LE PWNGE DE HARDENBERG AU CARDINAL CONSALVI
Monseigneur ,
C'est avec la plus- vive reconnaissance que j'ai reçu la lettre dont Votre Éminence a bien voulu m'honorer, avec la Bulle et toutes les expéditions
concernant la négociation que j'eus la satisfaction de conclure avec elle.
La manière heureuse dont tout cela a eu lieu me cause le plaisir le plus sensible , et Sa Majesté , mon auguste roaitre, en a marqué aussi le plus grand contentement. M. le chevalier Niebuhr vous remettra un témoignage des sentiments d'estime et d'affection que Sa Majesté a pour vous , Monseigneur.
J'ai reçu avec une profonde et bien sincère vénération les expressions gracieuses que Votre Éminence a eu la bonté de me transmettre de la part de Sa Sainteté. Qu'elle veuille encore avoir celle de me mettre aux pieds du plus respectable vieillard. Je serai jaloux de mériter toujours ses bonnes grâces-
J'ai rhonneur d'être , avec un attachement inviolable et la plus haute considération, Monseigneur, de Votre Éminence , le très-humble et très-obéissant serviteur ,
Hardemberg.
Berlin, le 9 avril 4821.