; je n'y consentirais jamais ; je veux simplement mettre fin aux complications dont ce pays souffre actuellement. » Clément espère qu il réussira à faire conclure le mariage d'Isabelle avec le prince des Asturies; mais Dieu sait si l'on entendra raison.

Ce soir, nous avons reçu la visite du nonce, qui vient de Rome pour aller à Vienne et ne veut s'arrêter ici que la journée de demain.

2 août.

Après le dîner, nous nous sommes mis en route avec les enfants , pendant que Flore se faisait accompagner par Gordon. Nous sommes allés jusqu'à la brasserie, où nous avorjs trouvé nos porteurs; ceux-ci nous ont conduits au Schwarzensee. Le chemin est très-joli, mais fatigant. Clément nous a tous étonnés ; j'étais inquiète, parce qu il marchait plus vite que tous les autres , sans s'arrêter et sans se fatiguer.

Ce soir, Medem, Flahault, Gordon et Villafranca étaient réunis chez nous lorsque les journaux sont arrivés avec le courrier de Francfort. Le Journal des Débats apporte beaucoup de nouvelles sur l'Espagne, où l'on dit que le calme est rétabli, mais où de nouvelles complications sont à «raindre. Il est amusant de voir comme dans cette question les Français et les Anglais sont animés de sentiments de jalousie et de rivalité ; l'agitation dans laquelle se trouvent Gordon et Flahault est une fidèle image des sentiments des deux nations. Il est clair que, malgré sa déclaration qu il ne veut pas le trône d'Espagne pour son fils, Louis-Philippe intrigue pour que le peuple espagnol regarde cette combinaison comme la seule possible et nécessaire, tandis que les Anglais, de leur côté, embrouillent tout pour que l'Espagne recoure à eux comme à leurs uniques sauveurs, et qu'ils puissent procurer peut-être une nouvelle couronne à un Gobourg. Si tout cela n'était pas si triste, on pourrait en rire. Au milieu de tout cela, Villafranca fait ses

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réflexions et lève les yeux au ciel, pour que Dieu protège sa patrie contre ses prétendus amis et alliés.

3 août.

Clément a appris par la voie de Francfort que le Duc régnant de Nassau s'est décidé à épouser une des filles de la grande-duchesse de Russie, et qu'il est allé lui-même avec son frère à Saint-Pétersbourg pour demander le consentement de l'Empereur Nicolas.

10 août.

Au retour d'une promenade, j'ai trouvé l'Arcbiduchesse Sophie dans mon salon. Elle était en conversation avec un M. Simony, qui est un homme très-intéressant. Il était pharmacien, et a renoncé à cette profession pour s'adonner tout entier à des études géologiques. Il passe sa vie sur les sommets des Alpes, où il séjourne même en hiver. Il veut arriver à faire un chemin jusqu'au sommet du Dachstein*,et Clément compte ouvrir une souscription pour cette entreprise. L'Archiduchesse était chez moi pendant que l'Archiduc s'entretenait avec Clément. Mon mari a déploré la marche des affaires intérieures, qui, à la manière dont elles sont dirigées actuellement, prennent une très-mauvaise tournure. L'Archiduc Etienne sera nommé gouverneur général de Bohême. Clément joue le rôle de Jérémie, et personne ne l'écoute. Il est inquiet non-seulement à cause du danger, mais encore à cause de son âge avancé, qui rend le danger encore plus pressant, parce que lui du moins possède encore des armes, qu'après lui personne n'aura plus. Rien ne se fait, la vie se passe, la patience et les forces s'épuisent. Après cette longue et pénible conversation, nous avons dîné chez la bonne Archiduchesse, qui se sent aussi contente qu'on peut l'être.

* Son projet a réussi. On arrive maintenant de Hallstadt au haut du Dachstein par un chemin qui porte le nom de Simony.

(iVoie de l'Editeur.^

660 lîECUElL T)E DOCUMENTS (1S35-1848).

RETOrin A VIENNE PAR LA BOIIEIME.

1451. DéjDait pour îa Bohème. — Le perroquet. — A Kœnigswart. — La statue de la Politique. — Roger Aldenburg. — Mort de Maltzalin. — La famille de Ilolsteln-Augustenburg. — Le professeur Ralli. — Invitation à aller à Varsovie. — Retour à Vienne. — Tatistscheff. — Le professeur Liebig. — L'Archiduc Albert. — Excursion à Merkenstein et à Vœslau. — A Scbœnbrunn. — La Cour à la villa. — Députations hongroises. — Révolution en Grèce. — I^'^ly Jersey. — Mort de la j)rincesse Caroline Lobkowitz et de Lerclienfeld. — Maladie de Pauline Sândor et vovage en Moravie. — La duchesse de ïalleyrand. — L'Archiduchesse Sophie. — Fauny Elssler. — Goluwkin. — Baumann. — Arbre de IN'oël.

Linz, le 12 août.

1451. liC pauvre Clément a reçu deux courriers, l'un de Londres, l'autre de Paris, ce qui l'a de nouveau obligé de s'entretenir avec Flahault, Gordon et Yillafranca. Ce n'est qu'à onze heures que nous avons pu partir d'Isclil pour Ebensee; encore pleuvait-il à verse. En descendant de voiture, nous avons trouvé Flore, Thérèse, les Karolyi, Léontine et Herminie. Nous avons traversé le lac avec toute cette société, à laquelle se joignirent encore les Meyendorff père et fds. A Gmunden, nous primes congé de la moitié de nos compagnons; nous dînâmes chez le conseiller aulique Schiller, qui est à la tète de l'administration des salines. A quatre heures, nous montions en vsagon, et à sept heures nous arrivions à Linz avec les Meyendorff et les Karolyi.

Kœnigswart, du 13 au 15 août.

A onze heures, nous sommes partis par le chemin de fer, et à quatre heures nous sommes arrivés à Budweis, où nous avons dîné au son d'une musique militaire, ce qui a faille bonheur des enfants. Le L4, nous nous sommes mis en route pour Ellischau ; les chevaux de poste sont tombés dans un fossé, et, au moment où nous sortions en toute hâte de la voiture, mon beau perroquet que j'aime tant s'est envolé tout à coup, de sorte que j'étais tout etfrayée à l'idée de l'avoir perdu

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pour toujours. Son bon caractère fît qu'on put le prendre et me le rapporter bientôt. Nous avons dîné chez les Taaffe, qui nous accueillent toujours avec tant de cordialité. A cinq heures du soir, nous sommes arrivés à Kœnigs^vart. Clément m'a paru fatigué; néanmoins, après le dîner, nous avons fait le tour des chambres, qui sont tout à fait en ordre, et nous avons fait une petite promenade dans le jardin. Clément Hùgel et de Pont sont arrivés.

Clément Hùgel a envoyé ici la statue de la Politique , que Gandolphi a faite pour Clément. Nous avions toujours désiré que cette œuvre devînt la propriété de mon mari. Clément Hiigel a réalisé ce vœu en achetant la statue de concert avec ]Munch, Colloredo, Maurice et Paul Esterhazy et Ujjarte, et en écrivant une lettre très-simple et très-touchante où il prie mon mari d'accepter cette statue et de la mettre à Ivœnigs- •\vart. Clément a été touché aux larmes de cette attention, et il en a éprouvé une grande joie. Je remarque qu'il est absorbé par des pensées tristes ; cela me déchire le cœur ; à chaque pas, il semble dire adieu à la vie. Cela est bien pénible ; il faut surtout que je me taise, ce qui souvent me coûte beaucoup,

Roger Aldenburg est arrivé. Le cher garçon a beaucoup gi^andi; il a bonne tenue et fait la meilleure impression. Zedlitz, Sieber et Werner sont également venus.

19 août.

Mimi Meyendorff m'a annoncé la mort du pauvre Maitzahn, qui, dit-on, est mort au milieu d'affreuses convulsions. Que Dieu ait pitié de son âme !

25 août.

Clément est allé avec Mimch à IMai-ienbad pour voir le duc de Holstein-Augustenburg, qui y est arrivé avec toute sa famille et qui veut venir nous faire une visite.

€62 r.ECUEIL DE DOCUMENTS f 1 SSô-ÎS-îS).

Charles Buol est arrivé. Il nrapporte de Berlin toute une correspondance avec le pauvre Maltzabn , correspondance dont le contenu est bien pénible à lire.

26 août.

Gordon, StrangAvay, M. de Willems et le patriarche Pyrker sont arrivés ici en même temps que la famille de Holstein-Augustenburg. Cette dernière compte à elle seule huit personnes. La duchesse est une belle femme, dans le genre de la comtesse d'Ingelheim; le duc ressemble beaucoup aux portraits de Georges IV et rappelle aussi vaguement Paul Esterliazy. La fdle aînée est très-jolie; quant à la plus jeune, elle est malade et a très-mauvaise mine. C'est à cause d'elle que la famille voyage. Elle est âgée de seize à dix-sept ans, a quelque ressemblance avec la princesse Emilie de Suède, mais elle est maigre, très-élancée et bien faite. Le fds aîné a quatorze ans; il a une demi-tête de plus que Richard; le plus jeune est très-joli garçon. Toute la famille est plus qu'aimable; elle est tellement prévenante qu'on en est d'autant plus embarrassé, et Ton a toujours peur de n'être pas assez poli pour elle. A table, je me suis occupée du duc, qui m'a accablée d'attentions. La duchesse, par contre, a fait la cour à mon mari et au vi&ux Pyrker, qui, de même que moi, ne savait trop comment répondre à tant de prévenance. Nous avons conduit les dames au musée, puis dans le jardin. Nous ne nous sommes séparés que fort tard.

27 août.

Le comte de Salm est venu de Prague ; mais mon mari n'a pas pu lui parler, parce qu il lisait avec Gordon des dépêches qu'un courriera apportées de Londres. Bientôt après est venu Tetfenborn, puis Windischgraetz, Antonini, le prélat de TepI, et une foule d'autres visiteurs dont je ne me souviens plus du tout. Nous étions encore vingt-cinq personnes à table.

Plass, le 30 août.

Un courrier de Londres a apporté à Clément la nouvelle que la Reine Victoria et le prince Albert veulent aller faire une visite à Louis-Philippe au château d Eu.

31 août.

Clément a conduit Gordon et Zedlitz aux forges; tout le monde admire avec raison ce bel établissement.

1^'' septemijre.

J'ai eu hier une longue conversation avec le nouveau chapelain et bibliothécaire, le professeur Path, qui me plaît sous tous les rapports et que je voudrais bien mettre auprès de mes enfants.

Le professeur Ratli viendra à Vienne, où il lui sera possible de faire des observations exactes sur l'éducation actuelle de mes enfants; j'ai remercié Dieu pour Tespérance qu'il me donne de les voir entre des mains honnêtes et sûres.

3 septembre.

Cette après-midi, nous sommes allés de Plass à Ellischau, où nous ne sommes arrivés qu'à dix heures du soir. Après le souper, la comtesse de Taaffe a organisé un petit concert, pour nous faire entendre la musique du jeune Benoni.

Linz, 4-6 septembre.

Nous avons visité avec les Taaffe une chapelle très-jolie que le comte fait bâtir, et qui est destinée pour le caveau de la famille.

A sept heures du soir, nous sommes arrivés à Linz. Là, uu courrier a apporté à mon mari la nouvelle que l'Empereur Ni-

colas l'attendait à Varsovie, et qu'il espérait qu'il viendrait l'y voir. Clément a décidé qu'il déclinerait cette invitation et qu'il enverrait Ficquelmont à sa place. Je regrette que cette entrevue n'ait pas lieu, car elle n'aurait pu, selon moi, qu'être utile.

Vienne, 7-14 septemlire.

Le 7, jour de notre arrivée, Clément est allé chez TEmpereiir, à Scbœnbrunn. Le même jour, j'ai eu la visite de Tatistscheff. Le pauvre homme m'a inspiré une profonde pitié. Il est tout à fait aveugle, et il est si abandonné, que réellement il fait peine à voii'.

Clément et Gervay sont allés à Ebreichsdorf, chez le comte Kolowrat, à qui mon mari avait à parler. Clément a été trèssatisfait de cette entrevue, et Kolowrat a dit à Gervay qu'on n'aurait pu lui faire un plus grand plaisir.

Nous avons eu un dîner de savants en l'honneur du professeur Liebig*, qui est un homme agréable; il va à Gratz pour assister à la réunion des naturalistes. Il a écrit une description des divers pays qu'il a parcourus, description qu'il veut communiquer à cette réunion de savants, et qui me paraît intéressante. J'espère qu'elle aura du succès.

* Le prince de Metternich était en correspondance suivie avec ce savant. C'est ainsi qu'entre autres il écrivait, le 24 décembre, à Liebig : « Si, pendant le trop court séjour que vous avez fait dernièrement à Vieniic, j'ai produit sur vous l'impression d'un bomme qui n'est pas tout à fait étranger au domaine scientifique que vous exploitez avec tant de succès, vous ne vous êtes pas trompé dans votre appréciation. Les sciences naturelles ont joué un rôle considérable dans ma longue vie, qui, à première vue, semble avoir été consacrée à de tout autres soins. Je les ai toujours menées de front avec mes travaux politiques, et j'ai trouvé entie ces deux directions bien plus do rapport que ne peuvent le soupçonner beaucoup de ceux qui suivent exclusivement 1 une ou l'autre carrière. Vous et moi, nous pourrions nous rencontrer dans la noble lâche qui consiste à faire entrer dans la pratique les théories pures. Personne n'honore la théorie plus que je ne le fais; mais elle n est après tout qu'une base sur laquelle il faut asseoir l'édifice. Si les fondements sont solides, la maison sera habitable; si la ligne de fondation dévie de la verticale, ou bien le bâtiment ne sera jamais achevé, ou bien il s'écroulera tôt ou tard sur la tête de ses habitants.

Il Vous avez le mérite et la bonne fortune, qui en est inséparable, d'avoir appliqué la Jeune science au vieux domaine abandonné de la pratique. Par

JOURNAL Di: LA PRINCESSE MÉLANIE (LS-i3).

li septembre.

L'Arcliiduc Albert a été chez Clément. Il a une mine superbe et paraît tout heureux de sa prochaine union avec la fille du Pioi de Bavière.

15 septembre.

Mon mari est allé à Schœnbrunn chez l'Impératrice mère; elle a reçu hier la nouvelle de la mort du pauvre Merveldt, qui depuis longtemps était souffrant.

16 septembre.

A neuf heures et demie, nous étions en chemin de fer, avec Schulenburg, Medem et les deux Hugel. A Vœslau, nous avons rencontré le comte de Miinch, qui nous a conduits à ûlerkenstein, oiJ il bâtit une jolie maison dans le goût anglais. Nous avons visité Merkenstein, la nouvelle construction et la ruine; puis nous sommes allés voir à Vœslau les bains et le château des Pries, après quoi nous sommes rentrés. Toute la société était de la meilleure humeur du monde; cela amuse Clément de faire des excursions de ce genre.

18 septembre.

J'ai été avec Clément à Schœnbrunn. L'Impératrice régnante m'a fait un accueil extrêmement gracieux, et l'Impé-

là, vous avez rendu un grand service au monde. Il en adviendra ce qui arrive pour toutes les améliorations réelles et sérieuses; elles agissent à la façon des rayons et éclairent tout autour d'elles.

« Marchez liaidiment dans la voie que vous avez commencé à suivre: elle ne peut que conduire au bien. Vous jiouve/. compter fermement que je ferai tout ce qui dépendra de moi pour contribuer au progrès de la science, et ce sera avec un véritable plaisir que je saisirai toutes les occasions que vous m'offrirez de le faire. »

Parmi plusieurs lettres que nous avons sous les yeux, nous reproduisons de préférence celle-ci, parce qu'elle fait très-bien connaître la nature des relations qui existaient entre le chancelier d'Etat et Liebi"'.

(Noie de C Éditeur.)

ratrice mère m'a longuement paillé des voyages de rArcliiduc Etienne.

21 septeinhre (villa Metternicli).

Après avoir dîné à deux heures, Clément et moi nous avons passé le temps à causer jusqu'à quatre heures et demie, en attendant la Govn\ L'Empereur est venu d'ahord; après Sa Majesté, rArcliiduc Régnier a fait son apparition avec ses deux fils; puis sont arrivés successivement l'Impératrice mère, Marie-Louise, l'Archiduc François, l'Archiduchesse Sophie avec ses enfants, et l'Archiduc Louis. Nous leur avons fait voir le jardin et ensuite la propriété de l'Archiduc Ferdinand. Rentrés à la villa, ils ont parcouru toutes les chambres et ont tout visité en détail. Ensuite ils ont pris part à un copieux goûter, qui a duré fort longtemps. L'Empereur s'est retiré à sept heures et demie, parce qu'il n'a pas voulu laisser trop longtemps l'Impératrice seule. L'Impératrice mère a été prendre congé du couvent des Salésiennes au Rennweg, qui est placé sous son patronage, parce qu'elle va faire un voyage en Bavière. L'Archiduchesse Sophie est restée avec les jeunes Archiducs, qui ont dansé avec ardeur. Ils ont choisi pour danseuses Gabrielle Fûrstenberg, madame de Zohel, qui appartient à la suite de ^larie-Louise, jNIélanie et Thérèse de Bombelles. On s'est amusé jusqu'à huit heures.

24 septembre.

Clément a reçu plusieurs députations hongroises. Les plus forts crieurs de l'opposition viennent chez mon mari pour lui demander conseil et assistance, comme le font aussi les honnêtes gens. H y a dans le monde des situations vraiment uniques, et celle de mon mari devient plus bizarre de jour en jour.

30 septembre.

Brenner apporte des dépêches d'Athènes, qui annoncent un bouleversement en Grèce. On a menacé le Roi Othon ; on

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a voulu l'assassiner, lui et sa femme, s'il ne signait pas la constitution. Le signal de la révolution a été surtout doimé par les troupes; tout le pays est dans une agitation extrême ; Dieu sait comment cela finira ! Clément a été affecté très-désagréablement par cette nouvelle. Le grand-duché de Bade est aussi agité par des menées révolutionnaires.

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