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da cbristianisme ; â*de bonnes connaissances en histoire générale et en géographie ; 5^ des no-» tions solides de la logique^ de l'arithmétique et de la géométrie; 4® de l'habileté dans le thème et dans la version latine, et dans la lecture du Nouveau Testament grec.9 En entrantàrAcadémie^ il n avait aucune connaissance de l'aUemand; mais» comme nous lavons déjà vu, en moins d'un an il remporta le prix de cette langue; U la parla toujours avec facilité, ainsi que l'italien qu'il y ajouta par la suite. Il en Ksait fflusieurs autres, parmi lesquelles était l'anglais que je l'ai aou-> vent entendu regretter de ne pouvoir parler.
On r&ccusait quelquefois de savoir mieux cette langue qu'il ne voulait en convenir, mais il ne pouvait avoir aucun motif de cacher une chose dont il loi eût été si agréable de faire usage ; d'ailleurs il s'amusait quelquefois à construire de courtes phrases en anglais , et demandait si elles étaient bonnes; quand la réponse était pour l'affirmative , il promettait de commencer sérieusement cette étude quelque jour, et il eût probablement exécuté cette résolution , s'il n'avait pas toujours trouvé dans ae& filles d'habiles interprètes. La connaissance des langues mortes était pour lui non-seulement la
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source des plaisirs les plus vifs, mais d'une nécessité absolue pour ses profondes recherches. Rarement, dans la conversation, il faisait allusion aux auteurs grecs et latins ; mais dans ses discours, même les plus familiers, il y avait un choix classique et une élégance d*expres8ionS qu'il n'avait pu acquérir que par la lecture assidue des écrivains de l'antiquité. Les talens d'un ordre moins élevé qu'il avait ajoutés à ses vastes connaissances ne sont pas moins étonnans par leur nombre ,*car tous avaient dû lui conter beaucoup de temps. Il savait , par exemple , à fond la science du blason , qui embrasse , comme on sait, une immense quantité de détails historiques.
On ne saurait mieux fain^ connaître la perfection précoce des talens universels de M. Cuvier, qu'en racontant quelques circonslances de son séjour en Normandie. J'ajouterai aux exemples que j'en ai rapportés ailleurs , un ou deux traits que j'emprunte à l'éloquent Eloge prononcé par M. Pariset, dans la dernière séance annuelle de l'Académie de Médecine : « Un habitant de Gaen, grand amateur d'histoire naturelle , possédait une superbe collection des poissons de la Méditerranée;
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aussitôt que M. Cu?ier Tapprit, il accourut pour examiner ce trésor, et dans plusieurs séances il deyint, à Taide de son pinceau, ce précieux instrument de l'observation et de la mémoire , possesseur à son tour de la collection ; car en histoire naturelle , la représentation fidèle d'un objet est l'objet lui-même. Près de six années se passèrent ainsi , années terribles pour la France, mais calmes et profitables pour M. Cuvier. Cependant les soupçons jaloux et les fureurs de la révolution pénétrèrent jusque dans sa paisible retraite ; et par suite d'une impulsion partie de la capitale , il allait se former à Fécamp une de ces sociétés qui armaient les citoyens les uns contre les autres , et qui produisaient les plus fôcheux résultats. M. Guvier prévit le danger, et représenta aux propriétaires de Fiquainville et des lieux circon- ▼oisins qu'il était de leur intérêt de constituer la Société eux-mêmes. Ce sage conseil fut adopté : la Société fut orgr^nisée, M. Cuvier nommé secrétaire ; et au lieu de discuter des mesures sanguinaires , elle se consacra uniquement à l'agriculture. » J'ai déjà rapporté comment il arriva que M. Tessier vint chercher un refuge dans le voisinage , et la manière dont il fut dé-
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couvert et accosté par M. Guvicr ; j'ajoulerai maintenanl, d'après l'Eloge de M. Pariset , qu'à la suite de cette reconnaissance , ils devinrent amis intimes cr et que celte confiance parfaite qui existait entre eux, les rendait en quelque sorte nécessaires l'un à l'autre, d M. Tessier découvrait chaque jour dans son jeune ami, de nouveaux talens et de nouvelles perfections , et il fut émerveillé à la vue de ses nombreuses productions. Le ii février il écrivait en ces termes à M. de Jussieu : <t A la vue de ce jeune homme ^ j'ai éprouvé le même ravissement que ce philosophe qui , jeté sur un rivage inconnu , y aperçut des traces de figures géométriques. M. Cuvier est une violette qui se cache sous rherbe ; il a de grandes connaissances ; U dessine des planches pour votre ouvrage , et je l'ai engagé à nous faire cette année un cours de botanique. Il a promis de le faire, et je félicite mes élèves de l'hôpital de cette bonne fortune. Je me demande si vous pourriez trouver un meilleur professeur d*anatomie comparée ; c'est une perle qui est digne que vous la recueiiiiet. J'ai concouru à tirer M. Delambre de sa retraite, et je vous prie de m 'aider à tirer M. Cuvier de la sienne , car il est fait pour la science et pour