CAUSES DE LA LENTEUR DE NAPOLEON A COMMENCER LA GUERRE
(Note 33, p. 226, t. I.) 138. Mettcrnicli à Stadion (E. D.), Paris, le 23 février 1809.
138. 11 me serait très-difficile de soumettre à Votre Excellence un raisonnement bien fondé sur la position actuelle de nos affaires. Ma dernière expédition a renfermé quelques aperçus sur le calme et le silence que l'Empereur garde dans son attitude particulière et publique. Mais ce même calme, cette même attitude qu'il affiche, et qui sont la preuve la plus certaine que son parti est pris, sur quoi s'appuient-ils? Je n'ai dan& mon dernier rapport pas osé admettre la possibilité que l'Empereur se trompât effectivement sur notre position véritable ; je ne l'admettrai jamais, et des prétentions pareilles à celles que renferme l'article marqué dans le journal ci-joint (le Publiciste du 22 février 1809) ne peuvent être mises en avant que pour les badauds de l'intérieur de la France. En excluant la possibilité d'une illusion complète sur nos moyens de défense, l'Empereur doit admettre en première ligne de calcul :
Que les moyens de l'Autriche seront exposés aux chances extravagantes de la campagne de 1805 ; — ou bien :
Qu'il existe un parti très-prononcé en faveur de la France dans l'intérieur de notre Empire ; qu'il peut compter sur la Hongrie (je ne fais pas mention de la Galicie) ; — ou :