TEST TARGET (MT
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tombaient brülants sur nos têtes. Zébid se montra vers dix heures, à trois lieues de distance. L’atmosphère était calme, l'air épais etenflammé ; la réverbération et le mouvement des sables condensaient la chaleur autour de nous.
Pendant les heures de la nuit, nous avions consommé le peu d’eau qui nous restait ; lorsque nos poumons desséchés provoquèrent la soif, rien pour l’apaiser ou même pour la tromper un moment. Les ânes tombaient de fatigue , ils n’avançaient qu’à pas lents ; il nous fallut plus de cinq heures pour atteindre la ville.
Notre entrée à Zébid eut tout l'air d’un événement. Les habitants sortaient en foule de leurs maisons; ils ne se lassaient pas d’admirer notre costume européen. On eût dit une ville en révolution: les cris de surprise, les questions mille fois répétées et auxquelles nous ne comprenions rien, le tumulte qui s’accroissait à chaque pas, nous firent hâter la marche. Mais avant d'entrer au logement que nous devions occuper, je crus devoir donner à chacun le plaisir de me contempler à son aise; je me retournai subitement sur mon âne, la tête
TS