‹ Mémoires du capitaine Péron sur ses voyages [microforme] : (volume 2)Chapitre 25 sur 50 · PRÈS PRE · texte numérisé non relu

PRÈS PRE

DU CAPITAINE PÉRON. 135 lancs ‘ 20° 20’ de latitude, 216° 18’ de longitude. ignés À Dans l'après-midi, nous vimes plusieurs pailleartes , | 1 en-queues et quantité de poissons volants. Le le. Le | 30, à midi, 20° 20’ de latitude, et 213° 59 de de la- ; longitude. Le 1° décembre , 19° 56’ de latitude conti- î et 211° 59’ de longitude.

s res- | Le 2, par estime, 20° 22’ de latitude, et El nord- 209° 39° de longitude; à quatre-vingt-douze At ssé la lieues de distance environ de la pointe la plus à étions orientale d'Owhyhée qui devait nous rester : à l’ouest un quart sud-ouest. Le 3, latitude à sh | inutes observée à midi, 20° 7’, et longitude, d’après ‘ { À e était la dernière observation, 207° 7’. D’après mes AE bservé calculs, la pointe orientale d'Owhyhée restait a LE uite se en ce moment à l’ouest un quart sud-ouest, 1 + | nous , «ud. La variation, corrigée à la distance de nt. est de ;uerante - deux lieues. À trois heures cin- ile & e 230° quante minutes trente-quatre secondes, temps ‘4 it 231° vrai à bord, je déterminai, par quatre suites | Hi 4 2 49/ : d'observations de distance du soleil à la lune, |: | ! | 9h, À 1 notre longitude qui se trouva être 207° 44”; nr | à longi- | de cette observation résulte une différence de | fé ide, et :4 58’ à l’est de l'estime, depuis celle que j'avais 1 1F o1° 3! 11 faite le 22 novembre, et qui me servit de | ; Le 28. 3 point de départ. Ainsi au lieu de 42 lieues LE | Le 29, 1 que je m'estimais à midi, de la pointe orien- | }| L1 fi ill | a || a: | ù on 4 Tr | à | — à " VAR } ge 2 ren 1 ana sante à REP vo - - PPT ET LD

tale d'Owhyhée, je trouvai que nous en étions à cinquante-trois.

Le 4, à midi, 20° 20’ de latitude, et la longitude , comptée depuis le moment de la dernière observation, 206° 2’; vingt-cinq lieues de distance de la pointe la plus est de l’île qui restait au sud-ouest 35° ouest, variation corrigée.

Le 5, nous reprimes la route à l’ouest un quart sud-ouest; la terre ne parut qu'à neuf heures, c'était le pic de la montagne de Mouna- Kaah qui se montrait par-dessus les nuages dans l’ouest sud-ouest 5° sud ; peu après la côte se découvrit à huit lieues de distance. À onze heures , le rideau de nuages s’étant dissipé, et n'étant plus qu’à douze milles du rivage, une immense étendue de terrain se montra devant nous. La plaine était couverte de nombreuses habitations; des ruisseaux la coupaient en tous sens; la culture et la distribution des terres annonçaient la présence de la main del’homme. À midi, nous n'étions plus qu’à neuf milles dela côte qui nous restait depuis lesud-est demi-sud jusqu’à l’ouest un quart nord-ouest du compas.

D'après ma dernière observation, la situation de cette partie de l’île se trouvait 12’ plus à l’ouest que celle qui lui est assignée par le ca-

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DU CAPITAINE PÉRON. 157 pitaine Cook qui l’a déterminée à 204° 28’. Il y aurait de la présomption dans mon fait à lui attribuer cette erreur, qui peut provenir d’une trop forte estime que j'aurai donnée à la différence parcourue depuis le 3, à trois heures cinquante minutes trente-quatre secondes. Je n'en conserverai pas moins, dans les plans et cartes de ces îles, la forme et la position que cet illustre navigateur leur a données.

Nous ralliâmesla terre jusqu’à une heure, et nous la prolongeîmes ensuite, en courant à l'ouest nord-ouest , ce qui est sa direction topographique.

L'île est d’une excessive hauteur dans sa partie intérieure; mais elle vient se terminer en pente douce vers la côte, contre laquelle la mer brise et produit un ressac très fort. On croit voir un rocher que les flotsont insensiblement abandonné aux mains fécondes de la nature. La partie de l’île qui fut en vue depuis neuf heures jusqu’à deux, se nomme Kamakooa à Heedoo.

Notre intention était de passer au nord de l'ile; nous reprîimes notre marche, faisant route au nord-ouest , et nous atteignimes cette hauteur.

Dans cet endroit, la côteest formée par une montagne perpendiculaire de roc vif; sa direction de l’est à l'ouest, sur un espace de dix à douze milles , ne laisse aucun accès. Du sommet de cette montagne où n’a jamais pu s'élever l’audace de l’homme , s'échappe un torrent qui, repoussé dans sa chute par des rochers saillants, se fraie vingt chemins divers dans les intervalles qui lui sont abandonnés, et retombe en autant de cascades jusqu’au sein de l'océan.

Au coucher du soleil, l'ile nous restait de l’est sud-est à l’ouest sud-ouest 5° sud, à six milles des plus proches terres. Les montagnes de Mowée se montraient par-dessus les nuages dans le nord-ouest , à environ 15 lieues. Le 6, à sept heures. notre distance de la pointe du nord était de quatre milles ; à midi, la pointe nord de l’ile nous restait à l’est sud-est, à un mille de distance. À huit heures, nous relevimes les terres les plus au nord au nord-est, et les plus sud que je suppose être la pointe la plus occidentale de l’île, au sud sud-ouest. Entre ces deux pointes la terre forme une profonde échancrure vers l’est.

Le 7, à midi, nous étions à moitié canal entre Owhyhée et Mowée, à environ cinq lieues

DU CAPITAINE PÉRON. 139 de distance de l’une et de l’autre ; au coucher du soleil, j'observai 7° de variation nord-est : la pointe nord d'Owhyhée me restait au sud un quart sud-est ; la petite île de Why-Teroo, au nord un quart nord-ouest, et le milieu de celle de Taho-Rowa, à l’ouest; le bâtiment, toujours à moitié distance d'Owhyhée et de Mowée. Le calme continua jusqu’au lendemain; cependant les relèvements nous montrèrent, au jour, que le courant nous avait tant soit peu portés à l’ouest. À midi, j'observai 20° 22’ de latitude. Notre position à l'égard d’Owhyhée et de Mowée était un peu changée ; le milieu de l’une au sud-est, celui de l’autre au nord-ouest un quart nord; la petite île de Why-Teroo me restait au nord un quart nord-est, et celle de Taho-Rowa, à l'ouest un quart nord-ouest, 5° ouest. Dans la nuit, beaucoup de feux furent allumés en différents points de la côte.

Le 9, au jour, la pointe nord d’'Owhyhée se montrait au nord-est, six milles de distance, et le milieu de Mowée au nord-ouest. À trois heures, à la faveur d’une légère brise, nous essayâmes de nous approcher de la baie de Karakaoua. Le 10. au jour, nous nous trou-

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vions par le travers de l’enfoncement que la côte forme entre les pointes septentrionale et occidentale de l’île. Le 11, à quatre heures, nous mouillâmes dans la baie de Kara-Kaoua- Ka-Koa par dix-sept brasses, fond de sable, la pointe nord de la baie à l’ouest, et celle du sud au sud (1).

Notre station dans ce mouillage fut de sept jours. Nous étions trop près de la pointe nord de la baie pour être en mesure d’appareiller ; le 17 décembre, au matin, avec l’aide du brick la Susanne, capitaine Trotter, dont j'ai parlé dans mes voyages précédents, nous nous touâmes à deux cent quarante brasses plus au vent, et le soir même nous mîmes à la voile.

Le 18, à huit heures, nous fimes route à l’ouest nord-ouest, ce qui, à midi, nous plaçait à

(1) On à pu remarquer, dans le cours de mes diverses navigations , que plusieurs jours de suite nous sommes restés à la même hauteur; il faut, dans les voyages de cette nature, porter en ligne de compte les gros temps, les courants , et aussi les calmes et les brouillards ; j’en ai supprimé la longue énumération. Les accidents momentanés entraveraient une narration aussi aride par elle-même , pour les lecteurs qui cherchent l’agréable plutôt que l’utile.

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l'ouest, et à quatre lieues de la pointe la plus occidentale de l'île. Le 19, au lever du soleil, nous aperçümes l'île d'Owhyhée, qui nous restait de l’est un quart sud au nord-est, dix lieues de distance, ainsi que les montagnes de Mowée, dont le milieu se présentait au nord un quart nord-ouest, quinze lieues de distance.

Le 20, à dix heures, nous découvrimes la partie occidentale de l'ile Morotaye ; à midi, la même pointe, qui me parut basse, nous restait au nord un quart nord-ouest, demi-pointe vers l’ouest. J'observai 20° 55° de latitude: j'estimai la distance de cette île à cinq ou six lieues ; le milieu de celle Rané, au sud-est un quart est, à trois lieues.

Atrois heures, nous relevâmes la partie orientale de Whyhoo , depuis l’ouest jusqu’au nordouest. Le 21, au lever du soleil, nous apercevions , sous le vent, lesiles Morotaye et Rané, la première au nord-est, et la seconde à l’est sud-est, environ quinze milles de distance de chacune; celle de Whyhoo parut en même temps à l’ouest nord-ouest, huit à neuf lieues de distance : pendant la nuit, nous avions perdu six à sept lieues de terrain. À midi, j'observai 20° 51’ de latitude; je relevai en même

temps la pointe la plus ouest de Morotaye, cinq ou six lieues dans le nord un quart nordouest. Au coucher du soleil, sa pointe occidentale nous restait au nord, à six milles; et celle méridionale de Rané , au sud-est un quart est. En mêmetemps Whyhoo paraissait au nordouest un quart ouest, à huit lieues.

Le 22, au lever du soleil, la pointe occidentale de Morotaye se relevait au nord un quart nord-est, et Rané à l'est 5° sud, quatre lieues de distance ; à midi, la première nous restait au nord-est, à quatre lieues, ct le milieu de Whyhoo au nord-ouest un quart ouest, à six lieues; au coucher du soleil, Whyhoo nous restait depuis le nord-ouest jusqu’au sud-ouest un quart ouest, à quatre milles de distance.

Le 23, au jour, notre distance de Whyhoo n'était que de quatre milles; nous la vimes distinctement, à travers les nuages, dans le nord-ouest. Au coucher du soleil, nous la relevâmes dans l'ouest nord-ouest, six à sept lieues de distance , et celle de Morotaye dans le nord nord-est, à cinq lieues.

Le 24, au lever du soleil, nous vimes Whyhoo dans le nord-ouest, neuf lieues de distance, et

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Morotaye au nord nord-est, à quatre lieues. À midi, j'observai 20° 47/ de latitude; l’île de Whyhoo nous restait au nord-ouest un quart ouest, et au coucher du soleil, aunord-ouest un quart ouest, à six lieues de distance. Le 25, au lever du soleil, nous nous trouvâmes à trois milles de distance de Whyhoo , qui nous restait depuis l’est jusqu'à l’ouest un quart nordouest ; à midi, nous n'étions plus qu’à deux milles au sud de la baie de Fair-Heaven.

Cette baie est formée par une bande fort étroite de récifs de corail, qui longe toute la partie méridionale de l'ile, et s'étend au large à environ un tiers de lieue, laissant entre elle et l’île un bassin assez spacieux pour y recevoir les vaisseaux. La passe d'entrée, qui n'est qu'une cassure de cette bande de corail, se trouve à environ six milles à l’ouest de la pointe sud-est de l’île. Un bâtiment, commandé par le capitaine Barba , avait péri sur la pointe de ce banc de corail, qui se prolonge et cerne au large la pointe occidentale de l'ile.

Au coucher du soleil, nous étions à cinq milles de la baie, ayant la pointe de l’est de l’île à l’est nord-est, et celle de l’ouest, à l'ouest nord-ouest. Le 26, au jour , nous n'étions qu'à

deux milles de la pointe est, et, au coucher du soleil, à un mille de l'entrée de la baie. Le 27, même position que la veille; au coucher du soleil, l'île nous restait de l'est un quart nord-est à l’ouest nord-ouest, Le 28, continuation de beau temps ; au coucher du soleil, nous étions à deux milles de la baie. Le 29, au lever du soleil, nous nous trouvâämes à deux lieues de la pointe est de l'ile. Le même jour , à onze heures du matin, nous fimes route à l'ouest ; à midi, nous étions à trois lieues du rivage . relevant le milieu de l'ile au nord. Au coucher du soleil, sa partie la plus méridionale, qui est aussi la plus orientale, nous restait à l'est. et la plus occidentale, entourée de brisants qui s'étendent à trois milles en mer, au nord. Le 30. au lever de l'aurore, nous découvrimes l'ile d’Atooy , qui nous restait au nord-ouest un quart ouest, à cinq lieues de distance ; à neuf heures, nous n'en étions plus au’à un mille de distance. Sur les deux heures, nous laissâmes arriver au sud, en longeant la côte à un mille de distance. À cinq heures, ayant la pointe sud de l’île à l’est, et celle de l’ouest au nordouest, nous mimes en panne vis-à-vis un enfoncement qui nous restait au nord. Dans cette

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DU GAPITAINE PÉRON. 145 position, l'ile d'Onée-Heou nous restait à l'ouest. Le 31, au lever du soleil, nous nous trouvions à trois milles de l'enfoncement que nous avions quitté la veille. Au point du jour du 1 janvier 1797, nous nous trouvions à trois milles de distance du village que les in-

sulaires nomment Weina, Le même jour, à

cinq heures du soir, nous reprimes le large.

La suite de notre navigation pour Ja Chine est décrite au chapitre septième.

ARLUTLSLR SLLLST SLVEUILLVULUIÉ SLLOALITOLELLLOLULOLARVALUIELILOLS

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