‹ Mémoires. Documents inédits concernant la provinceChapitre 69 sur 70 · PLANCHE DES SCEAUX · texte numérisé non relu

PLANCHE DES SCEAUX

Sceau 1 et 2.

C'est le premier sceau de l'échevinage doullennais, dit sceau des marmousets, qui parait remonter à l'origine de la commune, c'est-à-dire vers le milieu du xiif siècle. Sur une face, le maïeur à cheval, l'épée au poing, avec cette légende : Sigillvm mojoris et jvratorvm Dvrlendii* Sur l'autre face, les douze têtes des jurés ou échevins, posées 3, 5, 4 ; et autour cette inscription : Hii sunt scabini bis terni terque bini. Ces personnages sont couronnés et portent des haches d'armes. (Arch. de l'Empire).

Sceau 3 et 4.

C'est le même que le précédent. Le maïeur est couvert d'une cotte de mailles. Les figures sont mieux faites ; mais leur pose, quoique dans le même ordre, offre quelque différence. Ce sceau se trouve aux Archives départementales, sur une charte de l'année 1321, octobre.

Sceau 5.

Ce sceau en losange ou fuseau, représente Adèle, abbesse de St.-Michel de Doullens, crossée. Il est en cire verte, porté par deux cordonnets en soie verte et rouge, appendu à une charte de 1246, mois de mars, par laquelle maître Jean, dit Nani, de Doullens, fait une donation foncière dans le but d'attacher un chapelain à l'autel Saint-Nicolas dudit monastère de Saint-Michel. (Arch. dép. carton St.-Michel).

Sceau 6.

C'est le sceau de Gaudefroy de Doullens, comme l'indique la légende : Sigill. Gavfridi de Dovlans. Le champ de l'écu est chargé de deux barres.

Gaudefroy ou Geoffroy, chevalier et noble homme de Doullens, possédait la terre et seigneurie de Fienvillers. Il avait pour fils Engucrran, et pour filles Edèle et Pavie. En 1204, au mois de septembre, il donna sa terre de Fienvillers aux religieux de Saint-Jean de Jérusalem de Fieffés, et cette donation fut confirmée par Guillaume III, comte de Ponthieu, Hugues de Camp-d'Avesnc et Robert de Mézerolles, qui firent abandon de leurs droits sur cette terre. Il fit également don à l'abbaye du Gard de 80 journaux de terre ou de bois, situés à Longuevillette, près Doullens, par acte de 1215.

Son fils Enguerran, chevalier, est connu dans les chartes, sous la dénomination d'Enguerran de Candas. Il reconnut, par titre du mois de janvier 4224, la vente de terres sises au Candas que Richard de Candas avait faite aux frères hospitaliers de Fieffés, la même année.

Sa fille Edèlo avait \f\ seigneurie (Je Jf ie^yiller,* (Edela de Feoio-Vilkai). EHo fut mariée à Henri Riret (ou Riéret) dont la famille avait seigneurie à Occoche. Elle consentit aux donations faites par Geoffroy, son père, tant à l'hôpital de Fieffés qu'à l'abbaye du Gard. En septembre 4225, elle donna à la maison du Temple de Fieffés trois journaux de terre sur Fienvillers ; et au mois d'avril 4235 elle en obtint l'autorisation d'établir un four à son usage et à celui de sa famille dans sa maison de Fienvillers, moyennant trois journaux de bois qu'elle abandonna sur le terroir du dit Fienvillers. (Arch imp. sect. ad m. S. 5059 (suppl.), n" i, 2, 8, il — Cart. du Gard, t. ier).

Sceau 7 et 8.

C'est le sceau de Guy de Doullens. Sur une face se trouve l'écu chargé de deux bandes couvertes d'un guillochis pour les rendre plus apparentes, avec cette inscription : SigilL Gvidonis de Dorlens* Sur l'autre foce chargée d'une fleur de lis flqrencée* on lit : 5. &" de Frohans. Ces armes doivent être celles des anciens vicomtes de Doullens, qui, plus, tard ont été seigneurs des Autheux et de Villers-Bocage. Ils portaient: d'argent à deux bandes d'azur.

Quy de. Doullens était fils de Robert de Mézerolles que nous avons cité comme membre de la confrérie de Saint-Nicolas de Doullens, avant 1202. De la famille de Gaudçfroy de Doullena, comme ses armes le prouvent, il était seigneur de Frohen.

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