IV AVIS DE L'ÉDITEUR
ouest de l'Amérique , dans l'Amérique du sud et dans la mer de la Chine, M. Péron présente des questions neuves et quelquefois profondes, des descriptions animées et toujours vraies: c'est aux savants et aux navigateurs qu'il appartient d'apprécier, sous ce rapport , l’importance de son travail. Des lecteurs d’un autre ordre trouveront dans les mémoires que nous publions un attrait non moins puissant : la carrière aventureuse de notre voyageur à aussi son côté dramatique.
Plusieurs épisodes , des tempêtes, des naufrages, des misères et des privations de toute espèce, un abandon de quarante mois sur une ile déserte , cinq individus délaissés sur un rocher et, dans leur désespoir, s’armant les uns contre les autres , la confiance du malheur indignement trahie par cette même nation qui se proclame, à la face de l’Europe , généreuse et philanthrope , voilà plus qu'il n’en faut pour
donner à la réalité les charmes du roman.
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Depuis quelque temps, la plupart des voyages que l’on publie parmi nous, bien que traduits de l'anglais, sont recherchés avec empressement; c’est une conquête légitime que cellelà, puisqu'elle est au profit de la grande famille européenne , puisqu'elle à pour but d'étendre la sphère des connaissances. La publication d’un navigateur français ne sera pas accueillie avec moins de faveur. Les qualités qui assurent à un ouvrage de ce genre un succès durable sont l'exactitude et la nouveauté des faits et des observations ; s’il est vrai que M. Péron ait rempli ces conditions, si dans ses récits il a réuni l’utile à l’agréable , il doit compter
sut la bienveillance de ses compatriotes.
Brissor-Tuivars.
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