HUBNER
Vienne, le 26 mai 1883.
(Annexe de la lettre.)
La guerre avec la France venait d'éclater. Le 3 mai 1859, je demandai mes passe-ports, quittai Paris le lendemain et arrivai à Vienne le soir du 6 mai. Je me rendis aussitôt chez le comte de Buol, ministre des affaires étrangères; je fus ensuite reçu par l'Empereur, et, à une heure déjà avancée, j'allai au Rennweg chez le prince de Metternich. Je le trouvai au salon, entouré de sa famille et de quelques amis intimes. Il me conduisit dans son cabinet, où, encore tout ému d'une visite
* Cette lettre est restée inachevée et n'a pas été envoyée à son adresse. C'est, à notre connaissance, le dernier document sorti de la plume du prince.
{Note de V Éditeur.)
dont l'Empereur] avait honoré dans la matinée, il me parla de la gravité de la situation.
Les jours suivants, je passai au Rennweg toutes mes heures de loisir et toutes les soirées. Ce fut une période d'angoisses continuelles. Le vénérable prince partageait l'agitation dans laquelle nous étions tous. Les longues heures que j'ai passées à causer avec lui ne s'eftaceront jamais de ma mémoire. Il analysait la situation, indiquait les avantages et les inconvénients de notre attitude ; il écrivait aussi beaucoup : c'étaient la plupart du temps de courts mémoires qu'il me lisait sur les affaires intérieures, sur les changements qu'entraînerait la retraite imminente du comte de BuoI, sur les vicissitudes de la campagne qui venait de s'ouvrir et sur leurs conséquences possibles.
Parfois il reportait ses regards vers le passé, vers la plus brillante époque de sa carrière diplomatique, alors que, brisant les liens dont la France avait enlacé l'Autriche, il amenait son pays à conclure une alliance avec la Prusse et la Russie, et que, devenu l'àme de la coalition, il prenaitune part décisive à l'œuvre de la délivrance, à la rupture du joug étranger et au renversement de Napoléon l".
Il se plaisait particulièrement à parler de ses longs et persévérants efforts pour maintenir la concorde parmi les grandes puissances et, quand elle était menacée, pour trouver un « centre d'entente » , comme il disait, ce qui lui avait permis d'assurer à l'Europe le bienfait de trente-trois années de paix.
Comme toujours, il parlait de l'Empereur François avec amour et avec admiration. Lui-même, disait-il, n'était pas un Richelieu, et François I" n'était pas un Louis XIII. Il n'était que le ministre de l'Empereur, son premier ministre, mais non pas son ministre unique. Sauf un cas (pendant la première campagne turco-russe, en 1828), c'était toujours lui qui avait décidé des questions sur le terrain de la politique extérieure. Il n'en était pas de môme dans la politique intérieure. Là, il avait rencontré souvent des obstacles insurmontables. Mais, en deçà des limites qui lui étaient tracées et qu'il n'avait ni la volonté
ni le pouvoir de franchir, la direction des affaires a été, sous le règne de TEmpereur François I^"", entre ses mains. Dans les moments d'embarras, grands ou petits, c'était toujours à ses lumières qu'on avait recours. Néanmoins, dans les quesîions de politique intérieure, il devait suivre une voie toute tracée. La pensée dominante de l'Empereur était la conservation de l'ancienne société chrétienne. Des innovations dans le sens des constitutions modernes faisaient horreur à François I". Plus ces formes se propageaient sur le continent, plus le Souverain cherchait le salut dans l'isolement de la Monarchie par rapport à l'étranger. A mesure que les sociétés secrètes étendirent leurs funestes ramifications dans les deux péninsules du Sud, on vit chez nous la police, véritable arme à deux tranchants, redoubler d'activité. L'air s'épaissit dans la maison hermétiquement fermée. Nombre d'esprits généreux se sentirent poussés vers les rangs de l'opposition, et comme elle ne trouvait pas de base légale dans un État absolutiste, l'opposition fût-révolutionnaire et passa pour telle.
La Monarchie, dont l'immobilité contrastait avec les transformations progressives de ses voisines occidentales, tomba peu à peu dans une situation qui ne pouvait se prolonger. Personne ne reconnut le péril plus tôt et mieux que le prince de Metternich. Aussi songea-t-il en temps ulile aux moyens de remédier au mal Mais il n'arriva pas à faire triompher ses vues. Après la mort de l'Empereur, on trouva dans le bureau de Sa Majesté différentes propositions sur les affiùres intérieures les plus importantes, propositions auxquelles on n'avait pas donné de suite.
Le chancelier d'Etat était convaincu que, soutenu par la confiance et par l'autorité du Souverain, il pouvait entreprendre l'œuvre réformatrice sans risquer d'être entratné à d'autres concessions. L'Empereur en doutait. La révolution de Juillet en France le confirma dans son opinion. A qui les événements auraient-ils donné raison? C'est ainsi que François I" mourut sans avoir rien fait de décisif.
Sa mort ouvre une phase nouvelle dans la vie publique du prince. Il fut et il est encore fréquemment désigné comme le
représentant de l'absolutisme, tandis qu'il était monarchiste, mais non absolutiste; un adversaire du constitutionnalisme moderne, mais non pas un ennemi de la liberté. Partout oii il le pouvait, il cherchait à agir dans ce sens; mais — que de fois le lui ai-je entendu dire à lui-même! — il était obligé de compter avec les facteurs donnés, c'est-à-du'e que ses efforts se brisaient contre la résistance d'une coterie puissante, qui était puissante parce qu'elle tenait les fds de l'administration entre ses mains. Celui qui la dirigeait passait pour un protagoniste des idées libérales, tandis qu'il n'était que le chef nominal d'une bureaucratie momifiée. Le prince de Metternich, encore entouré de l'éclat de la puissance, se sentait paralysé, et il l'était en effet. Pourquoi ne s'est-il pas retiré à ce moment-là? Je me suis souvent posé cette question autrefois. Aujourd'hui que l'expérience m'a éclairé, je comprendrais que le prince soit resté à son poste, quand même il ne m'aurait pas lui même expliqué ses raisons. Il faisait corps avec l'édifice politique tel qu'il s'était constitué depuis la fin du Saint-Empire et les guerres de l'indépendance. 8a retraite était synonyme d'un revirement incalculaltle dans ses suites. Voilà pourquoi il est resté. Aussi n'était-il pas tout à fait seul. Le comte Charles de Ciam-Martinitz,aide de camp général de l'Empereur Ferdinand, homme doué de grandes qualités intellectuelles et possédant une grande variété de connaissances, d'une énergie et d'une fermeté de caractère remarquables, tres-inlluent a la Cour, et qui était encore dans toute la force de la maturité, a été l'ami et le confident du prince, dont il partageait les sentiments, et qui voyait en lui l'espoir de l'Autriche. Tout à coup, en 1840, la mort l'enleva.
Le chancelier d'Etat était donc réduit à ses propres forces. Résolu à poursuivre sa tache, bien qu'il tût convaincu qu'il était impossible de la remplir, il resta encore au gouvernail pendant huit années entières. S'il e-.t vrai que les mortels expient presque toujours ici-bas le bonheur dont ils ont jnui, le prince Clémeut-Lotbaire de Metternich n'a pas échappé à la destinée commune. A une longue période de succès, de reconnaissance, de gloire, d honneurs, succéda une période de
luttes obscures et stériles, de sombres pressentiments, et, ce qui était plus cruel que tout le reste, la conviction de l'impossibilité de continuer à suivre les anciens errements aussi bien que de les abandonner tout à coup. Lorsque, le 1" mars 1848, il m'envoya à Milan, il me dit : « Tout le monde veut qu'on fasse quelque cbose. Mais la maison est trop vieille et trop dégradée pour qu'il soit possible de pratiquer des fenêtres et des portes dans les murs. II faudrait bâtir à neuf. Ce ne sont pas les idées qui me manquent pour cela, mais c'est la puissance et le temps. »
N'attendant rien de l'avenir, mais ne repoussant pas toute espérance, il ne songea plus qu'à dérober nos infirmités et nos faiblesses aux regards de l'étranger.
C'est ainsi que la révolution de Mars l'atteignit sans le surprendre.
J'ai résumé dans ce qui précède ce qu'il m'a souvent dit autrefois de son passé, mais particulièrement ce qu'il m'a dit à Ricbmond,peu de temps après sa retraite. C'est ainsi qu'il s'est peint lui-même. Ce n'est pas moi qui ai fait ce tableau, c'est lui. Il jugeait ses adversaires et ses ennemis avec une impartialité et une douceur vraiment remarquables. Pas une plainte, pas un reproche, pas une accusation, pas la moindre trace d'umertume ou de ressentiment, car ces sentiments étaient étrangers à son grand cœur. On peut dire de lui comme du grand cardinal Alexandre Farnèse : Nullas unquam ultus iniinicoruni injurias .
Le 15 mai, il célébra le quatre-vingt-sixième anniversaire de sa naissance. A table il fut gai et parla beaucoup, mais nous fûmes péniblement frappés du changement qui s'était opéré dans sa personne.
Le 25 au soir, je devais partir pour Naples. Je passai encore toute la matinée auprès de lui. Nous fîmes une petite promenade dans le jardin ; il s'appuyait sur mon bras. Je fus surpris de trouver le fardeau si léger. Puis je le suivis dans son cabinet. La conversation fut vive et animée. Quand je le quittai, il me dit à plusieurs reprises et avec force : « J ai été un rocher de l'ordre. » J'avais déjà fermé la porte lorsque je
DERNIERS JOURS ET MORT DE METTERNICH (l859). 647
la rouvris doucement pour contempler encore une fois le grand homme d'État. Il était là, assis à son bureau, la plume à la main, le regard pensif et perdu dans Tespace, droit, calme, fier, majestueux, tel que je l'avais vu si souvent autrefois à la cliancellerie d'Etat dans tout l'éclat de la puissance. Cette ombre qui précède la mort et que j'avais cru remarquer dans les derniers jours, avait disparu de son visage. Un rayon de soleil éclairait la pièce, et le reflet de la lumière transfigurait ses nobles traits. Au bout de quelques instants il m'aperçut sous la porte, attacha sur moi un long regard empreint d'une profonde bienveillance, puis il se détourna en disant à demivoix : « Un rocher de l'ordre. »
Quelques semaines plus tard je recevais à Castellamare la nouvelle de sa mort. Bientôt après mon départ le contre-coup s'était fait sentir. L'agitation, la tension d'esprit continuelle, le désir de travailler encore dans ses derniers jours pour la patrie, la douleur que lui avaient causée les malheureux débuts de la campagne, avaient épuisé le reste de ses forces. Le 10 juin, il se fit encore j)romener au jardin dans une chaise roulante. Son ami de jeunesse, l'ancien ambassadeur à Londres, le prince Paul Esterhazy, marchait à côté de lui. Le lendemain matin, pendant qu'il s'habillait, il eut une courte syncope. Le docteur Jaeger, qui le soi{jnait depuis de longues années, le fit mettre au lit. Les membres de la famille séjournant à Vienne; ses filles, la princesse Herminie, la comtesse Mélanie Zichy et le mari de celle-ci; sa petite-fille et sa bru, la princesse Pauline de Metternich, son plus jeune fils Lothaire, auxquels se joignirent quelques vieux amis, l'ancien président de la Diète le comte de iMiinch, le prince Paul Esterliazy, le baron .losika, autrefois chancelier de Cour en Tiansylvanie, M, de Pilât et le comte de Rechberg, nouvellement nommé
ministre des affaires étranf^ères, entouraient son lit. II reçut les sacrements; ne pouvant déjà plus parler, il bénit les siens d'un geste qui s'adressait sans doute à ses fils Richard et Paul, qui étaient sur le théâtre de la guerre, et s'éteignit doucement et sans agonie, le 11 juin 1859, vers midi.
L'œuvre est achevée, le problème est résolu tel qu'il s'était posé à notre esprit. Traverser la vie féconde du chancelier d'État en s'appuyant sur les documents qu'il a laissés, c'était une tâche ardue, mais qui nous est devenue chère.
Le résultat matériel de notre travail est là. Tous ces écrits réunis et classés méthodiquement, où se déroule en son entier l'image de la vie du prince de Metternich, forment huit forts volumes. Il n'est pas étonnant que l'œuvre ait pris de pareilles proportions, si l'on songea la longue et vaste carrière du prince et à l'intarissable fécondité de son esprit.
Le principal but de cette publication était de mettre en lumière, par la production de nombreux documents, les idées dont le chancelier s'est inspiré, sur le terrain de l'action, dans toutes les grandes questions et dans
toutes les affaires importantes. Il n'entrait pas et il ne pouvait pas entrer dans nos vues d'aller plus loin, de suivre, en citant les preuves à l'appui, toutes les affaires depuis leur origine jusqu'à leur règlement définitif, de fournir des matériaux complets pour des monographies.
Ainsi que nous l'avons déjà rappelé dans une autre circonstance, notre tâche a été singulièrement facilitée par le concours bienveillant et éclairé de collaborateurs dévoués à notre œuvre. Nous sommes heureux d'exprimer encore une fois toute notre reconnaissance à ceux qui nous ont aidés de leurs conseils et de leur personne. L'éditeur se fait un plaisir et un devoir de le répéter ici. Il éprouve notamment le besoin de redire quel vaillant auxiliaire il a trouvé dans son ami et principal collaborateur, M. le conseiller aulique de Klinkowstrœm, qui a entrepris, avec un dévouement au-dessus de tout éloge, la tâche difficile de réunir les matériaux de l'édifice et d'élever l'édifice lui-même, en déployant un zèle infatigable pour mener cette entreprise à bonne fin.
Nous offrons aussi nos sincères remercîments à MM. les libraires : BraumûUer, de Vienne; Pion, de Paris, et £eni/ej, de Londres; nous les remercions de l'empressement éclairé et des soins intelligents qu'ils ont apportés à l'exécution de l'œuvre sortie de leurs maisons. De même, relativement à l'édition originale allemande de l'ouvrage que l'éditeur a naturellement observée de plus près, il ne peut que rendre un éclatant hommage à M. Charles tromme, le directeur de la célèbre imprimerie I. et R. de la Cour, qui
s'est acquitté de sa tâche avec autant de zèle que de succès.
Les hommes spéciaux élaboreront les matériaux amassés dans cet ouvrage et exploiteront cette mine dans l'intérêt du but scientifique qu'ils pourront poursuivre, afin de dégager la figure historique du chancelier d'Etat autrichien des actes de sa vie publique, et de lui donner des traits plus accentués qu'il n'était possible d'après les données connues jusqu'à ce jour.
Dans ces ouvrages de l'avenir, trois grands moments, où son activité diplomatique a joué un rôle considérable, se placeront sans doute au premier rang et seront appréciés comme ils le méritent. Ce sont ceux qui marquent :
La chute du dictateur et la délivrance de C Europe du joug de Napoléon I",
La reconstitution et l'agrandissement de la puissance de i Autriche,
Les bienfaits d'une longue paix accordée aux peuples fatigués.
Résultats historiques d'une portée universelle, auxquels le nom de Metternich restera attaché pour toujours!
En jugeant les qualités politiques du prince d'après les documents reproduits dans cet ouvrage, les historiens consciencieux prendront acte des principes qui guidaient sa politique, cette politique qui a reçu sa direction au milieu des orages de la première République, ainsi que de la constance inébranlable avec laquelle il a suivi la voie qu'il s'était tracée. La Monarchie légitime, fondée sui' la société telle que l'histoire l'avait faite, et
animée de l'esprit du christianisme : voilà quel était son idéal politique, et il regardait comme la tâche la plus noble de sa vie de réunir tous les Souverains sur cette base. Personne n'ignore le succès dont ses efforts furent couronnés pendant un long espace de temps. Pourraiton expliquer autrement la position, unique dans l'histoire, qu'il a occupée vis-à-vis des plus grands monarques, cette position due à la haute confiance qu'il leur inspirait, qui le mettait en rapport continuel avec les têtes couronnées, et qui lui a permis d'exercer une influence décisive, une influence qui lui a fait souvent donner par les ministres de son époque le surnom de ministre européen?
Il n'appartient pas à son fils, à celui qui, à partir de sa plus tendre jeunesse, a pu admirer de près, pendant trente ans, la haute intelligence, la noblesse d'âme du chancelier d'État et son dé vouement à sa grande mission, il n'appartient pas au témoin immédiat de l'activité infatigable, du zèle jaloux qu'il a déployés pour l'honneur et le bien de sa patrie, de rehausser par un éclat étranger une gloire qui parle assez haut par elle-même, et de mêler sa voix à la grande voix de son père.
Il doit se contenter de renvoyer le lecteur à l'ouvrage lui-même, où il trouvera dans des documents authentiques ce que le cœur du fils serait si heureux de dire. Qu'on nous permette seulement une courte remarque.
Lorsque l'histoire a depuis longtemps déjà retracé à grands traits les actions des hommes qui ont joué un rôle marquant, l'historien est toujours encore curieux de détails qui animent la peinture des caractères. A cet égard, les nombreuses notes intimes qui figurent dans
l'ouvrage fournissent d'abondants matériaux à ceux qui tiennent à connaître ce que le chancelier d'État avait l'habitude d'appeler la « marche de son esprit » , aussi bien qu'à ceux qui voudraient retrouver l'homme privé dans le cercle étroit de ses amis et de sa famille. Que ceux qui prendront le livre en main ne négligent pas de pénétrer dans la vie intime du prince, où, dans une perpétuelle succession de joie et de douleur, éclate son inébranlable confiance en Dieu; qu'ils ne dédaignent pas de suivre dans son exil volontaire le chancelier d'État retiré de la vie publique, celui dont la voix puissante retentissait autrefois au loin. Là ils n'entendront pas une plainte sur les injustices subies, pas une récrimination contre les adversaires d'autrefois; ils verront avec émotion le vieillard relégué sur la terre étrangère s'intéresser toujours avec la même passion aux destinées de sa patrie, ils ressentiront l'impression bienfaisante de l'égalité d'une âme forte, de la sérénité pleine de tolérance d'une âme tendre au milieu de situations cruelles, dans des heures douloureuses comme celle où, pensant à son jardin qu'il a dû quitter, il écrit à sa fille : « Salue de ma part le lilas s'il est en fleur. »
Et maintenant je dépose la plume avec la satisfaction que donne le devoir rempli.
Plein de confiance dans l'arrêt de l'histoire, qui sera d'autant plus juste qu'on aura répandu plus de lumière sur la vie du grand homme d'Ltat, et animé par le vœu filial que l'Autriche paye son tribut de reconnaissance à celui qui a dirigé si hjngtemps et dans des temps si difficiles les destinées de cet État, en ce qui concerne
ses relations extérieures, je termine cet ouvrage ainsi que je l'ai commencé, par ces mots :
« En livrant cet ouvrage à la publicité, je rends hommage à la mémoire de mon père. »
Le prince Richard de Metternich.
Ctâteau de Plass, la veille de Noël 1883.