‹ Mémoires, documents et écrits divers laissés par le prince de Metternich. Publiés par son fils le prince Richard de Metternich, classés et réunisChapitre 7 sur 118 · REGLEMENT DES AFFAIRES INTERIEURES DE L'EMPIRE · texte numérisé non relu

REGLEMENT DES AFFAIRES INTERIEURES DE L'EMPIRE

RECUEIL DE DOCUMENTS (I8I6 et 1817).

IDÉE d'UiN concordat AVEC LA COLR PONTIFICALE POUR TOUS LES ÉTATS DE LA CONFÉDÉRATION GERMANIQUE.

208. Metternich à l'Empereur François (Rapport), Vérone, le 5 avril 1816.

208. Pendant que Ton discutait au Congrès de Vienne les intérêts de F Allemagne, j'avais déjà pris à tâche d'appeler l'attention des représentants des Cours allemandes sur les avantages que non-seulement l'Allemagne en général, mais encore les Princes eux-mêmes, trouveraient à traiter de la même manière, à la Diète future, la question religieuse, qui depuis longtemps était restée en souffrance. J'eus alors les entretiens les plus suivis avec les deux vicaires généraux de Constance et de Munster, qui étaient à Vienne, et dont les principes m'étaient connus depuis longtemps. Je crois avoir contribué pour une bonne part à écarter les vues d une prétendue députation de l'Eglise d'Allemagne qui était réunie à Vienne, députation qui se composait de quelques tètes folles et qui, pro- III. 1

Lablement sans s'en douter elle-même, s'évertuait à faire le jeu de la fraction la plus passionnée de la curie romaine. Le principe que la question religieuse devrait être discutée en commun à Fi-ancfort fut, en général , accueilli favorablement par tous les Souverains allemands de deuxième et de troisième ordre; seul le Roi de Wurtemberg, qui était entiché de ses prétendus droits de souveraineté jusqu à la petitesse, et qui d'ailleurs, par suite de ces mêmes principes, s'était abstenu de prendre une part directe aux négociations fécondes qui venaient d'avoir lieu à Vienne , cherchait à s'isoler complètement dans la question religieuse comme il l'avait fait dans la question politique , et essayait d'entamer des négociations directes relatiAcment à un concordat avec la Cour pontificale.

Le cardinal Consalvi, de la conduite politique duquel nous ne pouvons, en général, assez nous louer, est resté, dans cette circonstance , fidèle à la promesse que j'avais su obtenir de lui, qu'il ne s engagerait dans aucune négociation particulière avec des Souverains allemands sans mon assentiment préalable. Il en a référé à Rome. La clôture du Congrès et les grands événements militaires et politiques qui l'ont suivi ont coupé court à ces premières intrigues

Depuis que les pléni[)otentiaires allemands sont réunis à Francfort, je n'ai cessé d'y envoyer aux ministres de Votre Majesté des instructions en vue du but à poursuivre; j'y étais amené tout naturellement par les efforts du Roi de Wurtemberg pour arriver à conclure au plus tôt un concordat particulier avec le Saint-Siège. Jusqu'à ce jour, j'ai parfaitement réussi à empêcher la conclusion de ce concordat.

Comme je suis parfaitement d'accord avec le conseiller d'I^tat et de conférence Loren// quant (tu but que nous voulons atteindre en demandant la discussion en commun des intérêts de l'Église d Allemagne , discussion basée sur nos principes en

* Il avait fait, relativement à la future constitution ecclésiastique do l'Allemanne^ un rapport officiel qui avait été soumis à l'approhation de Mettcrnich,

(^Note de l'Éditeur.)

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